Wednesday, May 31, 2006
Concert : KRS ONE, Substage, Karlsruhe, 30.05.06
« Substage », trois mètres sous la surface de Karlsruhe, entouré de b-boys teutons à peine pubères. A peine le temps de me sentir perplexe face aux groupes locaux et à leur incompréhensible langue, que, le visage caché par la capuche, Il fait une première apparition. Son T-Shirt arbore : « I am hiphop ». Ca ne veut pas dire qu’Il est hiphop ; ça veut dire JE SUIS LE HIPHOP !
KRS-ONE, son gros nez, ses gros yeux et sa grosse voix débarquent tous sur scène, en compagnie de Busy Bee et d’un obscur MC « S-5 ». Ils nous balancent un gimmick éternel parmi d’autres : « The real hip-hop is over here » Je commence à jubiler : KRS a l’air aussi vitupérant que sur skeud, il tire des têtes de cartoon, et déborde d’énergie comme une Vodka Redbull. C’est l’heure, les classiques vont pleuvoir et ça démarre bien avec Rappaz R in Danja et Move Ahead.
Sauf qu’on se rend vite compte que ses tubes sont expédiés en un couplet/un refrain : vite fait. Un best of, ce n’est pas du tout l’objet de ce concert. Ce n’est pas pour rien que KRS se fait surnommer le « Teacher » : il est bel et bien venu délivrer à la ville de Karlsruhe un cours magistral de hip-hop, de philo freestylée, une leçon de vie.
Cela m’apparaît d’abord quand le « Chief Rocka » Busy Bee se lance : ce vétéran dont les battles dans le film culte Wild Style (1982) ont fait rêver 90% des fans des hip-hop semble a première vue en pleine décrépitude. Dreads sales, peau usée, regard éteint, tout cela disparaît quand il entonne ses fameux couplets tirés du film. Franchement, c’est un truc à voir une fois dans sa vie : quand il s’y remet, il rajeunit, son sourire se lève jusqu’à percer le plafond et inviter les rayons du soleil dans la salle. Il a de nouveau 18 ans et c’est tout l’enthousiasme juvénile de ces ados new-yorkais qui ont révolutionné la musique pop qui se saisit de l’auditeur, en tout cas de moi.
Et pendant une heure et demi, KRS et ses acolytes vont nous démontrer que le hiphop c’est surtout ce putain de feeling qui à partir de trois fois rien crée de la magie rythmique et positive. KRS passera bien vingt-cinq minutes à hurler à son DJ de ralentir et d’assombrir le beat : il veut nous dit-il nous mettre dans un état de t r a n s e. Et sur ces beats toujours plus lents et hypnotiques, il freestyle sans technique, sans vocabulaire, sans autre chose que ses tripes, le fond de sa pensée. Il n’est pas là avec des bijoux sur le cou, il n’est pas sur MTV, il est là pour nous dire du fond de son cœur que chacun doit s’exprimer. Ce n’est pas la police ni l’Etat qui doit nous dire ce qu’on a à faire, c’est ce qu’il y a en nous, notre art, notre vie : le hiphop quoi.
On comprend là que le hiphop ce n’est pas être auditeur : c’est participer, vivre. Des breakers du coin montent sur scène, ils dansent mal et les 3 MCs s’en foutent, ils nous disent juste de balancer les mains en l’air. Puis ils appellent les MCs présents dans l’assistance à partager le micro avec eux. La moitié rappent n’importe comment, je crie, je saute, ça marche, le hiphop existe et je l’ai rencontré. Un gars en fauteuil roulant se fait hisser sur scène, il prend le mic, toaste un peu. Il lâche « It’s a once in a lifetime shit » et commence à beatboxer. C’est bancal, maladroit, c’est beau, KRS rappe comme un ouf par-dessus et il jubile autant que nous. Sautant dans le public, il rappe de la fosse. A notre hauteur. Autour de lui le cypher se forme et l’entoure dans ses pérégrinations qui l’amènent tout au bout de la salle. Prophétique, il se hisse sur le stand de merchandising du Temple Of Hiphop et rappe de plus belle, nous enjoignant à le suivre.
J’en peux plus, ça fait des années que j’écoute du rap, que je m’investis à ma mesure dans cette culture et jamais je ne me suis autant senti le vivre, en faire partie. Un marqueur à la main, le Teacher dédicace tout ce qui bouge, CDs, t-shirts, Nike Air. Je suis juste devant, je me dis il me faut aussi une trace mais quoi, je n’ai rien sur moi ? En quelques secondes l’idée vient et c’est la bonne, ma main se lève, il signe : ma carte d'identité.
Je suis désormais un citoyen du hiphop, l'autorité qui signe mes papiers n'est plus une préfecture policière (That’s the sound of the police, mini-émeute dans la salle !) mais KRS, le hiphop en chair et en os, sans chaines et sans or. A la base je suis un gros cynique, mais là, l’espace d’un instant : j’y crois.
willkommen zum fussball
les fous furieux sont parmi nous


Ivre et sans motivations particulières, un adolescent de 16 ans originaire de neukolln, opérait à l’aveugle : au hasard, il agissait dans la masse à coups de couteaux ; créant un mouvement de panique parmi les 5000 personnes présentes.
Un porte parole de la police a dit : « c’est l’enfer ici ». Une des victimes affirmait être porteuse du virus du sida et les autorités redoutaient que d'autres personnes agressées puissent avoir été contaminées par du sang resté sur le couteau de l'agresseur.
On compte plus de vingt-cinq victimes, dont quelques-unes blessées grièvement. Personne n’est mort, même si un premier bilan faisait état d’une personne ayant succombé à ses blessures.
La chancelière Angela Merkel a qualifié les agressions d’« évènement horrible ». la coupe du monde de football est imminente et le ministère de l'Intérieur dit « prendre toutes les mesures imaginables pour assurer la sécurité, comme cela n'a encore jamais été le cas en Allemagne". La sécurité est la priorité numéro un.
Trois millions et demi de personnes sont attendues lors des événements, dont un million d'étrangers. On fait état d’une recrudescence de crimes racistes en Allemagne, particulièrement en ex RDA, surtout dans la région de Berlin. C’est ici que le parti néonazi NPD est le plus fortement implanté. La chancelière allemande a lancé une mise en garde: "Celui qui dans notre pays veut menacer, agresser ou qui plus est tuer quelqu'un parce qu'il a une autre couleur de peau ou qu'il vient d'un autre pays doit s'attendre à être sanctionné avec toute la sévérité prévue par notre Etat".
Touch It Remix
Après quelques secondes d'hommages larmoyant à un quelconque mort, (zappez la première minute), ce clip est une vraie galerie de curiosités à la Raymond Roussel, entre des choeurs d'enfants qui reprennent Busta Rhymes qui reprend du Daft Punk, Papoose avec le nom de chaque borough tatoué sur chaque doigt, et Mary J. Blige qui rappe !
Tuesday, May 30, 2006
adding ads (ça casse le truc)



