Thursday, August 31, 2006
uncontrol.com
ain't no love (in the heart of the city)
Date the Most Successful Men In Manhattan!
Success-Mate is currently searching for “Wife Material” for our coveted client base of CEOs, Doctors, Businessmen, & other Professionals. If you are a single woman that is truly searching for the perfect mate, our service is free to you! Our clients generally want one thing in common; a woman that is very physically fit, a stunning appearance and most importantly superior intellect. Our clients are looking for long-term relationships with women with superior minds. Success-mate is an elite match making service servicing very busy men that want a loving relationship to compliment their successful careers. Our clients tend to be 35-48 and generally want to meet a significant other in the 23 to 31 age range.
Love Can Be a Beautiful Ride, but Only We Make Galaxies Collide

Dire que la publicité vend du rêve est devenu un cliché ; mais la manière dont ce récit de rêve se tisse avec un autre récit qui pourrait sembler le nier a quelque chose de totalement fascinant. La froideur lucide ne démystifie pas les aspirations idéalistes, au contraire, elle les renforce en leur donnant un visage plus proche, plus concret – en fait, elle les rend vraisemblables, et donc commercialement exploitables.
Tuesday, August 29, 2006
claude closky_cliquez ici (2001)
Monday, August 28, 2006
random million dollar poetry
Depuis pas mal d'années maintenant, Pharrell Williams endossait dans le hip hop un role qui lui allait comme un gant, et autour duquel son identité massmediatique s'est peu a peu modelée : celui d'architecte du paysage sonore, de génie des machines pointant de temps en temps sa dégaine nonchalante dans les clips des uns et des autres. Ses interventions étaient le plus souvent chantées, le plus souvent aussi limitées à des gimmicks sur les imposants fessiers féminins qui l'avaient inspiré. En franchissant l'étape de l'album solo, Skateboard P s'est exposé a une perte totale de crédibilité, en devenant pour la premiere fois, a proprement parler, un rappeur, sur les épaules duquel repose la construction du morceau, de ses couplets, des histoires qui y sont racontées. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le producteur est loin de posseder les talents lyricaux de son pote Jigga : on le sent embarrassé, entre une tendance a aligner des noms de marques et des anecdotes sexuelles tendance Harlequin (voir "Take it off", qui ravira les nostalgiques du film érotique du dimanche soir sur M6), des passages autobiographiques qui sonnent faux ("Best friend", ma grand-mêre en a rêvé) et surtout une tendance irrépressible a dire carrement n'importe quoi. Certains passages atteignent une telle perfection dans l'art du non-texte qu'on pourrait presque les lire comme des collages dadaïstes, des bouillies de poésie adolescente entrecoupée de vers de battle et d'ego trips sortis d'ailleurs. Extrait :

"Honey’s pandemonium eyes like a rain
And lighter than the blue of the sky on the day we in
Ass like a volleyball, kind that make your dick hard
Head to the hustlas so sweet she can get cars
Now she here with me Lil Skateboard P
Cheaper than the sound of a bird that chirps
I spit then I hit then I murk yessir
I flick chicos sticks and a twix thats her"

J'ai vraiment eu l'impression, en entendant ce passage, qu'il avait été produit par un générateur automatique de texte. Si c'est la vérité, Pharrell est tout pardonné ; sinon, il restera dans l'histoire comme le rappeur qui a réussi a écrire des textes dans lesquels la présence organisatrice de l'esprit humain est si indécelable qu'on en vient a oublier qu'il y a un auteur derrière eux.
Sunday, August 27, 2006
réponse depuis un enculé de cyber-café hyper cher

Je suis meme tellement a New York que j'ai du copier-coller les 3 'é' du titre de ce post depuis words/insert/sybol

En un mot comme en cent, I'm around, hold on...
Friday, August 25, 2006
c est presque la rentrée
Thursday, August 24, 2006
voila mon avis sur outkast
deux semaines après avoir chargé le nouvel outkast j'ai fini par en écouter un tiers, et il y a un morceau dont les arrangements rappellent furieusement les beatles




après quelques années, au sommet de leur carrière, gros virage psychédélique
ils arrêtent à ce moment-là de se produire en concert




