Thursday, June 29, 2006
actualité
Wednesday, June 28, 2006
video
loris by me (suite)
I'm Your Man
Monday, June 26, 2006
photographie grattée dans un livre à la fnac aujourd'hui
loris by me
Sunday, June 25, 2006
Vengeance
Qu'il est doux le goût de la vengeance, il a la même saveur musquée que le sang qui irrigue le palais après que les coups aient volé : le goût de l'action, de la chasse, le goût des hormones ancestrales que produit notre cerveau reptilien quand la colère l'affanchit du joug des moeurs "civilisées".
Ce saint patron des escrocs minables n'a en effet rien trouvé de mieux pour grossir son misérable pécule que de fourguer à son client, après l'avoir fait patienter pendant des semaines, un ordinateur portable défectueux.
Défectueux, c'est-à-dire cassé ?
Oui, cassé,mais pas assez pour empêcher le susdit client de récupérer sur le disque dur de multiples documents compromettants sur le vendeur coupable. Des photographies pornographiques notamment. Et l'acheteur lésé, tel Nathalie Portman, ne se priva pas d'étaler à la face du monde les méfaits moraux de l'escroc. Oui, plein de vigueur terroriste, il blogspotta lesdites photos, il dénonça sur l'onde globale la vilenie du petit caïd de l'Internet, assurant ainsi à Amir une célebrité mondiale en forme d'avertissements aux ebayeurs sans scrupules.
LIEN vers le blogspot en question :
http://www.amirtofangsazan.blogspot.com
P.S. : Je vous prierai, vous mes lecteurs, d'excuser la pauvreté graphique de ce post, qui ne résulte je le jure que de contraintes extérieures à ma volonté de vous plaire. J'espère très fort que mes ornements typographiques vous ont offert le même agrément que les images auxquelles nous vous avons dans notre prodigalité peut être trop habitués.
party flyer
girls at their best ( SON)
peaches, tent in your pants (impeach my bush_2006)+
lady sovereign, ch-ching (vertically challenged_2005)
Saturday, June 24, 2006
la vanne du jour

"ta crus que tu pouvais te pretendre algerien dpuis que t'as bouffer un couscous au porc que t'as reum gynette ta fais"
afrofuturisticsexperimentalshit






Ogechi Chieke est une jeune artiste new yorkaise de 25 ans dont le mot d'ordre est "Live for the fonk. Die for the fonk.", nous dit son site officiel. Fan absolue de Funkadelic, de Sun Ra et du Wu Tang, elle évolue dans une esthétique expressioniste pleine de spontanéité, privilégant la juxtaposition, l'inattendu et si possible l'outrageant. 9 de ses vidéos sont disponible en ligne sur son site : "Universal language", "The hunger", "Thee creation theory", "Thee Universal vibrations of the ninth ethereal assembly of nations".
"Thee cakewalk everlasting" fait davantage penser à la vidéo de Banks, dans le sens où on y retrouve le détournement d'images - même si on est plus dans le registre de la parodie - et la réflexion sur les images raciales portées par les médias, poursuivie dans "Katrina, That muthafucka", et "Sambo lost". On trouve enfin une vidéo de performance dans laquelle Ogechi Chieke se moque des comportements féminins stéréotypés dans une optique féministe qui rappelle la jeune Piper.
Charles Huntley Nelson est un presque aussi jeune artiste qui a commencé ses travaux dans la deuxième moitié des années 1990. Il se démarque par une démarche très variée : la vidéo n'est qu'une des facettes de ses activités, aux côtés de la peinture ou de la performance.
C'est justement à cet écrivain que l'artiste fait référence dans les deux films intitulés "Invisible Man", dans lesquels il se met en scène sous les traits du héros pour évoquer la place des noirs dans la société américaine. "Why not on TV?" pose la même question sous l'angle particulier du décalage entre la réalité et les représentations télévisuelles.

Sinon, si vous n'aimez vraiment pas l'art contemporain, vous pouvez toujours écouter ça.
Friday, June 23, 2006
devinette fétichiste : à qui sont ces pieds ?
Thursday, June 22, 2006
crate digging ultime

(gros bisous à Jabari Hall-Smith, merci mec)
origami-bite
FRIGHTENING
For every action there's a reaction
En réaction au message de badpetersal de tout à l'heure, mon ancien fond d'écran.

Je ne sais plus où j'ai trouvé cette photo, mais j'ai déjà entr'aperçu dans un magasin de disques un vinyl des mêmes "no style fuckers"... Si quelqu'un sait de quoi il retourne :

rate my teachers

"ALL COMMENTS THAT:
- contain vulgar or profane words
- are sexual in nature - including 'Sexy' or 'Hot'
- have to do with personal appearance (cute, short, fat, bad clothes, etc.)
- have to do with physical disabilities (stutters, limps, wears a hearing aid, etc.)
- are name-calling in nature (Jerk, Creep, etc.)
- reference mental/alcohol/drug use
- reference problems with the law
- reference race, religion, ethnic background, sexual orientation, age
- include names or initials of other students or the rater or any email addresses
- reference the teacher's personal life including family members (Just got married, Don't like her son, Wife is pretty, How did he afford that car? etc.)
- contain advertising (Buy your yearbooks today! Danny for Class President!)
- are not in English. (Exceptions may be made if the screener is fluent in a specific language and it is the language of the area.)
WILL BE DELETED.
ALL COMMENTS THAT:
- threaten a teacher, a student, the administrators or the school property
- state the rater intends to harm himself/herself
WILL BE TURNED OVER TO THE PROPER AUTHORITIES WITH THE IP ADDRESS."