lu sur le blog blogspot le plus con - cette meuf en tient une sacrée couche -
à corriger absolument:
"Fourth Time - La fausse Pouffiasse qui lisait Deleuze.
Je prolonge, avec colère, mon petit leitmotiv d'hier! Gros gros coup de gueule.Vous pensez vraiment que être à la mode = être une pouffiasse = être une conne ? C'est pas si simple mes cocos. Est-ce que s'habiller chez Diesel revient à se faire faire une trépanation? Je ne pense pas. En tous les cas pas pour moi. Je sais comment les gens me jugent. C'est vrai, j'aime bien les logos, mais après tout c'ets mon droit, et puis payer 150 euros pour un t-shirt blanc sans aucune distinction, très peu pour moi. C'est vrai, j'aime bien Vuitton, mais c'est de la super qualité, fait en France, pas comme ces marques genre Nike qui exploitent les enfants du tiers monde!
Nous ne sommes pas assez pauvres pour lutter.




J'en ai marre des clichés. Oui, je porte des sacs Longchamp. mais OUI, j'arrive à écrire en français correct, sans langage Texto. Je suis fatiguée par vos clichés à la con. En plus, vous, pseudos "ouverts d'esprit", punks, goths, etc, vous êtes les premies à nous juger comme superficielles, stupides, etc. Faut vous le dire en croate qu'une ceinture Gucci ne vous prive pas automatiquement de vos facultés mentales hein? Nous au moins, quand on se sent mal, on a pas besoin de s'habiller en noir pour vomir notre malheur à la tête de la terre entière. Quand on est défoncé, on a pas besoin de s'habiller avec des serpillières aux couleurs de la Jamaïque pour revendiquer notre état second. Quand on a la haine de ce qui nous entoure, on a pas besoin de se mettre en jogging Lacoste, avec des blings blings, et de marcher en canard pour faire comprendre aux autres qu'on les fucke. Les superficiels, c'est vous. Pas nous.
Alors si vous vous voulez intelligents est ouverts, excusez-moi mais vous n'en faites pas preuve en nous critiquant. Vous êtes jaloux, c'est tout, à notre place, vous iriez vous défoncer en rallye, vous flamberiez un RMI par soir en Cristal Roederer comme tout le monde.
Vous me faites pitié. Et puis vous êtes stupides. "Fashion-Victim": victime de la mode. Victime? Mais bordel victime de quoi? Personne ne me force, comme ces espèces de clubbers qui économisent six mois pour s'acheter un pauvre t-shirt Energie rose (sinon les pauvres chou ne retrent pas dans leur boite pourrie. Tous aux Planches moi je dis spécial dédicasse à l'équipe de Deauville), à acheter, je le fais parce que je suis née dans l'Avenue Montaigne, c'est ma vie. Mais vous ne pourrez jamais me comprendre: je suis trop superficielle, haha!
Allez, bon vent, bande d'intolérants dévorés par l'Envie. Rappelez-vous, "escarpins" = "goût", et non pas "aliénation"
Constance. "




ANT TRAP
Monday, May 29, 2006
"Peut-on encore apprendre quelque chose sur Internet ?"
De plus en plus souvent l'honnête nerd se voit chargé de la tâche ingrate de recopier d'absurdes chaînes de caractères d'une image, plus ou moins codée, vers une zone d'input. Dans le but, nous dit-on, d'éviter les inscriptions automatisées.
On appelle ça un Test de Turing à l'envers : un Captcha.Dans le test de Turing normal, un ordinateur simule une conversation : si son interlocuteur humain se laisse piéger et ne peut pas le différencier d'un véritable homme, le Test est réussi. C'est un test où l'ordinateur essaie de prouver qu'il est un humain.
55 ans plus tard, le Captcha nous montre bien que ce genres de questions sont dépassées : L'HOMME QUI DOIT RECOPIER UN CAPTCHA DOIT AU CONTRAIRE PROUVER QU'IL N'EST PAS UN ROBOT. C'est pour réserver l'accès à certaines ressources d'information aux seuls humains, et les interdire aux logiciels, que l'on nous impose cette tâche. La prochaine fois que vous remplissez un Captcha, n'oubliez pas de penser à Blade Runner.
Mais le devoir est, à ce que disent certains, le prix à payer pour la liberté. Et cette liberté, l'homme l'affirme par son pouvoir de déchiffrer, derrière le déluge de créativité artistique que suscitent les Captchas, le message codé. Trouver du sens dans l'art est donc le seul attribut qui permet encore à l'homme de se distinguer de la machine. Revanche de l'homme sur la machine ou premier acte de la guerre d'infiltration qui nous opposera à nos créatures ?En attendant, Weak Tactics vous propose l'oubli durable de tout cela dans l'emoi esthétique que suscitera, nous en sommes certains, ce petit florilège de Captcha, étranges, insolites, beaux.
















encore mieux que Christophe de la nouvelle star
puisqu'internet est le lieu de la solitude, une chanson qui te fait dresser les poils à la Marianne James, comme si quelqu'un était vraiment en train de te dire à l'oreille toutes ces gentilles choses que sussure kim à dieu sait qui, et le pavillon baltard de se lever comme un seul homme."la soul music, des sensations offline"
renaissance vs.superheros
Sunday, May 28, 2006
une femme une pipe un pull
rent a nerd
Papier trouvé quai de Saixe
Saturday, May 27, 2006
bullshit

- N'écoute pas les sceptiques, mon coeur, New York Pizza existe et il existera toujours. C'est juste qu'en ce moment, New York Pizza a une mission.
New York Pizza s'est attelé à l'exécution d'une tâche surhumaine qui occupe tout son temps, et toute son énergie. A tel point qu'il a besoin, pour relâcher la pression, de jaillir sur le blog les yeux injectés de sang et l'écume aux lèvres, en hurlant jusqu'à s'en faire péter les cordes vocales, avec Band-Aide et Scoot Dogg : BULLSHIIIIIIIIIIIIIIT!!!!!!!
Crois moi, petit, ça fait du bien.
Allez, j'y retourne.
over trippant
Every little thing she does is magic

qui suggère de vastes étendues d'eaux stagnantes, des lagons irisés
des après-midi languissantes sous un soleil de plomb
des mouvements en slow motion
l'air trop épais la chaleur palpable
...
Echo & The Bunnymen - Turquoise Days
1981
+ version live chez John Peel