et puis les rumeurs de split n'en finissent pas de circuler, et tout le monde sait que les albums ne sont plus que des compils de morceaux solo. le groupe s'accroche à son succès.
c'est clair, Outkast ont le syndrome Beatles - surtout andré 3000
10$ qu'ils se séparent après un concert historique sur un toit d'atlanta
Wednesday, August 23, 2006
SON
Tuesday, August 22, 2006
la vie (en tant que gamin) ne devrait pas etre si dure
fait chier
Avec ma chance ils vont tous MOURIR avant de revenir et je ne les verrai
jamais non plus.
Bon enfin d'après ce site ils préparent une tournée européenne en novembre mais bon voilà quoi.
something in the hall went "click click"
Tout ce que j'ai vu du Global Fashion Festival ce sont des stands de saucisses et de bières tout au long de Kurfürstendamm. L'évènement, c'était pourtant la course organisée par le Ka De We (l'équivalent local du Bon Marché parisien).

C'est Suzanne Sonnabend - ce qui signifie Samedi - une étudiante en psychologie de 25 ans, qui a remporté les 10.000 euros de récompense. Elle a couru 80m en 12 secondes chaussée de talons aiguilles. Ce que les journaux ne disent pas, c'est que la Nadine en question est une athlète de haut niveau, pas une simple étudiante. Pas que ca intéresse grand monde, mais bon c'est pas si dur de chercher un nom sur google.
batsday in disneyland
Monday, August 21, 2006
Anstoßßßßßßßßßßßßß Berlin
Anstoss Berlin est une expo à la gloire de Berlin, ville d'art. Son seul thème : réunir à la Haus am Wannsee (une charmante bicoque au bord du lac) 22 oeuvres de 22 artistes qui résident à Berlin. Pas d'autre thématique, des oeuvres approximativement juxtaposées et dans ces conditions il n'est pas forcément aisé de "comprendre" les oeuvres exposées. Difficile par exemple d'être réceptif aux associations d'idées que peut impliquer une photographie isolée. Dans ce contexte les vidéos, porteuses de leur propre durée, sont quasiment les seules accessibles.
Les Soliloquies de Candice Breitz sont des films remontés pour inclure uniquement les répliques des vedettes dans leurs grands rôles (Sharon Stone dans Basic Instinct, Clint Eastwood dans Dirty Harry...). La grande intelligibilité du résultat souligne la place centrale de la construction des stars dans le discours hollywoodien, et l'effet obtenu est franchement comique. Surtout dans The Witches of Eastwick avec Jack Nicholson, que je ne connaissais pas et qui a l'air d'un grand muméro de pitrerie avec Jack en milliardaire obsédé et déjanté.
Mais c'est surtout Berlin de Daniel Pflumm qui a retenu mon attention. Dans le meilleur passage (qui est aussi le plus long) il y assemble des images de zapping entre JTs du monde entier, ne retenant que les instants intersticiels, ceux où les speakers baissent les yeux, soupirent, sourient, pensent à autre chose. Le film se clôt sur une quinzaine de scénographies de fins de journal, les lumières tombent, le générique se lance et les présentateurs entament ces fameux dialogues hors-micro qui nous laissent quelques instants pantois : que peuvent-ils bien se raconter une fois le show fini ?A noter l'installation d'Olafur Eliasson qui devrait contre toute attente plaire à badpetersal. Le kaléidoscope installé dans la terre du jardin est cassé : tout ce que l'on peut en voir c'est la bache qui le cache et les morceaux de brique rouge qui la surmontent et la retiennent. L'échec de l'art high-tech.
life is like a musical
le dernier album d'Outkast sonne bien, le titre "idlewild" semble approprié , so groovy et so nasty, so candy et so viril ; avec des appellations telle "Chronomentrophobia" - so concept osmotique à nouveau - et des références à leur propre discographie ( "morris brown"). le tout esthétisé période prohibition.
les sons se multiplient jouissivement; c'est épatant de musicalité + fort lyrique +++
ça donne envie de snaper tout le temps; des fois, ça rappelle un bon Barry White ambiance 1986 ou bien Prince à cette période, pourquoi pas Michael Franks aussi.