WALL OF SHAME
Wednesday, June 21, 2006
former jewish school for girls, augustrasse (berlin)

le bâtiment abandonné a servi de lieu d'exposition pour la dernière biennale d'art contemporain.
Dans ce gymnase se trouvait Bang-Bang Room de Paul mc Carthy.
encore
les vrais pimps
von mausen und menschen (part 1: kunst-werke)

Maurizio Cattelan est artiste, pleinement intégré dans la paysage artistique depuis une décennie : il a été exposé en solo dans les institutions mondiales les plus prestigieuses ; bien connu pour ses travaux caricaturaux et provocateurs. Massimiliano Gioni est curator , critique, rédacteur à flash art magazine et directeur artistique de la fondation Nicola Trussardi à Milan. Ali Subotnick est critique, rédactrice pour Parkett et écrivain . Elle est aussi programmatrice pour la radio wps1.
Tous les lieux d’expositions s’enchaînaient sur
Un des gros morceaux de la biennale se trouve à
La partie d’exposition de la kunst-Werke débute et se clôt sur deux références artistiques antérieures. La première œuvre est rats and bats (1988) de Bruce Nauman ; elle présente une cage en plexiglas transparent coloré, sur plusieurs niveaux labyrinthiques ; à l’arrière: une vidéo de souris gesticulant dans cette même cage. Ce travail renvoie au plus récent Mapping the studio 1( Fat Chance John Cage) de l’artiste, exposé au Hamburger Bahnhof en ce moment : quatre sièges de bureaux sont disposés au centre d’une immense pièce, pleinement recouverte d’écrans géants de vidéos infrarouges diffusant des parties morcellées d'un atelier . Le seul mouvement distinguable sur les plans fixés est celui faufilant, ultra rapide, presque instantané de petits animaux, essentiellement des souris.
Au dernier étage, l’œuvre finissant cette partie de la biennale est la vidéo d’une performance immonde de l’actionniste viennois Otto Muehl. Elle achève l’ambiance de folie monstrueuse consacrée dans ce dernier niveau d’exposition : notamment avec la vidéo suffocante, obscène, horriblement hurlante et rapprochée d’Anthony Burdin ; surtout avec la vidéo de Klara Liden, présentée dans une remise exigue entre le dernier et l’avant dernier étage. La jeune artiste s’y déploie, s’oublie complètement ; elle s’approprie une rame de transport en commun berlinois, au milieu de compagnons de voyage. Tout au long d’un parcours, elle se filme en escaladant, en dégringolant les fauteuils et les étagères à bagages. Elle saute de partout en se déshabillant ; glisse, se roule dans une matière apparemment fécale ; tournoie comme une dératée autour des barres verticales prévues pour rester stable et sage dans un transport en commun.
Entre Bruce Nauman et Otto Muehl, on distingue quelques séries photographiques au premier niveau du bâtiment. Avec EIN-HEIT (UN-I-TY), l’ancien policier Michael Schmidt présente une importante collection de documents photographiques en noir et blanc, cadrés, sous verres ; disposés dans la grande salle, les uns à côté des autres. L’artiste interroge soixante années de séparation en Allemagne ; il alterne des images historiques issues d’archives historiques allemandes, des portraits photographiques en gros plan, des clichés d’intérieurs et d’objets influencés par Thomas Ruff. L’autre référence aînée évidente de ce travail concerne Hans Peter Feldmann : la disposition sérielle, la poursuite litanique d’archives quotidiennes sont comparables. Corey McCorkle présente des travaux photographiques intitulés Spiritual Midwifery Rush. A premier abord, c’est violent, sanguinolent, outrageusement organique. En fait, l’oeuvre explore le moment de séparation entre la mère et l’enfant : elle montre un accouchement à domicile sans concessions esthétiques prédéterminées. Les cadrages sont plus ou moins rapprochés : on distingue parfois le décor et l’entourage. La photographie la plus étrange montre un postérieur à l’anus dilaté avec une tête de nouveau né accolée ; la série finit par un plan rapproché du placenta récolté dans une cuve métallisée.
Le troisième étage de l’exposition de
(à suivre prochainement : la description de la partie de la quatrième biennale de Berlin, exposée dans un lieu exceptionnel : la ehemalige Judische madchenschule ; et la conclusion critique de l’évènement)
Tuesday, June 20, 2006
kudu, love me in your laguage
sculpture trouvée
Monday, June 19, 2006
la battle du jour