saturday break
Assassiner Blair serait "moralement justifié", dit le député Galloway
LONDRES (AP) -- L'assassinat de Tony Blair en représailles à l'invasion de l'Irak serait "moralement justifié", estime le député George Galloway, qui ajoute néanmoins, dans un entretien publié vendredi par le mensuel "GQ", qu'il préférerait voir le Premier ministre britannique jugé pour crimes de guerre.Le porte-parole de M. Blair a déclaré qu'il aimait mieux ne pas répondre. "Nous ne disons rien mais nous n'en pensons pas moins", a-t-il lancé depuis Washington, où M. Blair rencontrait le président américain George Bush.
Ancien député travailliste exclu du parti au pouvoir en 2003 pour son opposition à la guerre en Irak, George Galloway a obtenu un nouveau siège en 2004 avec son parti Respect dans une circonscription de Londres comptant de nombreux musulmans, et a été réélu l'an dernier en faisant campagne contre la guerre en Irak, déclenchée en mars 2003 par la coalition dirigée par les Etats-Unis avec la participation de troupes britanniques.
Au journaliste de "GQ" qui lui demande si l'assassinat de Tony Blair par un kamikaze serait justifié si le chef du gouvernement en était la seule victime, M. Galloway répond que "Oui, ce serait moralement justifié". "Si cela vise des cibles militaires dans une guerre juste, alors c'est moralement justifiable."
"Je n'appelle pas à cela mais si cela se produisait, je pense que ce serait d'un point de vue moral totalement différent des événements du 7 juillet" 2005, ajoute-t-il, faisant référence aux attentats-suicide qui ont fait 56 morts, dont les auteurs, à Londres.
Un tel attentat "serait entièrement logique et explicable. Et moralement équivalent au fait d'ordonner la mort de milliers de gens innocents en Irak, comme l'a fait Blair", insiste le député. "Les gens qui ont déclenché une guerre illégale et meurtrière en Irak pourraient difficilement se plaindre si quelqu'un voulait se venger (...) Mon problème est que des civils innocents mourraient très probablement". Du coup, s'il était averti d'un proje
t de ce type, il en informerait les autorités, assure-t-il.En outre, un attentat "serait contre-productif. Cela n'aboutirait qu'à une nouvelle vague de sentiment anti-Arabe gonflée par la presse, (...) (et) à de nouvelles lois anti-terrorisme draconiennes". Pour sa part, précise-t-il, il préférerait "de loin voir ceux qui ont déclenché la guerre être jugés à La Haye pour crimes de guerre". George Galloway se déclare lui-même prêt à se battre avec MM. Blair et Bush, "les deux en même temps".
Il ne craint pas le ridicule puisqu'il s'est affiché dans l'émission de téléréalité "Celebrity Big Brother" en lapant à quatre pattes un lait imaginaire et en ronronnant comme un chat. AP
Friday, May 26, 2006
"robert malaval, kamikaze"
Attention, quand Nicolas Bourriaud et Jérôme Sans, les deux programmateurs du Palais de Tokyo, décident de déterrer un artiste tel Robert Malaval : il faut se tenir prêt, assimiler directement, approuver automatiquement – et sans réflexion trop poussée - la légitimation de la programmation par rapport à une mouvance artistique actuelle. C’est bien connu : Bourriaud et Sans sont à la pointe de la mode ; d’autant plus que le succès grandissant de leur palais est incontestable.Les deux organisateurs s’autocongratulent, et inversement ; leur démarche d’exposer Malaval relève du suicidaire soudain, c’est « glamour » ; « chic » : l’expression étincelante récure ; avec des clichés tels « héros-underground », « dandy-pop-français», à propos de l’artiste exposé. Le couturier Jean-Charles de Castelbajac, l’ami-de-Robert-Malaval, est employé pour la promotion médiatique de l’exposition ; faisant preuve de considérations impertinentes, à visée publicitaire ; de réflexions larguées et démagogiques, comme « Robert Malaval est le Kurt Cobain de la peinture. ». On comprend vite l’amalgame bien réduit : comme Robert Malaval, le chanteur de Seattle s’est suicidé.