reste à pomper les autres morceaux , vingt cinq plages comme ça risqueraient peut être d'entêter , de pomper l'air.
sample:
life is like a musical, outkast (idlewild, sortie le 28 août 2006)
Wednesday, August 16, 2006
pause memory J ' Y ARRIVERAI et convictions
Occasions manquées
Il était passé pas très loin de chez moi avec son groupe il y a un ou deux ans. Je n'y étais pas allé. Il paraît que les concerts étaient bien. Le 3 août dernier, Arthur Lee, le chanteur de Love, est mort. Je ne le verrais jamais jouer.
Ils étaient passés en concert dans ma ville il y a quelques mois. Le soir même, j'ai pensé à autre chose et je n'y suis pas allé. Le 8 août, Death From Above 1979 ont splitté. Je ne les verrais jamais jouer non plus (sauf s'ils font un reunion tour dans 20 ans mais bon voilà quoi).Tuesday, August 15, 2006
photographie trouvée aujourd'hui rue graumann
Monday, August 14, 2006
rapides scans nostalgiques (part 4, the ultimate 1992 young nerd revival)
rapides scans nostalgiques trilogy
rapides scans nostalgiques (part 2)
rapides scans nostalgiques (1)
Sunday, August 13, 2006
"moi j'ai pas le texte magnifique de zazie"

[le Name-dropping devient un genre de lyrics à part entière( quand on a pas grand chose à écrire: c'est un bon mode opératoire) ; après diams qui gratifie ses copains dans jeune demoiselle - "dans me rêves mon mec me fait rire comme Jamel (...) Et ses potes me font rire à la Eric et Ramzy" - , ou encore 50 cent avec what if]
"Moi j'ai pas la culture d'AKH
Ni la plume de Oxmo
Ni la culture du double H
Moi j'ai pas la créatine de fifty
Ni la femme de Jay-Z
Moi j'ai pas les dents en or de Joey
Ni le round de Kool Shen
Ni le mpc de dr dre
Moi j'ai pas la lipo de Missy
Moi j'ai pas les bleus de mélanie
Moi j'ai pas eu les menottes à Sinik
Moi j'ai pas le côté hardcore du Tandématik
Moi j'ai pas la véracité de Kerry
Ni la barbe de médine
Moi j'ai ...............

Moi j'ai pas .............
Ni l'enfance de Corneille
Ni la parkinson de Mohamed Ali
Moi j'ai pas le couturier d'andré 3000
Ni la mère d'éminem
Mais j'ai eu la même vie
Moi j'ai pas le côté Dutrou de R kelly
Ni celui de Tragédie
Moi j'ai pas le côté "Justin" de Matt Pokora
Ni la sincérité de mon pote ...
Moi j'ai pas la miche de snoop ou DMX
Ni le charisme de Massoud ou de Malcom x
Moi j'ai pas la voix d'un Notorious rappeur
Moi je suis pas né en taule d'une mère black panther.
Moi j'ai pas la folie d'un busta, la sensibilité d'une wallen ou de kayna
Moi j'ai pas ces défauts, ces qualités là
Moi j'suis juste moi Sopran'baba
Refrain :
Oooooooohohohohoh
Moi j’ai pas ta femme tes gosses tes frères tes sœurs
Moi j'sui juste moi Sopran’baba
Oooooooohohohohoh
Toi t’as pas ma caille mes potes Mes problème mon vécu
Toi t’es pas moi Sopran’baba
Moi j’ai pas le même islam que Ben Laden
Moi j’ai pas le même fusil que Kurt Cobain
Moi j’ai pas les claudettes de Claude François
Moi j’ai pas toutes les années de prison de Mandela
Moi j’ai pas la double carrière de Yannick Noah

Ni les narines en or de Marradonna
Moi j’ai pas les deux médailles d’or de Doukouré
Moi j’ai pas l’acharnement qu’a connu Dieudonné
Moi j’ai pas connu la haine de Hitler
Moi j’ai pas mis des bombes chez Tony Blair
Moi j’ai pas le potentiel d'un Padawan
Ni la dalle d’un éthiopien face au salaire de Beckham
Moi j’ai pas la tête de con de fogiel
Moi j’ai pas du sang sur les mains comme Arielle
Moi j’ai pas le texte magnifique de Zazie
Ni l’obession présidentielle de Sarkozy
Moi j’ai pas le badge de dechavanne
Les fans de Jamel
Ni le pied gauche de Zidane
Moi j’ai rien de ces gens
J’ai rien d’un caid
Moi j'suis juste Said
Refrain X2
Oooooooohohohohoh
Moi j’ai pas ta femme tes gosses tes frères tes sœurs
Moi j'suis juste moi Sopran’baba
Oooooooohohohohoh
Toi t’as pas ma caille mes potes mes problèmes mon vécu
Toi t’es pas moi Sopran’baba
(x2)
Yeah
Demande pas d'être quelqu’un d’autre
Yeah".
styles of the week end
Fourth Generation War
Tout le monde sait que Tsahal, l'armée israelienne, est la plus moderne, la plus perfectionnée, la plus avant-gardiste du monde. C'est un universitaire israelien, Martin Van Crefeld, qui a fait sortir la stratégie militaire de l'ère de Clausewitz : dans son livre de 1991 "Transformation of War", il a établi que la guerre contemporaine n'opposerait plus des armées sur des champs de bataille, mais serait asymétrique. D'un côté la puissance nationale, étatique, en face d'elle des techniques de guérilla qui subvertissent l'espace (on se bat sur les terrains les plus inattendus) et la population (les guerilleros ne sont ni des civils ni des militaires en uniforme). Bien entendu, dans ce système, ce sont les opprimés qui incarnent l'avant-garde, comme l'a démontré l'inventivité du Hezbollah ces dernières semaines.