A ma droite, McGyver, le petit génie de la fondation Phoenix. Défenseur des valeurs universelles des Lumières auprès des peuples du monde, il embrasse mais ne couche pas.
de la ficelle et un rouleau de bande adhésive.
l'apareil se dirige vers la caméra de surveillance et pointe le miroir dans sa direction,
masquant les effractions,
après quoi il peut être retiré en toute discrétion grâce à la ficelle.
les mouvements enregistrés par une caméra en
musique générée en temps réel.
McGyver a besoin de faire diversion pour gagner aux dès contre des sacripans.
Il accroche le trombone à la fermeture de la robe d'une femme, bloque le fil avec son pied
et quand la fille se lève, elle se retrouve toute nue.
Tandis que chacun se rince l'oeil, McGyver peut tricher comme un chacal.
le synthétiseur DIMI-S, ou "sexophone",
qui genère des sons et de la lumière en réaction aux émotions de l'artiste,
à travers des capteurs placés sur sa peau.
qui attaque un petit village innocent,
il crée une sorte de canon à gaz lacrymogène géant caché dans un énorme bambou.
A l'intérieur, il mélange des cendres et du saké,
le tout caché dans une tranchée et couvert de tissu.
Quand les malfrats s'approchent, gare à leurs yeux de batards.
le synthétiseur DIMI-H, dans lequel un vidéoprojecteur
fait apparaître visuellement des notes dans l'air,
permettant aux artistes de "saisir" les notes pour les faire résonner,
avec des variations de volume et d'intensité selon le geste effectué.
le gagnant est Erkki Kurenniemi, car il est complètement fou
musique : (n'essaie pas de danser)
hitler cats
Sunday, June 18, 2006
susan scott lookalikes
un récit entendu sur un chat, cet après-midi
I have no idea what it meant, but I was in a bar, and there was this beautiful redhead sitting next to me and it came to our attention that each of us were mythological personas.
So she was fate and I was death. And we were discussing how it affected our lives.
It was very bizarre.
Here's where it got really weird.
Even though we were these personas, we didn't know anything about our OWN lives, such as Fate didn't know her own fate, and I as Death didn't know when I would die.
And Fate tells me it is my fate that she is here to deliver my fate and it was horrible, but not fatal
I'm not exactly sure what it was, but she had this tray full of red hot metal pieces and she was going to throw them on me...
It was a very deep dream. I'll be going "hmmmm" a lot over that one.
Yes Scott, Fate was a hottie.
untitled 2
EXPLICIT LYRICS
Slim Thug et ses Boss Hogg explosent le screwed & chopped dans le fracas d'un martèlement digital des tympans. Emmenez-moi dans la boîte où ils passent ça.tiré de l'album We Make the Rules in the Streets (2004)
autoportrait
Saturday, June 17, 2006
nite styles
copié collé
"New media art :art in the age of digital communication by Reena Jana and mark Tribe
Artists have always been early adopters of emerging media technologies, from Albrecht Dürer and his use of the printing press in the 16th century to Nam June Paik’s experiments with video in the 1960s. In 1994, the advent of the Internet as a popular medium catalyzed a global art movement that began to explore the cultural, social, and aesthetic possibilities of such new communication technologies as the Web, video surveillance cameras, wireless phones, hand-held computers, and GPS devices.
This seminal book addresses New Media art as a specific art historical movement, focusing not only on technologies and forms but also on thematic content and conceptual strategies. New Media art often involves appropriation, collaboration, and the free sharing of ideas and expressions, and frequently addresses the political ramifications of technology around issues of identity, commercialization, privacy, and the public domain. Many New Media artists are profoundly aware of their art historical antecedents, making reference to Dada, Pop Art, Conceptual art, Performance art, and Fluxus.
Reena Jana is a New York-based critic and editor. She has written on contemporary art and digital culture for a variety of publications, including Artforum, Art and Auction, Art in America, ARTnews, Bookforum, Flash Art, frieze, The New York Times, and Wired"
untitled
better best forgotten