On notera la propension du duo à abuser de la rétrospection, du pick-up dans l’histoire de l’art passée ; déjà observable dans la re-mise en avant d’artistes conceptuels des années soixante à la dernière biennale de Lyon ; où Robert Malaval avait d’ailleurs été exposé en avant-goût, sûrement à des fins promotionnelles.
Serait ce à cause d’un manque de contenu, d’idées d’exposition ? Ou bien parce que le réseau artistique habituel des deux programmateurs s’avère inextensible, peut-être limité ?
L’exposition en question est intitulée Robert Malaval, Kamikaze. L’appellation renvoie à la fascination de l’artiste français pour les bombes humaines.
L’actualité brûlante est sous-jacente : la vieille expression intemporelle, infiniment valable et hyper galvaudée « fin du monde », se trouve récurrente dans les textes explicatifs, dans le catalogue d’exposition, et le site internet de l’exposition. C’est à dire : Bourriaud est Sans voient au-delà de leur demeure.
Evidemment, l’expression « kamikaze » est renvoyée au caractère explosif, fulgurant et jusqu’au boutiste de l’artiste ; on retiendra plutôt cette interprétation.
« L’aliment blanc » est une substance monstrueuse et poétique imaginée par l’artiste. Elle convient aux sédentaires, elle parasite les meubles et les immeubles ; s’attaque au temps pour le perturber, pour le rendre déliquescent. « L’aliment blanc » se présente comme une matière expansée et rebondie, plus ou moins immaculée, quelquefois très opaque, ensuite plus transparente. La texture révèle des couches filandreuses, sortes des stratifications entortillées. Malaval considère son « aliment blanc » comme une matière sacrée ; et en même temps, comme une mauvaise nourriture.
Quant aux paillettes, Robert Malaval les aurait découvertes dans un bocal sur le rayonnage d’un magasin de confection. Il les a ensuite intégrées comme matériau pictural dans ses peintures : « j’en avais assez de peindre comme un guitariste qui joue de la guitare sèche ; à un moment, on en a assez du son qui est toujours le même, on a envie de faire mousser un petit peu tout ça et c’est ce qui s’est produit un peu avec la paillette. Tout à coup, c’est comme la photo qui se révèle ; c’est un acte d’agression et de violence totale, comme un coup de poing ». La mise en exposition des « poussières d’étoiles » est déplorable ; particulièrement littérale sur cette série d’oeuvres: l’espace principal est organisé comme une voie lactée; les peintures disposées ça et là, basses ou hautes, sont désordonnées. L’œil tournoie, il vacille et finit par comater. Des chaises longues de plage instrumentent la contemplation des peintures brillantes ; elle servent plutôt a récupérer l’œil extenué. De ce point de vue, on constate que les compositions, pour la plupart en all-over, s’intègrent mal à une disposition générale disséminée et éclatée.
Les masses de la série des « aliments blancs » ne parviennent pas acquérir leur épatement grandiloquent original : elles se serrent et se rétractent au fond de la salle, les unes à côté des autres ; une dizaine de sculptures se côtoient, indiscernables, collées les unes aux autres, au milieu des dessins au graphisme riche, profus et pullulant. Les sculptures auraient mérité davantage d’espace ; elles se seraient ainsi imposées et amplifiées à leur juste valeur. Les meubles engrossés sont dispatchées dans un espace exigu : une version boulimique, outrageusement tape-à-l’oeil du happy end of Franz Kafka’s america de Martin Kippenberger.
Malgré son immensité spatiale, la direction du Palais de Tokyo est le plus souvent à l’origine de mises en espace bâclées, incommodantes voire oppressantes ; en témoigne la dernière exposition nommée notre histoire : digne d’une foire à neuneus insupportable et écœurante.
Question animation : le spectateur de l’exposition Robert Malaval, kamikaze est contraint d’encaisser une bande son, digne d’une playlist amateur de soirée branchée, préparée par l’artiste Vincent Epplay. On entre de plain-pied dans l’illustration , le fortuit ; Jérôme Sans se justifie sans effort, il déclare que le son « s’est naturellement imposé parce que l’artiste travaillait en musique » ; à son tour, le jeune habilleur sonore explique qu’il a imaginé ce que Malaval aurait pu écouter aujourd’hui.
Le tout exposé est peu harmonieux, discordant ; rien ne coïncide, tout se jouxte aléatoirement : ça en jette, ça brille ; ça se repose, c’est sourd ; et le grésillement par-dessus.
Mais en ce cas, l’expression usée s’accommode bien à l’exposition médiocre. Dans ce cadre: l’artiste ne semble pas respecté.
L’exposition s’accapare Robert Malaval comme on s’emparerait d’un accessoire. Elle fige temporellement l’artiste, comme elle fixe et rétrécit ses « fameux aliments blancs »
Nicolas Bourriaud et Jérôme Sans, les deux re-faiseurs de l’histoire de l’art, pensent prétentieusement « réécrire périodiquement le récit de ses origines en fonction de l’évolution de l’actualité », ce qui leur semble « sain et fécond » ; « l’œuvre aujourd’hui négligée de Robert Malaval constitue un véritable chaînon manquant de l’histoire de l’art hexagonal »
A les entendre, les deux organisateurs ont la puissance d’une session « update » de système de protection contre virus internaute : ils virent, reconfigurent et remettent à jour. Malgré les ambitions emphatiques et conquérantes, leur système s’avère finalement outrecuidant, peu performant et mal renseigné : Robert Malaval n’a rien d’un microbe marginalisé en voie de réintégration. Depuis quinze ans, ses œuvres avaient parcouru le pays lors d’expositions itinérantes ; l’artiste avait aussi bénéficié d’une rétrospective au musée d’art moderne et contemporain de Nice en 1995.
L’exposition Robert Malaval, kamikaze réintègre l’artiste comme un accessoire branché, voué à un usage limité. C’est un comble pour l’artiste éphémère qui se méfiait des voies toutes tracées, du figé et de l’attendu.
A coté : les peintures de Pierre Bonnard représentant Marthe dans sa baignoire étaient nettement plus lumineuses, mouvementées et suicidaires.
steely dan,reelin' in the years (can't buy a thrill_1972)
Je fais de la musique pour les paumés les épaves

Le single d'un groupe de Londres
à ramener de ses vacances à Berlin586 - We Got Bored
Namedropping :
entreletigreliquidliquidfranzferdiblackflagETl7
floating face down in the mainstream



le freestyle commence bien
parce que ouais ouais est déjà un bon titre, flippant, imposant et accablant ;
le flow fort désarticulé, le style parigot glutural de boobs est appréciable + crachats
après le freestyle est ennuyeux;
boobs quoi
écoute quand même:
booba, freestyle promo ouest side, planète rap 2005
Geek models
Quiconque a déjà mis les pieds dans une fac scientifique sait que ce qui manque dans ce domaine c'est les filles. Heureusement une nouvelle génération de mannequins geek est en train de conquérir le monde.
Josie Nutter : "Je suis une fille complètement geeky qui fait très, très lentement son chemin à la fac tout en bossant à plein temps dans l'industrie du jeu vidéo. J'ai grandi dans le Wisconsin, passé la plus grande partie de ma vie d'adulte à Washington, j'ai travaillé un moment dans la Bay Area de San Francisco et je suis maintenant de retour à Seattle. Je fais du design de niveaux, du scripting et un peu de programmation pour Snowblind Studios. Dans mon temps libre, je suis des cours, passe du temps avec mon boyfriend qui est un développeur de jeux vidéos complètement sidérant, et à l'occasion je suis mannequin pour des photographes de talent ou des couturiers (défilés). Pour plus d'infos, visitez mon site personnel."
Anina est mannequin. Son agence a voulu la virer parce qu'avoir un blog n'était pas compatible avec son métier - sans doute parce qu'un blog est gratuit et qu'un mannequin doit vendre son image.Heureusement elle n'est pas impressionnable : elle a même organisé la conférence intitulée Fashion and blogging à Paris l'an dernier...
Un bon article sur elle (en français).
Ceci dit, il n'y a pas que les mannequins qui ont ce genre de problèmes avec leur employeur : une dénommée Jessa Jeffries s'est récemment fait virer de son musée paléontologique pour avoir bloggé.
video-game paintings
c'est-un-scandale
En attendant la recette des œufs à la bénédictine by marseille-sympa , je vais m’exprimer à propos de natoora.fr : le maxi-mo bobo des produits frais, le sujet préféré de Maitena Biraben dans son émission destinée aux ménagères.
Je peux témoigner : on m’a expédié des colis natoora à la ferme où je squattais la semaine passée.
Un matin, j’ouvre la porte d’entrée : je distingue deux colis dispersés à vingt mètres, comme s’ils avaient atterri en astéroïdes . Aussi, j’ai reçu la facture de mes victuailles trois jours après. Alors que c’était un cadeau pré-payé.
Le fait que personne ne se présente à moi ne m’a pas chagriné : les relations enchanteresses avec les clients, du style picard store, me congèlent. Par contre, j’ai fortement déprécié la réception de la note. C’est un mauvais point pour Natoora qui ne se rend pas compte des situations dramatiquement décevantes qu’il peut engendrer.
je dois aussi dire que le frigo dont je disposais dans la maison a tout gâché: il a congelé mes aliments, pour la plupart des fruits et légumes ; et les chats charclos ont bouffé mon special-fromage-de-chèvre.
Les produits natoora proviennent de petits producteurs ; c’est évident : les côtes de porc sont plus goûtues et épaisses que celles achetées à franprix, les packagings des produits sont rétros, bucoliques, anti-flashy ; leurs receptacles : en matériaux nobles et rough, tels terre cuite peinte ou carton gris recyclé.
Les yogourts sont super creamy, teintés d'agents sombres délicieusement sirupeux, sans aucune teneur synthétique ou presque. Les fruits et légumes sont over colorés, les patates recouvertes de terre de la Terre.
Ce qui m’a le plus interpellé, c’est la matière posée à l’intérieur des cartons réceptionnés, censée perdurer la fraîcheur des produits durant leur transport : une bâche plastifiée, immaculée, aux protubérances gonflées à l'air sain. Elle est constituée de boudins horizontaux, les uns aux dessus des autres, sorte de store volumique cossu et redondant.
J’ai gardé l’objet ; il sacre dans mon living room :
J’en recommanderai.
Thursday, May 25, 2006
electroma