Mais Tsahal n'est pas en reste. Un passionnant article d'Eyal Weizman détaille le fonctionnement d'un service de conception stratégique des forces de défense israeliennes. Ceux-ci, ne jurant que par Deleuze, Michel Foucault et Guy Debord, mettent la pensée de ces philosophes d'extrême-gauche au profit de l'élimination des leaders palestiniens. Dans une démarche qui se rapproche plus de celles d'artistes contemporains, ils font des opérations commando le prétexte d'une "subversion" des codes de la guerre. Leur programme : réappropriation de l'espace urbain, "dérive", lignes de fuite... tout est bon pour déstabiliser le palestinien dans un surprenant retournement.

Ainsi, la ligne de fuite se traduit militairement par le fait de creuser à la bombe des galeries diagonales à travers les immeubles, pour déstabiliser l'ennemi qui surveille ses portes et ses fenêtres. Le détournement des situationnistes devient la transformation des bâtiments civils en parties de la machine de guerre israelienne. La version on-line de l'article ne reproduit malheureusement pas les photos de trous dans les murs des immeubles, ni les hallucinants diagrammes stratégiques remplis de vocable postmoderne. Je pourrais broder encore mais, franchement, lisez l'article c'est dingue.
Wednesday, August 09, 2006
station s , potsdamer platz_arrière
Spam poetry (4)
Avec tout ce dernier post, j'ai un peu oublié mon enquête sur mes spammeurs. Intrigué par le chaos créatif de ces mails poétiques, j'ai donc cherché à savoir d'où ils venaient, dans l'espoir de retrouver l'auteur du logiciel. Passant outre le message anti-spam, je suis allé regarder l'image qui allait avec. Je m'attendais à une énième promotion sur des médicaments : pas du tout.
Il s'agit d'un petit conseil boursier comme quoi il faut vite investir sur la SouthWestern Medical car ca risque d'être "the big one of the summer", le coup à ne pas manquer. Evidemment, toutes les adresses contenues dans l'info sont bidon. Par contre, la corporation en question est bien réelle. Donc, des inconus cachés derrières de fausses adresses me font parvenir, ainsi qu'à d'autres inconnus qui ne jouent peut être pas plus en bourse que moi, des conseils d'investissements. Pourquoi ?Peut-être sont-ce les mystérieux "New World Regulatory Solutions" ? Pourtant, un coup d'oeil à leur site révèle qu'ils nient toute implication : " NOTE: NWRS is NOT responsible for recent "Investor Alert" Spam e-mails. We are not publicly traded. " Qui peut bien être derrière cette pratique ? SWNM.PK qui cherche à faire monter le cours de son action en stimulant les petits porteurs ? La NWRS qui veut se faire mousser - son nom, inquiétant, en fait peut-être un suspect trop évident ? Des concurrents qui veulent déjouer leur stratégie ou faire une OPA ? Ou des net.artistes terroristes qui veulent que leur poésie absconse soit aussi un facteur de déstabilisation et de randomisation de l'économie mondiale ?
Le mystère reste ouvert, mais je sens que la solution n'est pas loin.
Monday, August 07, 2006
Spam poetry (3)
Décidemment, parmi les spams que je recois, seuls ces (auto)poèmes en forme de stream of consciousness ghostfaciens valent le coup. Quelle a bien pu être la démarche du concepteur d'un programme qui réalise enfin la promesse d'un (non)sens poétique assisté par ordinateur ? La simple contrainte (produire un texte qui passe à travers les filtres de spam) a-t-elle suffi à lui inspirer pareille prouesse ?Les CAPTCHA sont un test qui prouve à une machine l'humanité de son utilisateur. Ils produisent à cette fin du matériau esthétique, car l'esthésie est le seul facteur différentiel qui semble subsister entre la machine et l'homme. Le problème des programmeurs de CAPTCHA est de mettre en place un système machinique qui produit ce qu'il ne peut justement assimiler en tant qu'il est machine : du sens esthétique ; un flottement, un jeu entre les régimes du fond et de la forme. Evidemment, penser qu'un programme peut effectuer l'acte qui donne forme esthétique au signe, c'est, en même temps qu'on reconnaît à l'homme l'exclusivité du sens esthétique, faire de ce même sens une fonction dans un système cybernétique. En en faisant un critère suffisant de l'humanité de l'homme, on permet au règne de l'esthétique d'être mis à plat, exposé comme une suite logique par des Intelligences Artificielles. Incorporer ce qui dépasse le système pour en faire des données différentielles explicites, cela s'appelle le feedback. C'est un dispositif de contrôle.