disque acheté sur potsdamer strasse à berlin; dans ce type de grand magasin où tout est vendu à un euro ou moins. la vendeuse m'a fait un rabais de dix centimes dessus.Son regard a évalué l 'objet, elle a fait une moue rieuse , a considéré que ça valait moins de 70 centimes ; elle n'avait pas de monnaie.
sur la pile de disques; la pochette de better best forgotten m' avait interpellé. surtout les gens dessus ( je ne prendrai pas la peine de les décrire : ils sont juste beaux)
le nom du groupe est difficilement traduisible; en tous cas le choix des mots est pertinent par rapport à la destinée du groupe.
j' ai choisi de ne pas partager le titre "why" (je ne prendrai pas la peine de le décrire: c'est juste de l'eurodance).
mieux vaut se contenter des images de le pochette du disque; et s'inspirer des mouvements exposés pour une danse de l'été à calgary.
Friday, June 16, 2006
pour changer des soul ladies
musique
Cinema Of Transgression
Extrême fin des années 1970, New York.Une nouvelle scène émerge, radicalisant l'esthétique des groupes punk les plus chic comme Television et le Velvet. Ils s'habillent en costumes rétro, ou plus simplement en jeans, ils décomposent l'instinct destructeur du rock en ses unités de bruit les plus élementaires. Leur nom : la NO WAVE.
Hautement influente via sa réception par Sonic Youth, les Talking Heads ou John Zorn, cette scène sera aussi le vivier d'où émergeront Lydia Lunch, Arto Lindsay, Suicide, Kid Creole ou Richard Kern.
Et, justement, greylodge et ubuweb nous proposent une sélection de films issus de cette mouvance (même si une bonne part sont ultérieurs).
James Chance & The Contortions - Contort Yourself
Busta Rhymes - Big Bang
Le rap new-yorkais est moribond : c’est le Sud qui vend, le Sud qui excite les kids. D’un ton empreint de gravité, les MCs new-yorkais de Saigon et Ghostface à Papoose et même 50 cent s’insurgent depuis quelques mois contre l’occupation des ondes par du rap illettré et stupide. Le problème, c’est qu’à part Cam’Ron et Jay-Z, New York n’intéresse plus personne. Car la réplique de NY face à la spontanéité débordante du Sud, c’est une sophistication toujours plus grande : alors qu’un rappeur du Sud n’a pour percer qu’à avoir quelques gimmicks marrants, on exige d’un MC new-yorkais de n’avoir jamais le même flow, une punchline par phrase, de la créativité rythmique, un message à mi-chemin entre dérision et conscience sociale… Il ne reste alors que des espèces de super-techniciens polyvalents comme Saigon : un peu trop professionnels pour être enthousiasmants, malgré la qualité de leur musique.
Busta Rhymes se penche sur la question dans son nouvel album. Reconnu par les rappeurs commerciaux du moment, dont il agrémente 80% des remixs, mais crédible jusqu’au bout des ongles, il semble le parfait ambassadeur pour un éventuel retour du hip-hop. L’album s’appelle en conséquence Big Bang : manifeste pour la refondation du rap new-yorkais. Pari réussi, car d’après Status Ain’t Hood, la dernière mode incontournable dans les concerts new-yorkais c’est de reprendre New York Shit, tirée de cet album : sursaut régionaliste. La – très réussie – chanson avec son éternel comparse Q-Tip résume l’état d’urgence du moment : ils ont réinventé le hip-hop dans les années 90 en y mettant leur amour, leur intelligence, leur vivacité d’esprit et leur finesse, et se voient détrônés par des nègres braillards tapageurs et illetrés. Sur une instru de Jay-Dee qui rappelle à dessein l’âge doré du rap jazzy, les deux MCs dénoncent le manque de sincérité et l’appauvrissement du rap. La solution de Busta ? “You sound stagnant need to progress and grow, upgrade your punchlines for better flows, get your concepts and lyrics together, drop the bomb and step up your pressure.” : progrès, croissance, mise à jour, travail de la technique de MCing, le programme de Busta ressemble plus à un redressement fiscal qu’à un projet artistique.
Ce Big Bang n’a donc rien d’un nouveau commencement. Suivant la théorie selon laquelle l’univers connaît des cycles d’expansion puis de condensation, Busta propose de concentrer toute la matière du hip-hop dans un seul point pour lui donner un nouvelle impulsion : plus de contrôle, plus de maturité, plus de sérieux. L’album se veut un an 1 du hip-hop où les époques passées se superposent, des racines funk aux synthés de Timbaland (Get Down) en passant par le revival Native Tongues. A cet effet, une bonne partie des morceaux sont accompagnés de voix soul du meilleur goût par rapport à l’informe fredonnement r’n’b dont on a plus l’habitude. Le morceau avec Stevie Wonder, Been Through The Storm, est sans doute le plus représentatif des ambiguïtés du bon goût en question. Sur une orchestration aux arrangements subtils, Busta et Stevie donnent à leur émotion l’expression la plus fine et subtile, avant de conclure sur un final orchestral et solennel de violons larmoyants : le morceau est très beau, mais il pourrait aussi bien figurer sur le dernier Scott Walker.
Majestueux, réfléchi, complexe, Big Bang est un album remarquable de Busta Rhymes qui pourrait en effet marquer l’avènement d’un nouveau rap new-yorkais. Au Sud, la jeunesse, la sueur, le rock’n’roll, au Nord de la musique pour b-boys matures, du rap à écouter dans son salon en cuir en lisant Village Voice (dans le même genre, voir aussi Kanye West bien sûr).
petite page de pub