" Daft Punk’s Electroma est une odyssée visuelle et musicale qui suit l’histoire de deux robots dans leur quête pour devenir humains. "
Interface cerveau/machine
Honda développe une nouvelle interface cerveau/machine. Un article intitulé Decoding the perceptual and subjective contents of the human brain nous montre qu'il est possible, à partir de scans IRM, de décoder l'activité cérébrale qui correspond aux impulsions motrices.Les expériences réalisées font jouer au cobaye une partie de papier-cailloux-ciseaux. Résultat : il est possible de faire suivre à une main robotique les mouvements qui sont ordonnés dans le cerveau du cobaye, avec une précision de 85% et un délai de 7 secondes.
Certes, Kevin Warwick arrive à faire ça depuis des années, de bouger une main robotique par la pensée. Mais lui passe par des implants qui interceptent le signal dans les nerfs externes (par exemple le nerf qui va jusqu'à la main : il met sa puce dans le poignet), pas dans le cerveau. La méthode du Dr. Yukiyasu Kamitani, elle, n'est pas invasive : pas besoin de chirurgie, ON PEUT DECODER LA VOLONTE DE L'HOMME PAR DES ELECTRODES SUR SON CRANE. Autre avantage, contrairement aux technologies que les paralytiques peuvent aujourd'hui utiliser, elle ne nécessite pas d'apprentissage puisqu'elle ne fait que réinterpréter l'information de l'activite motrice "normale".
Lien via We make money not art
+ toujours sur WMMNA, un lien vers une histoire de serpents implantés RFID et un lien sur le Verichip en europe.
aujourd'hui c'est presque dimanche on écoute et on se tait
le poids des mots, le choc des photos
A "BON JOVI"Being interupted during sex - as in, 'half way there...'.
"I was about to drop my load in Becky when my roommate bardged in the room. Becky ran to the bathroom, then wouldn't let me finish...leaving me with a Bon Jovi."
Wednesday, May 24, 2006
Le meilleur ami de l'homme
Vous connaissez Tom ?Tom Anderson est le fondateur de Myspace.com, le site qui a remplacé les disquaires, les salles de concerts, les bars, les boites e-mails et plus globalement la vie par des pages personnelles qui sont au web ce qu'andré rieu est à la musique.
Myspace a remplacé le dialogue par des commentaires sur des profils, le concept d'oeuvre par celui de 4 morceaux en streaming, et plus globalement la vie par le friend space. Il ne reste dans les décombres d'une socialisation networkée et décentrée plus qu'une règle : le premier ami qu'on a en s'inscrivant sur Myspace est Tom.
Tom, souriant, athlétique, blanc, américain, t-shirt blanc.
Pas étonnant qu'il soit devenu le meilleur ami du monde (pas moins de 80268419 amis à l'heure où j'écris). Tom, c'est le personnage blanc, vide, la surface plane idéale sur laquelle projeter le fantasme d'un rapport humain réussi. Exemple parmi d'autres d'une expérience sociale virtuelle sans heurts et sans reproches, de l'amitié contemplative avec des icônes massivement répliquées et pourtant si proches. Présence en trompe-l'oeil diffuse dans la société, Tom est, comme on a jadis parlé d'ennemi intérieur, une sorte d'ami intérieur du village global.
Mais la révolte gronde.
Pour un Tom climatisé, asceptisé, universel, combien de vrais Toms de chair et de sang vivent particulièrement leur vie comme une singularité ? Combien veulent encore une amitié réelle, une amitié de chair, une amitié de sang, une amitié de la Terre ?
Il y a le Puerto Rican Tom
Cet homme est tout simplement "Not Tom"
Mais mon préféré est Black T0m. Parce que contrairement aux autres, Black Tom n'est pas que Black T0m, ce n'est pas un faux Tom. "Original Black T0m" comme il le dit : make sure your friends are getting the right Black T0m on their page. There are a few other guys who stole my picture but don't have as many friends as I do. Est-ce que l'autre Tom, le Tom par défaut se soucie de son authenticité avec ses 80268419, non, désormais 80277338 friends ? Le Tom par défaut n'est pas un homme, c'est un meme, si on le diffuse et le copie il s'épanouit. Black Tom est avant tout un homme. Se faire passer pour lui c'est l'usurper, il a une identité qui n'est qu'à lui. La première chose qu'on voit sur sa page, c'est ses rencontres avec ses fans :
Ces photos de rencontres, on les voit au premier coup d'oeil parce que Black T0m (avec un zéro, pas un "o") a compris. Que les rapports virtuels ce n'est rien s'ils ne sont pas incarnés. Que les noirs - et noir ici signifie toute minorité, toute spécificité - ont aussi droit à leur Tom, et que la socialité du Tom local, particulier, sera vivante et accessible.Les Danleers, dans les années 50, nous l'avaient déjà bien dit de toute façon : nous avons tous notre Tom, nous avons tous quand nous nous sentons seuls une image qui nous tient chaud et dont les yeux de papier s'adressent à notre coeur par la même magie que ceux de nos rencontres de chair.
Je tiens dans ma main une image de toi
Mais je ne peux pas comprendre pourquoi tu m'as rejeté
Mais alors que je contemple ton visage
Mon coeur bat tendrement.
le temps est une pute

DO JAMS RUN FREE ? (double vie, gottfried benn_1950) + BIEN DIT

son:
sonic-youth, "jams run free" (rather ripped_2006)
"Je suis le bord de ton chemin
Qui te frôle
S'effondre.
( Else Laske- Schüler, dernier chant à Giselheer)
gottfried lui répond:
"Personne ne sera le bord de mon chemin
Laisse donc tes fleurs se faner
Mon chemin coule et va tout seul."
( ici bas , pas de consolation )
Tuesday, May 23, 2006
apprenez à parler aux filles avec nos amis les rappeurs
faire sentir à madame l'agrément distingué qu'éveille en vous sa présence
A EVITER I'd rather spend my mornin diggin through some records instead
But, tonight, I guess it'd be aight if we can touch bases
Hookup somewhere and exchange some "Fuck Faces" »
Devin the Dude, Fuck you (Dr Dre)