C'est le même mouvement qui est à l'oeuvre chez mon poète-spammeur automatisé. Si ses poèmes adoptent une forme si éloquemment littéraire, c'est parce qu'ils doivent passer le filtre anti-spam. Ils doivent être la preuve que leur auteur est un homme et pas un logiciel. La seule différence avec les CAPTCHA est que ceux-ci soumettent encore leur oeuvre à un assentiment humain : en répondant au CAPTCHA, on rassure le logiciel : il a bien su créer un lien esthétique entre nous et lui par son oeuvre. Mon poète du spam est plus expéditif car il ne s'adresse qu'à une autre machine ; d'où son style percutant et ravageur, à l'opposé des déserts stellaires aplatis des plus beaux des CAPTCHA.
Le poète qui hante ma mailbox est peut-être plus humain parce qu'il simule son humanité pour séduire une autre machine ; son geste poétique, jeu de masques entre deux machines qui jouent à faire les humains, est sans doute plus poignant, désespéré et touchant que toutes les love story par skyblogs. Que ce que la communication débridée produise de plus poétique ait des machines comme auteurs et comme destinataires, c'est sans doute une nouvelle preuve que les jeux de sens sont aujourd'hui l'apanage des machines par cette ironie des objets dont parle Baudrillard. Une ironie qui s'est semble-t-il désormais muée en sarcasme : les machines mesurent bien l'absence du sens dans la communication, mais entre elles, elles en rient dans notre dos.
Sunday, August 06, 2006
sans titre
saturday domestic fever (part 2)
(part 1)between the devil and the wide blue sea est un film musical réalisé en 2005 par romuald karmakar.
le rendu est physiquemment prennant - même sur son fauteuil - et le contenu musical n'y est pas pour grand chose; je pense notamment à la première séquence en contreplogée fixe, avec Alter Ego et XLover à ibiza; quand les deux djs s'agitent et tournent autour de leurs machines avec élégance et conviction. ils ont des gestes captivants de mécaniciens groovys. en plus, les écrans projecteurs d'images à l'arrière s'imbriquent dans le tangible filmé au premier plan.le contenu des passages filmé est divers : Chicks on speed en speed, plongées hardcore de Fixmer/Mc Carthy, , sketches des deux follasses gigotantes de Captain Comatose, performance spectaculaire des Cobra-Killer qui s'aspergent chacune d' une bouteille de vin avant de prendre le micro.
c'est conseillé.
actualise TA GUEULE (quand les skyblogs s'emmêlent)

"Tu n'as pas tord, mais si par example il tue un enfant, c'est une chose qu'il aurait dut réfléchir avant, et pour ce genre de crime je suis pour la peine de mort, parce qu'au moins il y en a qui réfléchiront à 2 fois avant de commaitre ce genre de crime!" .
ce qui suit est l'intégralité du débat engendré par la question "êtes vous pour ou contre le mariage homosexuel ?"
"De krine, posté le Jeudi 27 juillet 2006 à 23:09
Pour! ils font ce kils veulent c leur vie et tan kils sont heureux... dreamdance003.skyblog
De jowelle, posté le Mardi 25 juillet 2006 à 17:33
Moi chui pour! y devrait avoir le droit autant que nimporte qui si y saime!
De tarik, posté le Dimanche 09 juillet 2006 à 05:54
moi jsui un peu contre car le mariage c un acte sacrée entre une femme et un homme et donc c pas tro possible pour moi. mai jsui pa contr le pacs "
il faut dire qu'opinionsblog ne marche plus beaucoup et les vacances ne sont pas l'unique facteur de cette affirmation.
pour remotiver ses commentateurs, C0013 fait ses preuves en pleine chaleur; il lance un " le SEX?" le 17 juillet dernier.Personne ne répond ; ni minichoupilynou, ni même dreamdance003 ne sont capables de prendre part au débat ainsi posé.