Dans l’avalanche récente de campagnes publicitaires accrocheuses pour des offres Adsl-téléphonie-télé numérique, celle-ci a quelque chose de particulièrement fascinant : en personnifiant le produit – Alice - sous les traits du mannequin Vanessa Hessler, les créatifs de Telecom Italia ont différencié fortement cette pub de celles de leurs concurrents, qui surfent tous plus ou moins sur la mode du second degré publicitaire. Et surtout, ils se sont forgé une signature visuelle qui symbolise de façon très parlant
e les valeurs du produit. Jean-Michel Soulier, le directeur de Telecom Italia France, explique qu’Alice « est jeune, libre, active, et sa touche de magie représente la transparence de la marque et de nos offres. » Non seulement le top model endosse le glamour nécessaire pour rendre attractive cette offre-ci au sein d’une nuée d’offres qui pourraient paraître interchangeables, mais surtout, les pouvoirs magiques de son personnage – en particulier, rendre tran
sparent tout ce qu’elle touche – rendent féerique un concept a priori peu sexy - le principe de dégroupage.Mais plus largement, cette transparence reflète d’une sorte d’idéal de la communication directe, porté par l’émergence de nouveaux moyens d’échange et d’accès aux données. La campagne Alice est un véritable blockbuster publicitaire (elle a coûté plus de 30 millions d’euros), et comme tout blockbuster, elle comporte une morale très simple : le terme de transparence, mis en avant dans le spot, est un programme en soi. D’ailleurs, c’est un mot qu’on trouve le plus souvent dans les médias dans un usage négatif, pour critiquer le manque de transparenc
e de quelque chose - d’une institution, de la justice, des politiques, des partis, des comptes d’une entreprise… Le consommateur a dans l’oreille cette expression, qui lui renvoie une image de lui-même comme une sorte d’esprit éclairé à qui l’on cache des choses, que des entités un peu informes et indéfinies voudraient tenir à l’écart de certaines informations, mais qui n’est pas dupe. L’offre numérique-téléphonique « illimitée » porte dans ses représentations une sorte d’utopie libérale-démocrate de l’accès à tous les savoirs, de l’abattement des murs. De fait, concrètement,
l’offre de dégroupage d’Alice constitue une remise en cause du monopole de France télécom – que les publicités nomment de façon caractéristique « l’opérateur historique » ! Accéder à la transparence, c’est se passer de cet intermédiaire étatisé, fustigé par les vrais libéraux. Contourner l’historique, c’est accéder à un état de conscience individuelle supérieur, la « transparence », où les circuits de communication peuvent fonctionner sans entraves.Le vieux briscard lacanien Slavoj Zizek a écrit sur ce sujet que dans le libéralisme démocratique contemporain, tout le monde se conçoit comme un résistant à une norme imposée "d'en haut", que c’est aujourd'hui le discours de la résistance qui est devenu la norme. Ce discours du « moi contre EUX » se
décline en une infinité de discours propres à chacun. La compagne publicitaire Alice se fait porteuse de cet idéal libéral-libertaire où l’individu se distingue comme instance ultime, en lutte contre une mystérieuse force d’opacité. Alice, la bonne fée sexy qui l’aide dans cette mission, glisse dans les paysages urbains avec aisance et élégance, sème la liberté au moindre déhanchement, à chaque geste évocateur dansé par ses mains voluptueuses. La féminité et le glamour publicitaires se mettent en scène d’eux-mêmes, comme si Alice personnifiait à la fois le produit et les valeurs communes à la repré
sentation commerciale en général. Qui est cette fée sensuelle qui détruit les barrières entre les individus ? C’est peut-être, plus que l’image d’une marque et d’un produit, la statue de la Femme Publicitaire qui aurait acquis une sorte de vie propre, et qui pourrait librement mettre en application ses idéaux individualistes.Cette campagne est un conte de fée contemporain, qui met en scène la sphère privée dans sa multiplicité – chaque individu e
st unique, fait un usage unique des moyens de communication modernes – pour en faire le lieu d’apparition d’une figure allégorique qui rend transparents les murs, les séparations. La compagnie de télécommunication adopte une figure intime et féérique, et s’invite dans votre salon ou votre bureau où elle apporte une touche de sophistication et de complicité, à l’opposé de l’image habituelle de la multinationale impersonnelle et inhumaine. La Femme Publicitaire apparaît pour réaliser un idéal : permettre à chaque individu de se réaliser.Bref, Alice possède réellement un pouvoir de
métamorphose, encore plus fort que de rendre les objets translucides : elle parvient à transformer une offre de télécommunication comme il en existe des tas en une fable enchantée qui donne forme aux aspirations profondes des consommateurs. J'aimerais vraiment savoir si ceux qui ont choisi le prénom Alice l'ont fait en référence à l'Alice de Lewis Carroll, ce qui serait un beau clin d'oeil au fonctionnement de la publicité - travailler l'imaginaire pour obtenir un résultat concret dans le monde réel. Alice qui déambule en se dandinant dans votre salon, faisant se rencontrer l'imaginaire et le réel, serait alors une sorte de promesse effectuée par la pub : l'utopie représentée deviendra réelle si vous acquérez le produit, si vous vous appropriez les valeurs qui lui sont associées. La fiction publicitaire vous donne à voir l'autre côté du miroir ; l'acte de consommation vous permettra d'y accéder.Thursday, June 15, 2006
JOHN STEZAKER : collages
Wednesday, June 14, 2006
my style is like the reaction from too much acid
1. Stezo