I'm mashin the gas, she's grabbin the wheel, it's true to the heart
She rides with me - the new Bobby and Whitney
Only time we don't speak is during "Sex and the City" »
Jay Z, Me and my girfriend
leçon n°2 :
apprenez à partagez avec elle les fruits de la volupté

A EVITER
« Ma, you ain't gonna talk me to death
cause you got free nights and weekends
Ghetto Fab's all over the place
Oops there goes my kids all over you face »
Fabolous, Oops (Oh my) (Tweet)
PREFEREZ
« Do you really know what it feels like
to have no control over the G spot?
It's like a brand new pair of Reeboks or a junkie freshly detoxed
You feel the tingling all over like convulsions or the rooster pox
I used to not give a damn
But now I make it a point just to please you »
Big boi, I’ll call before I come (Outkast)
tendresse et romantisme sont les anges gardiens d'une idylle authentique
« I'd rather fuck with you,
cause I like the way you scream my name
I know you like this dick,
cause you enjoy the pleasure and pain »
Eazy E, I’d rather fuck you.
Take a shot of that alazhay come give me a kiss
And maybe we can be better friends perhaps we'll be closer
I'll be the thug in your life baby and you'll be my soulja »
2Pac, Heaven ain’t hard to find
Enregistré par Steve Albinos
styles ( last saturday nite)
MOI mein artistik blog
ghosty vengeances
Monday, May 22, 2006
running through that hill (g mail du matin + NAME-DROPPINGS)



(même casquette)
objet du g-mail: " il parait que...
marseille sympa ( 1:18 am):
...que tu n'as pas le droit de t'approcher de coline par injonction légale
me ( 8: 29 am):
classe , c'est un truc administré ?

me ( 8: 30 am):

du coup, j'ai super envie de la croiser
me ( 9: 43 am)
je viens de l'appeler pour la remercier; je l'ai réveillée.
j'ai dit "allo super flic, merci pour ton injection légale".
elle a fait "hum";
tu sais bien: avec son air hum-sexy-sex ."

+ LINK PUTE
petite annonce

lundi matin = re-prise en main
Sunday, May 21, 2006
maître crapello présente : les mots du web

occurrences :
- « Talking about your offline friends? Personal problems that are usually kept private in the offline world? Are any of these things ‘okay’ to put online, for anyone to see? »
- « I don’t have any offline friends who enjoy computer-related things such as myself. its a shame, and i wish i had some.. without the net i’d properly gone terribly lonely »
- « I don’t have any offline friends who like webdesign or computer things. And yeah, I would also be terribly lonely without the internet. »
- « So yes, I do have offline friends. I am very happy to have them, and I think that they are very happy to have me. See? It is the assurance of having someone online and offline who will be there for you and you for them. »
- « One of my good offline friends is pretty creative and complex. Be sure to let your online friends and offline friends know much you care and respect. »
- « I think my balance of online versus offline friends has changed dramatically over the past several years. When I was in college, I was very involved in the local music and art scene. I was also a radio deejay so I knew a whole lot of people. I wouldn't call all of them friends, of course, but many of them were. Since I left college, I see those friends less and less and almost none of them read my website, but I know so many more people through the internet. It's not uncommon for me to talk several times a week with someone who I've never met in person. »
- « My online friends tend to be more real than my offline friends, because I usually communicate with them at least once every few days. My online friends are a very special group, mostly women, who are very supportive and nonjudgmental. They tend to offer a wider range of perspective than my offline friends. »
- « The victims tend to be loners without many offline friends. They are looking for love. »
reste à savoir si un "online friend" peut devenir un "offline friend", et inversement. mais c'est une autre question, sur laquelle je vous laisse méditer pour la semaine prochaine.
et jay z ?

beyonce knowles est vaguement passée à cannes pour la promotion du film "dream girls".la sortie française est prévue d'ici un an.
il parait que beyonce fait preuve d'un grand talent d'actrice (en témoigne le rutilant, bronzé et bijouté bernard montiel sur télévision monte-carlo).
d'après ce que j'ai vu, c'est très clipeux : chants, danses sexy et tutti quanti.
lien davantage informatif.
m pokora: JE FAIS DE LA
who says a rap band can't play wedding music ?
Si vous aviez besoin d'une preuve de plus que les Américains sont à la pointe de l'industrie de l'animation festive, la société Gigmasters vous propose de louer des rappeurs pour épater vos convives lors de vos communions et autres apéritifs dinatoires
More Songs About Buildings and Food ( TALKING HEADS _1978)
PENSE au PAPAPINGOUIN , à ILONA synthétisée, plus généralement à la nouvelle formule -encore-plus-délire- du top50mcm ;
et ECOUTE ça:
2 singles de l'album des Talking Heads:
+ "the good thing" + "warning sign"