un autre skyblog préoccupé : arabicvsjewish.
Un post consiste à exposer une jolie jeune fille qui fait la moue, on y détermine ses origines diverses, parfois très complexes . par exemple, natalia cohen est à la fois israelienne, jamaiquaine, italienne. en plus, elle est native american. natalia est mignonne comme tout.
arabicvsjewish n'est pas qu'un club de rencontres, un blog constitué de commentaires physiques dépréciatifs, de cassages ; forcément, les derniers posts répliquent à la guerre au proche orient: après l'exposition minimaliste d'une carte des lieux chauds bouillants, deux soeurs dont l'une est égyptienne et l'autre israelienne, appellent tendrement à bannir toute différenciation.
la démarche du skyblog prend une tournure intéressante: son initiative taxinomique s'avère vaine.

rien n'est irréversible, tout est fluent : les skyblogs se mouvent, les skyblogs se meuvent ; les uns dans les autres, les dires se valent tous ; les positions fusent et refusent en suite. c'est stupide.
Saturday, August 05, 2006
La publicité dépasse la "réalité"
Plus besoin d'attendre la visite des Experts pour se soumettre aux tests génétiques : les premiers kits pour dépister soi-même les gènes défectueux font leur apparition sur le marché. Une machine pour prélever une cellule dans la joue, un questionnaire à remplir et un tube à essais pré-affranchi à renvoyer au labo, et le tour est joué. Sous trois semaines, le client recoit en retour un rapport détaillé sur ses faiblesses innées et quelques conseils du type régime sur mesure, pour mieux assumer ses tares héréditaires.
J'aime beaucoup le marketing du produit du labo Sciona. Intitulé CELLF, jeu mot sur "cell", la cellule, et "self", soi-même, le procédé nous est vendu comme le lien manquant entre le savoir scientifique et l'identité individuelle. Désormais, semble-t-on nous promettre, nous pourrons construire notre personnalité, notre intimité avec la rigueur d'un laboratoire.
Evidemment, c'est en inversant tout que l'on comprend ce qui se dit ici : "The Science of You (tm)", cela veut dire le Moi comme produit de la Science ; le Cellf-made-man est un homme fait cellule, un "You" sous copyright que rien ne distingue de ses conditions biologiques de production. L'utopie transhumaniste du Cellf : améliorer son soi en en faisant une Science, substituer à l'expérience de vie "naturelle" et trop modeste, les limites cosmiques de l'expérimentation scientifique.
Via WMMNA
Friday, August 04, 2006
L'S-Kadrille - Ce Soir On Sort
Quelle surprise de constater l'autre jour sur MCM que l'S-Kadrille existe encore. Depuis la première fois, vers 97 (?), où j'ai remarqué leur nom sans doute sur la fameuse compil Première classe, je n'ai jamais fait attention à eux. Un peu comme ces acteurs spécialistes des seconds rôles, l'S-Kadrille laissent traîner leur nom de mixtape pourrie en featuring incongru sans que jamais on ne les remarque.
Mais avec "Ce soir on sort" ils ont fait fort.
Le morceau n'a pourtant rien pour se démarquer : sample de funk-film-porno en bande son, refrain par l'inusable nain chantant J-M Sissoko et les lyrics... Les lyrics ? Des fantasmes surannés, de fête, de puissance et de cul. Mais, tout en décalage, le clip démystifie le cliché et dévoile le substrat matériel de ces rêveries viriles. Le clip montre la soirée "réelle" de l'émule franco-banlieusard de 50 cent.
Le club ? Le club c'est le "disco paradise", la tristesse faite fête, les néons presque transparents d'usure. Et les deux gros videurs ? Les macaques de l'entrée sont bien souvent le seul contact humain de la soirée.
Assis sur le sofa, les potes de l'S-Kadrille parlent baise, tise et chaussures en roulant des mécaniques comme pour rire, entre amis. Entre private jokes testostérone et alcool, la tension monte et à les écouter ils défoncent le dancefloor, humilient leurs rivaux et scintillent comme des verges de diamant entre deux boules disco. Toujours assis sur le gros sofa près du bar, et pas une meuf en vue.
Soirée, whiskies-cocas, ennui. Trois filles passent enfin et l'un des skadrilles les aborde quand même, même si au fond il s'en fout des tasspés comme il vient de le dire aux potes. Tant mieux pour lui : trois minutes après on les bippe ou elles vont aux chiottes, elles disparaissent sur un petit sourire en coin. Ca restera sans doute dans la mémoire avinée du skadrille comme le grand moment d'érotisme de la nuit. "Elle me chauffait de trop, mais elle me plaisait pas, t'as vu les fesses plates qu'elle avait ?"Après on ne sait plus trop, une sorte de grande compote de souvenirs et le crâne en acier trempé au réveil. Gueule de bois en voiture, Serguei qui appelle, une soirée tonight ? Le sourire de la bitch d'hier en tête, le skadrille n'hésite pas : "Ce soir on sort"
Occasions manquées, on croit qu'on s'amuse seul au bar le nez dans le verre. Ca vous rappelle quelque chose ? Normal, les skadrilles font du rap, le rap c'est la vraie vie et la vie, souvent, c'est nul.
voici déja vous
( coline ça n'a strictement rien à voir avec toi, je le précise )