2. Kool Moe Dee


3. Fat Boys


4. Third bass


5. Kurtis Blow


Félicitations




Fu-Schnickens et Kid n' Play pour le style je fais une lessive à part avec le noir.
Encouragements


Boogie Boys et Schoolly D pour la sunglasses attitude.


Super lover cee, Casanova Rud et U.M.C.'s, parce que c'était eux, parce que c'était moi.


Audio Two et Brand Nubian, précurseurs bariolés.
Monday, June 12, 2006
phil collins :l'artiste, la musique
Quatre artistes ont remporté le deutsche borse photography prize 2006 . l'artiste anglais Phil Collins s'est fait remarquer avec Still from : D ? nya dinlemyor .
L’exposition regroupée des jeunes artistes se trouve au C/O à Berlin jusqu'au mois prochain. Elle est organisée selon plusieurs paramètres évidents, un peu grossiers, malgré un souci d'harmonie : post orientalisme, imagerie sociale, portrait, white-trashism, paysages désolés, confrontation nature consumée /société consommée.
Depuis la visite du premier niveau, on entend de la musique au dessus.
Quand on monte : l’étage est dans la pénombre. Quatre fauteuils sont disposés ; en face : un grand écran diffuse un générique de remerciements : plein de noms turcs. On apprend que ça s’est passé à Ankara. Ensuite une vidéo commence ; une charmante jeune femme apparaît, elle porte un t-shirt psychédélique devant la tapisserie d’un paysage de vacances. La fille se prépare candidement: elle fait des pas, un peu béate, timide face à la caméra numérique ; elle a le trac : ça se voit bien. Deux mains s’approchent et clapent ; la fille s'approprie un micro et entame une reprise vocale sur la version instrumentale de "golden lights" de the smiths. Elle chante bien – le morceau est difficile - , elle use d’une voix aigue facilement , avec un léger accent. Elle s’amuse, ça se sent bien. Suivent deux encanaillées qui reprennent "panic" devant une tapisserie de forêt hivernale montagneuse ; un garçon déchaîné, super-chaud qui joue avec le fil du micro; une blonde carrée chorégraphique et déhanchée ; deux adolescentes en harmonie, angéliques et rieuses; etc...
Le tout est captivant. La présentation successive de personnage est attachante, elle s'avère réelle: elle est imposée directement. L’installation générale de l’œuvre engage une relation intime avec le récepteur.Le spectateur est immédiatemant accomodé; il s'entiche vite des chanteurs qui défilent derrière le support :l 'écran ; et devant l'image : la tapisserie de paysage . On assiste à une séance de karaoké sans les nuisances autour. C’est photographique parce que fixé : les paysages sont cadrés, stabilisés. Par contre, les personnages sont mouvants et agités. Comme dans beaucoup d’oeuvres de Marcel Duchamp, telles jeune homme triste dans un train, ou encore sculpture de voyage : on remarque la cohabitation de deux mouvements opposés (lire le mou et ses formes de Maurice Fréchuret à ces propos). L ‘interaction stabilité/mobilité renforce la présence de l’œuvre, la rend forte et imposante.On pense aussi à la série d'installations d'Ilya Kabakov, l'homme qui ... : les positions et supports sont similairement mis en espace. La contemplation y est requise par une organisation identique; le decorum à l'entour en moins.
Dans ce travail de Phil Collins, la musique de the smiths est merveilleusement bien reprise, magnifiquement réanimée, superbement réarrangée. C’est touchant. On y resterait des heures : on regarderait les passages à nouveau, on écouterait encore. C’est amusant : la distanciation entre la musicalité tristoune de the smiths et le ridicule des positions et conditions est bien rendue; les personnages frisent parfois le ridicule ; mais ils y vont de bon cœur. C’est émouvant.
On l'aura compris: l' artiste Phil collins a quand même un rapport évident à la musique: les titres de ses expositions résonnent comme des titres de tubes fm (yeah... you baby you); à Bogota, il a aussi dirigé des reprises de britney spears.
bonnes vacances; bon courage pour les reprises


à savoir : dans son intégralité ? dans un ordre respecté? cuté? bestofé? quelle partie de grille ?
on ne s étendra pas à propos du manque d’idée des programmateurs, de la facilité à réengendrer du pognon avec un ready-made , au sens m6ien du terme.On se questionnera plutôt sur la portée conceptuelle de la reprise.
plus fort que paris dernière
Récapitulons.A votre gauche, Mick Ronson, guitariste et producteur de Bowie et Lou Reed à leur grande époque.
Je ne vous mets pas de photo, car vous connaissez déjà TOXIC de Britney Spears, sa meilleure chanson sans aucun doute.

A votre droite, Dirt Mc Girt alias Ol'Dirty Bastard, qu'on ne présente plus non plus surtout depuis qu'il est mort : l'excès à l'état pur, l'overdose sur pattes.
Le lien entre tout cela ? C'est le fils du premier, Mark Ronson, producteur r'n'b de talent et de bon goût, qui reprend la chanson de la seconde, avec l'aide du troisième. En d'autres termes :
Update
Rapidshare.de assurent. Non seulement les fichiers se téléchargent très vite de leur site, mais ils ont bien compris l'essence artistique des Captcha, sans doute après avoir lu mon post à ce sujet. Ils ont donc opté, aujourd'hui ou hier en tout cas récemment, pour une esthétique certes un peu dépassée mais qui fait clairement référence aux avant-gardes du siècle dernier.