des chiffres

J’aurais pu poster à propos de l’eurovision, le sujet assurément le plus convoité du week-end .
Bien que le niveau soit « spécialement bon cette année"( moi je pense que c’est blindé de mytho-shakiras):
L’eurovision ça pue , pas besoin de disserter là-dessus.
Le titre est accrocheur , un peu tape à l’œil : à la fnac ça en jète;
il est inspiré de la déclaration de Ted Bundy: « Nous autres serial killers, nous sommes vos enfants, vos maris, nous sommes partout. Et beaucoup d’autres parmi vos enfants seront morts demain ».
Stephane Bourgoin est libraire au troisième œil ; c’est un spécialiste des polars ; il est aussi considéré comme LE spécialiste français des serial-killers ; on dit de lui qu’il est leur unique confesseur.
Il y a vingt ans en californie, Stephane Bourgoin retrouve sa compagne violée, démembrée en rentrant chez lui. C’est ce qui déclenche son interêt, son attrait pour les serial-killers. A son actif : une centaine d’heures d’entretiens avec les plus grands criminels récidivistes, plusieurs ouvrages, des dizaines de documentaires.
J’avais assisté à une conférence de Bourgoin il a quelque mois ; il n’était pas du tout communiquant avec son audience : son débit de parole était ennuyeux: monocorde et litanique. Par contre, la diffusion d'extraits d’entretiens audiovisuels, notamment avec Gerald John Schaefer –le-sherif-fou-, était impressionnante : des réelles performances de cinglés, en face de soi .Bourgoin parvient à extorquer des propos intimes et dingues ; ses interlocuteurs tueurs sont en totale confiance. Leurs transmissions sont directement effrayantes , finement dirigées.
Les études menées pour les serial killers sont parmi nous sont toutes aussi captivantes et méticuleuses ; un peu trop poussées des fois.
L’ouvrage se base sur des pourcentages effectués par Bourgoin ; ils constituent l’essentiel du bouquin. Parfois, c’est ennuyeux, limite intolérable : trop de sous-sondages, d'inventaires à tiroirs qui tendent à l’abstraction maniaque. En même temps, c’est ponctué de bons commentaires, de parties d’entretiens avec killers et autres spécialistes internationaux pertinents, d’exemples narratifs clairs et bien décrits sur plusieurs niveaux ( l’histoire du parisien Mamadou Traoré est un bon exemple)
Dans ce livre, Bourgoin s’escrime à réfuter l’idée hexagonale communément admise qu’un serial-killer français : ça n’existe pas. Il en dénombre quarante six au total, incriminés depuis 1999. Tout au long du bouquin, Bourgoin prouve l’inefficacité, le système anachronique de
Un chapitre est consacré aux femmes killeuses ; on y apprend qu’elles sont presque toutes motivées par leurs cycles de menstruations, qu’elles sont à l’origine d’assassinats -essentiellement des affaires de moeurs -doux et diffus, jamais surviolents, sans tentatives de cannibalisme, de nécrophilie et autres tortures ; dans ces cas là: pour la plupart motivées par un mâle dominant et démoniaque.
L'histoire de christine Falling la-baby-sitter est particulièrement saisissante; c'est La pauvre fille , la plus top listée de tout le chapitre.
Le chapitre qui concerne la mystifiée profession de » profiler » est fort intéressant.
Il n’y en a pas en france : que des charlatans. C’est une formation exclusivement nord-américaine, inhérente au phénomène unique outre-atlantique. Bourgoin explique qu’il reçoit des courriers d’intéressés à propos de conseils de formation – que des jeunes filles - attirées par l’aspect potentiellement romantique des recherches, pour la plupart naïvement marquées par le rôle de Sigourney Weaver dans l’irréaliste copycat .
Plusieurs pages décrivent le pêtage de plomb d’un profileuse sud américaine; elle déclare :
« je vivais en permanence à l’intérieur de la tête des serial-killers. Et comme je baignais dans la même ambiance qu’eux, il est compréhensible qu’ils aient été ainsi en moi, parce que j’étais ouverte à cela. Je ne les cherchais pas vraiment, mais j’étais tellement immergée dans un monde obscur que je pouvais les débusquer ».
Aussi la description des théories et technologies actuelles d’investigation est attractive :
laser argon-ion, Crimescope, poudres fluorescentes, spectrophotometrie, balises satellites, millions de fichiers informatisés , morphing, cartes mentales, critères sociodémographiques, application du "geographic profiling", du"criminal geographic targeting", probabilités tridimensionnelles (dont le « jeopardy surface »), algorithmes, mesures quantitatives, etc…
les serial-killers sont parmi nous est recommandable ; finalement, c’est peu sensationnaliste et voyeur-dégueulasse ; mais surement trop sondé et formulé.
Zappez le préambule mal écrit de la mère d’une des victimes de Guy Georges ; ne vous attardez pas sur les propos quelquefois compréhensibilisés de l’auteur envers les serial killers, souvent légitimés par une classification exemplifiée de traumatismes enfantins.
Dans un processus d'écriture tranché, éclaté, épars et peu harmonisé, il semble que Stéphane Bourgoin n’est pas doué pour faire transiter ses chapitres : on a systématiquement droit à des phrases laconiques irréversibles , complaisantes et démagogiques , lancées en faveur des victimes et de leurs proches.
complément son:
"Landru" ne t'a pas cru, no unauthorized (invasion[141a]_1987)
Saturday, May 20, 2006
bad petersal justification brand new pseudo à partir de bobastartfromtheblock
pour berlinticket de la fin de semaine joyeuse
perdus
matin tôt
averses
pâté de soja en conserve
forêt noire
chaussettes en cuir repetto
on parle de venise
personne
aout dernier."prends le dernier train"
son: "misery train", suicide (american supreme_2002)
kiiiiiiiiiiiiiiiiim ma tite


( le clip de I love you golden blue est un peu pourri: nostalgy films super8 bébés jfk et tout; il y a pas les deux minutes d'intro du morceau + kim gordon est creusée mais sa voix est super classe; et les lyrics sont sympatoches)
I LOVE U GOLDEN BLUE, sonic-youth ( sonic nurse_ 2004) video quicktime
vs.
FREEZER BURN /I WANNA BE YOUR DOG, sonic-youth (confusion is sex_1983)