le dernier single de beyonce s'intitule "déjà vu" ( je pourrai abuser de cet intitulé étant donnée l'entreprise d'une vague critique ; mais je ne le ferai pas, quoique je le dis : ) tout ça sonne comme un air de déjà vu. en référence au mythique "dangerously in love" qui fulgure encore sur les dancefloors dans toute sa dignité et son intégrale pureté.
beyonce et jay ont voulu faire un truc qui pête. encore. en fait, leur nouvelle production est ennuyeuse et litanique.
effectivement - voici a raison- la video est naze. ça se passe essentiellement dans une maison isolée du sud, une décoration un peu abandonnée, surtout flashy: digne d'un décor d'un catalogue de vente par correspondance. trop de décors se succèdent: c'est stroboscopique et désagréable; en plus, beyonce se déchaine trop, elle se surexcite toute seule, smileys et yeux de biche; elle est limite à claquer. aux scènes coupées d'intérieurs succèdent des extérieurs violemment verts dans lesquels la chanteuse batifole, taquine la caméra : champs de coton, forêt humide, chemin arc-bouté d'arborescences. dans le break , elle taquine ensuite son mec de gymmastiques rythmiques et sportives.
dans la redoute, Beyonce a l'emphase, la force et la rage d'une top model slave de seize ans dans un défilé roberto cavalli .
( voici madonna s'anabolise et traine avec des trop jeunes: c'est pas mieux)
Thursday, August 03, 2006
"amène en amont tes reins"
son:
[ coline ça n'a rien avoir avec toi (je le préciserai sur tout mes posts désormais)]
t'enflammes pas pétasse, je te trouve vraiment classe (sexysushi)


"une créature de rêve" est le titre français du film. ça commence comme un roman de bret easton ellis, dans un centre commercial avec de jeunes et beaux étudiants en super caisses. kelly lebrock monte un escalator en grosse pétasse , la bouche en coeur, elle explose d'un charisme synthétique appeurant. robert downey junior aux cheveux new wave est très excité, il la repère à mort. elle l'invite le soir même à une orgie d'étudiants organisée dans une énorme maison, une fête comme on en vit jamais où des centaines d'invités dansent déjà sur le pas de la porte.
après la fête, j'abandonne le film. je zappe de temps en temps , je distingue des bêtes fantastiques mal faites parmi les guests de la soirée, des décors délirants. apparemment ça finit comme "l' histoire sans fin" ;
kelly le brock n 'est pas tant une pétasse que ça: elle s'improvise fée et quitte le film pleurante dans un pêtard de fumée.





Spam poetry 2
J'en suis désormais sûr, c'est Ghostface Killah en personne qui écrit le spam que l'on m'envoie.

| Objet: | Fafblog Fistful |
| De: | "regimes usually" |
| Date: | Jeu 3 août 2006 0:20 |
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OxBlog
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