J'espère, vu le temps que je passe à recopier leurs interminables messages de protections, que blogspot nous offriront bientôt l'agrément de captcha plaisants au regard.
photo trouvée rue du faubourg saint honoré
Barbi doll
Un peu moins d'une semaine après sa sortie - située symboliquement le 6 /6 /06 (666, boooouh!) - le nouveau livre scandale d'Ann Coulter, la bimbo ultraréactionnaire la plus controversée des U.S.A., pointe aux premières places des ventes dans la catégorie "non fiction". "Godless" est une attaque en règle des idées démocrates, à l'instar de ses précédents ouvrages comme "How to talk to a liberal" ou "Slander : Liberal lies about the American Right".
Le style de Coulter, comme à son habitude, pousse à l'extrême la logique du pamphlet et de la provocation. Cette fois, sa cible est la "religion libérale", fondée sur un mensonge fondateur, le darwinisme : "Godless, explique-t-elle, analyse un ensemble de croyances connu sous le nom de "gauchisme". Il s'agit de cette doctrine qui incite des personnes par ailleurs saines d'esprit à proposer d'apprendre aux enfants à se masturber, de donner le droit aux gays de se marier, de relâcher les meurtiers de prison, et d'apprendre aux enfants qu'ils partagent un ancêtre en commun avec le ver de terre".
Il y a quelque chose de fascinant dans le fait que l'anti-Michael Moore, sa jumelle symétrique dans le champ du best-seller polémique - elle a d'ailleurs répondu à son "Farenheit 9/11" par un film contre-attaque intitulé "FarenHYPE 9/11" - redouble cette opposition sur le plan physique - l'obèse contre le filiforme, l'homme contre la femme, le blond contre le brun, le style white trash contre la sophistication... Ces deux figures médiatiques qui incarnent de façon outrée l'opposition entre la gauche et la droite américaine se sont surtout retrouvées sur le devant de la scène à la suite du choc du 11 septembre, face auquel chacun a incarné une attitude, une posture à adopter. Comme dans un comic book, ces deux extrêmes manichéens adoptent des formes elles-mêmes extrêmes, superbement antagonistes. Coulter gène les républicains, tout comme Moore gène les démocrates : car au fond, aucun des deux ne constitue un porte-parole représentatif des débats politiques réels du pays. Ils sont des personnages de comics, des images panini, des sortes de créatures mythiques schématiques qui se sont imposées à un moment donné de l'histoire américaine grâce à la tendance des médias de masse à caster les "bons clients", les personnes qui personnifient de façon attractive certaines inquiétudes ou certains espoirs présents dans la société de façon diffuse. Le jour où les élections présidentielles opposeront Ann Coulter à Michael Moore, le monde comprendra peut-être enfin que les comics disaient la vérité.
"HAaaaaaaa hahahaha hahah haaaaaaa!"
Sunday, June 11, 2006
Sans titre - Paint
s. bahnhof ( make your way to berlin bis)
before destruction
So Rich So Pretty
Décadence exubérance et humour gras.Mickey Avalon gone punk rock.
Comme lui, Captain Ahab sont des californiens, des viveurs, ils aiment la provocation facile qui ne choque personne sauf les parents de leurs petites amies de 16 ans.
Ils sont sur le label Death Bomb, qui sort des séries de cassettes anti-bush avec entre autres Thurston Moore.
De l'electroclash californienne, je crois que ça résume tellement bien ce qu'ils font qu'il n'y a plus qu'à écouter :
Saturday, June 10, 2006
each other prods, episode 2
Toujours flanqué du logo rotond de la société de productions, le titre apparaît sur l’écran, elliptique, inquiétant :« Ateliers de travail avec les managers : "le scénario catastrophe" »
Travelling, ziiiip, nous nous ruons dans une petite salle de réunion type. Autour d’une table, une joviale douzaine de cadres s'apprête à prendre des notes. Cette décontraction apparente ne doit pas nous tromper sur l'extrême gravité des informations communiquées. Un ordinateur portable relié à un rétroprojecteur nous fait face, braqué sur nous tel un fusil. Mais que projette l’intrigante machine ? Nous ne le saurons jamais. Un homme semiventru arborant une chemise blanche entre dans le champ par la gauche et adresse à la salle des paroles secrètes. Fondu enchaîné.
Nous nous retrouvons face à l’orateur, comme pour adopter la vision subjective de l’un des cadres - mais avec un cadrage tordu digne de Séverine Ferrer dans sa période « fan de ». L’intervenant n’est pas le type à la chemise blanche : il porte une cravate rouge, un costume bleu à rayures et un badge. C'est un homme brillant, respecté de tous. Il se tient bien droit devant l’écran du rétroprojecteur, prêt à évoquer la fameuse "catastrophe".
La caméra zoome sur un tableau. On peut y lire ces mots :20. du code
21. tourner au ridicule
22. extrémisme
La caméra remonte plus haut sur le tableau, où on lit désormais :20. créer la secte des adorateurs du code
21. tourner au ridicule
22. extrémisme
Et enfin, au terme du mouvement :19. en faire des interprétations
20. créer la secte des adorateurs du code
21. tourner au ridicule
22. extrémisme


l'été = chaleur = sexe = fruits (a fruitarian post)
Considérez ce post comme une célébration estivale de la sensualité, mais aussi des sous-entendus sexuels subtils distillés au sein des chansons soul des années soixante-dix, dont celle-ci constitue un exemple assez savamment sélectionné.



Wednesday, June 07, 2006
blockbuster low-fi

Tuesday, June 06, 2006
cycle "cinématographies mineures"
VOTRE IMAGE [un ouvrier en contre-plongée sur un chantier pluvieux] / [une jeune laborantine masquée et blousée mais dont on devine la troublante sensualité scrute une pipette devant un parterre de fioles pleines de liquides rose, rouge et urine] / MULTI-ECRANS [un quadragénaire à chemise blanche en train de parler - d'exoser un projet sans doute, à en croire la lueur d'ambition discernable dans ses yeux - devant une tenture africaine ; à droite sur la même image, deux petites capsules montrant une maison (celle de monsieur regard vif ?) devant laquelle se trouve garée une belle voiture, le tout selon deux perspectives différentes] / GRANDECRAN (en un mot) [un ciel crépusculaire aux tons de feu, bientôt remplacé par un airbus roulant paisiblement sur sa piste d'aterrissage] / CUSTOMISED EQUIPMENT DESIGN [l'intérieur des entrailles d'une usine high tech] / INTERVIEW, puis en rose-fun radio NATASCHA ST-PIER [natascha st-pier morte de rire, l'air complètement bourrée] / UN OUTIL DE PRODUCTION [fond bleu saturé : un stock dans une usine ; motif ajouté à gauche : des ouvriers travaillant à la chaîne ; plus mystérieux, en bas à gauche, un masque de carnaval comme ceux que portent les partouzeurs flippants d' "eyes wide shut"] / INDUSTRIE [un brave ouvrier style louis la brocante, assis sur des planches la main bravement posée sur son genou pendant que la caméra travelle à ses pieds] / SCOOP LIVE / [un jeune footballeur latino qui jongle] / SPORTV/ [des voitures sur un boulevard aux lumières criardes] / 800 adhérents [un cut-up dadaïste de logos de la "lyonnaise des banques"] / COMPOSITING [une voiture fonçant comme dans une série américaine] / CONTROLER (compositing reste incrusté) [une laborantine moins sexe que la première avec un chapeau débile sur la tête] / MULTI CAMERAS [une chanteuse blonde micro en bouche, entre orgasme et malaise vagal] / FRANCE RAYONNER PRESENCE INTERNATIONALE [des collages de cartes géographiques et postales du monde entier] / ECOUTE [une artiste peintre à lunettes-pub-maif filmée en contre plongée devant ses pots de couleur] / CONSEIL EXPERTISE [deux hommes à chemise blanche et cravate noire, l'un quadra, l'autre en préretraite d'ici deux-trois mois, penchés ensemble sur un plan qui couvre toute la table] / MOTIVATION [une étudiante bimbo blonde aux seins qui pointent en train de réviser sec pour son entretien d'embauche] / EMOTION [encore natasha st-pier, chantant en transe devant un batteur black sympa] / FORMATION [un quasi-vieux qui espère encore s'en sortir, accoudé à une balustrade comme pour contempler la possibilité nouvelle d'un avenir] / SENSIBILITE [des plans de vigne devant un soleil couchant touchant] /PEOPLE [Garou mort de rire qui lève le doigt comme pour répondre à la maîtresse] / TECHNICITE [un barbu en bleu de travail penché sur un écran de contrôle] / NOMADE [encore une voiture qui fait la voiture de publicité] / ROULEAU DE PRINTEMPS [de la nourriture chic] / miniaturized multidetection systems - NEW GENERATION BIOANALYSIS [trois nuances de mauve en fond et une capsule où une main gantée de caoutchouc manipule une puce électronique] / INSTANTANE [une main bourrue tricote sur une guitare classique] / [un cadre qui parle à la caméra sans le son sur fond blanc] / CREATIVITE / CAPPING MATCHES [à cet instant les images se succèdent si vite qu'il est difficile de les discerner toutes : on croit apercevoir un clavier d'ordinateur, des ouvriers au travail...] / MOUVEMENT / [une page d'accueil de site internet projetée sur un écran de démonstration] / TEMOIGNAGE [un jeune plein d'humanité à casquette et à bouc sur un chantier humanitaire] / [UN COUCHER DE SOLEIL LUMINESCENT] durée totale : 36 secondesCette entrée en matière quelque peu virile pourrait décourager le cinéphile, d'autant qu'après avoir vu défiler toutes les émotions et les stimuli imaginables en trente secondes, l'esprit peut ressentir un besoin de repos, comme s'il venait de lire la bible et tous les harry potter en un seul coup d'oeil, tel un scanner ultrapuissant. Mais ce serait bouder son plaisir que de ne pas aller donner leur chance à certains films présentés : la section des films de coaching à diffusion interne, en particulier, mérite que l'on s'y attarde un instant.
Pour des raisons évidentes de confidentialité, la bande-son de ce film a été masquée. de toute évidence, les secrets du labo des secrets ne sont pas à mettre entre toutes les mains. des souvenirs confus de complots militaro-industriels et de connivence avec des aliens adeptes de sonde anale refont surface lorsque cette énorme aiguille apparaît à l'écran, avant que son mystérieux manipulateur ne se mette à pomper dans un bocal hermétique une substance inconnue.
Cet homme est puissant, très puissant. il détient en son pouvoir notre survie à tous, et nous ne le savons même pas. si seulement cette foutue bande-son n'avait pas été censurée par les services secrets d'each other productions, nous pourrions enfin prendre conscience des terribles secrets consignés dans ces dossiers. mais l'homme semble nous dire :"ne craignez rien, tant que le secret sera préservé, la terre ne court aucun danger." On aimerait pouvoir le croire...
Mais comment ignorer ces expériences interdites, perpétrées en ce moment même dans des sous-sols mal éclairés par de mystérieux scientifiques anonymes, gantés, indiscernables? que contiennent ces tubes à essai? rien de bien particulier, sans doute... ; et si les réponses aux plus grandes questions de l'humanité se trouvaient là, sous nos yeux, consignées, évidentes ?
Trouvées place de l Université
Friday, June 02, 2006
"and make your way to berlin"


Postons que nous ne posterons pas – vraiment -cette semaine :
marseille sympa et moi (+ guest on tador) bougeons à Berlin.
Au programme :_neukolln, neukolln, neukolln :ses nouvelles fabriques.
_maurarou si elle se manifeste (c perso: MAURA, SI PAR LE PLUS GRAND DES HASARDS, TU LIS CE BLOG: TELEPHONE NOUS PLEASE)
_les derniers jours de la biennale d’art contemporain
_Traversée du pont de warschauer strasse (vers kreuzberg ou friedrisch-hain ?)
_teufelsberg
_Kaisers,
_humana,
_coiffeur
UND
on enverra des photos.
kiss kiss














































