ouawou
un bon scam est un scam raté
le scam, c’est un peu la logique de la séduction poussée à l’extrême, un message où le style doit vous persuader par des effets de surface, donner l’impression d’une voix singulière qui s’adresse à vous, et seulement à vous. un scam n’a qu’une seule raison d’être, c’est de pousser son destinataire à se comporter d’une certaine manière en lui faisant croire à une fiction par le seul talent d’écriture de son auteur. le monde virtuel a produit sa propre race de bonimenteurs, moins flamboyants que les tchatcheurs gesticuleurs qui cherchent à vous arnaquer en jouant du regard en coin, des gestes et du t’as-vu-? : leurs cousins virtuels sont des bonimenteurs anonymes et sans corps, impossibles à deviner derrière la débauche d’effets de manche de leurs syntaxe. le scammeur est complètement absent de son texte, où il essaye d’inventer une sorte de personnage qui va sonner vrai de façon immédiate, susciter de la sympathie chez le scammé. c’est pour ça que les scams sont écrits dans un style si dense, tellement surchargé qu’on s’étoufferait à essayer de les prononcer à haute voix : chaque mot porte une charge symbolique presque exagérée, aucun ne semble choisi au hasard. le scammeur se base sur l’idée qu’il se fait de la culture et des opinions de sa cible, un peu comme un publicitaire : par exemple, dans le contexte mondial actuel, beaucoup ont eu l’idée de se présenter comme un riche africain qui aurait besoin de faire sortir des fonds de son pays pour des raisons politiques. tout est calculé au millimètre dans cette stratégie : l’Afrique inspire la compassion et la curiosité, mais la richesse du personnage rassure – il se place un peu au juste milieu dans les sentiments de l’européen à l’égard de l’africain. c’est un continent dont les régimes politiques sont mal connus mais associés dans l’inconscient collectif à un échiquier chaotique de dictatures ultramilitarisées ; et c’est un continent où il y a dans l’esprit de tous « de l’argent à se faire ». en ce qui concerne le style hyper-pesant des scams, il est fait d’une accumulation indigeste de formules de politesses qui servent à établir/asseoir la communication, et de pseudo-détails destinés à « sonner vrai » - noms de personnes, de pays, de villes, d’entreprises, litanies de titres rassurants… du coup le texte semble tellement ancré dans les détails qu’il fonctionne en raccourci, en ellipse, comme si une situation vous était exposée et acquérait une sorte d’évidence en quelques lignes, pour mieux vous pousser à agir en conséquence le plus vite possible. la meilleure stratégie est alors de donner au scammé l’impression qu’on est en train de lui faire un énorme faveur et qu’il faut qu’il agisse au plus vite sous peine de voir cette aubaine lui filer entre les doigts. d’où une écriture très directive, avec des instructions précises et ramassées, écrites à l’impératif, pour faire sentir une sorte d’urgence et donc endormir l’esprit critique du destinataire. la mission est accomplie quand ce feu d’artifice verbal criard a accouché paradoxalement d’un sentiment de sécurité chez le lecteur, qui va alors faire sauter les barrières mentales qui le retenaient de mettre en jeu son argent. la confiance, associée en général à quelque chose de direct et sincère qui s’établit entre deux personnes, sans artifices, n’existe dans le scam qu’au prix d’un charabia ultraconcentré de stimuli linguistiques, d’un bombardement de mots et de formules savamment choisis pour atteindre leur cible.
ces messages ont pour seule raison d’être l’efficacité, et ils ne sont donc pas censés survivre à cet usage unique. mais certains, en particulier les plus ratés, reçoivent une sorte de réhabilitation post-mortem : faute d’une maîtrise nécessaire de la langue par leur auteur, ils deviennent des objets curieux intéressants à lire pour eux-mêmes. quand les savoirs pratiques du scammeur ont complètement dysfonctionné, que la mécanique d’écriture s’est déréglée, le scam franchit la ligne où il se trouvait en équilibre précaire, entre le génie machiavélique et le ridicule absolu. le texte ne montre plus qu’une seule chose, son échec à mettre en œuvre une stratégie pourtant bien élaborée, et il ne reste plus qu’un tas de formules vides et de tactiques avortées qui flottent à la surface comme des poissons morts. un scam vraiment raté devient un texte burlesque, au sens fort du terme : une sorte de buster keaton verbal où les mots trop maladroits s’acharnent à tenter d’exécuter des mouvements pour mieux se casser la gueule à chaque pas, se relever dans une posture raide et bancale, essayer encore, et se casser la gueule à nouveau.
gloire à toi, qui que tu sois, Eng.Funso Kupolokun !
Date: Sat, 19 Mar 2005
Sujet: privée
A: undisclosed-recipients: ;
SECRET SUPÉRIEUR du BUREAU
TEL/FAX:234-8055359541
EMAIL:ff_funso@yahoo.ca
de LAGOS LAISON DU BUREAU DE
JOINT-VENTURE EN PARTICIPATION DE NNPC/SHELL
Att :
Merci. Nous vous prions
de croire à l'assurance de notre
considération distinguée,
Eng.Funso Kupolokun.
Friday, May 19, 2006
meetic anthem

Wanted,
young man single and free

But will accept a young trainee

Oh I'm gonna put it in the want ads,
I need a love that's true
Gonna put it in the want ads,
my man and I are through

My man is playing the field, the thrill is gone
He stays out all night, says he's with the boys
But lipstick on his collar, perfume on it too
Tells me he's been lying, tell ya what I'm gonna do
I'm gonna put it in the want ads, this girl's in misery
Gonna put it in the want ads, somebody rescue me

I spend my nights alone, cryin' bitter tears
Although I cry aloud, nobody really hears
And when I need him most, he's never by my side
He's either playing cards, or drinking at the bar

Gonna put it in the want ads, I need somebody new
Gonna put it in the want ads, my man and I are through
I, bobo
et nicolas s. dans tout ca j'ai envie de te dire
Turquoise boy

Le meilleur groupe de rock + la meilleure des couleurs
Sonic Youth - Turquoise Boy(extrait de Rather Ripped, leur nouvel album qui sort le 13 juin prochain)
En prime, le nouveau Pharrell.Thursday, May 18, 2006
longue vie à la nouvelle chair
Wednesday, May 17, 2006
still-life (partie de campagne)
Tuesday, May 16, 2006
Ice-T va produire un album de rap pour David Hasselhoff

avec un peu de chances il y aura une ou deux prods des neptunes
follow the mao meth
Non, les maoïstes ne sont pas tous de vieux réacs bave-aux -lèvres qui vous regardent constamment d'un oeil soupçonneux même quand vous leur parlez de trucs complètement anodinsNon, les maoïstes ne sont pas tous déconnectés du monde actuel et de sa culture, la preuve sur le site du "Maoist International Movement" (MIM) qui propose une section "jeux vidéo" irrésistible
Les jeux de stratégie économiques, militaires et de science-fiction sont décrits de façon à faire ressortir leur dimension idéologique en vue d'une critique du capitalisme. Certains passages sont superbes, comme quand l'auteur dresse un parallèle entre la révolution maoïste et star wars rebellion.
Sunday, May 14, 2006
un logiciel peut-il être noir ?
tromboniste, compositeur et artiste contemporain, George E. Lewis a notamment joué avec le jazzman Gil Evans ou encore l’expérimentateur inclassable John Zorn. mais il s’est surtout fait connaître par ses recherches sur la musique par ordinateur, en particulier dans l’expérience musicale de « Voyager », qu’il entreprend pour la première fois en 1986. « Voyager » est une composition musicale exécutée avec l’aide d’un logiciel expérimental qui analyse en live la performance d’improvisation qui lui est soumise, et produit en réponse des lignes mélodiques. le soliste n’est pas directement responsable du résultat obtenu, car le logiciel improvise à la fois par des réponses complexes à sa musique et par des propositions totalement indépendantes de celle-ci - qui ne sont justifiées que par la logique interne ultratordue du programme. le morceau obtenu est le résultat d’une interaction entre le musicien et le logiciel, mais une interaction qui ne va pas dans une direction prédéfinie, dans laquelle la relation de contrôle de l’artiste sur son instrument est détruite, laissant la place à un libre jeu aléatoire des séquences musicales. les réponses de l’ordinateur aux mélodies du musicien peuvent aller de l’adhésion à l’indiférence complète.
Voyager » est une manière de réfléchir à l’identité afro-américaine. le logiciel a été imaginé de manière à incarner les principes d’une esthétique noire en désinstrumentalisant l’ordinateur. pour Lewis, un logiciel informatique n’est pas aculturel, il est forcément déterminé par la société où il est apparu : or la majorité des recherches sur la musique par informatique sont apparues dans une aire de pensée eurocentrique. pour inventer un logiciel « noir », Lewis se base sur l’idée selon laquelle la prédominance du multiple caractérise l’esthétique musicale afro-américaine : multiplicité rythmique, métrique, visuelle… par exemple dans un solo de Coltrane, il remarque qu’un grand nombre d’évènements sonores s’amassent dans un laps de temps très bref, que des gimmicks rapides constitués de nombreuses notes se multiplient pendant de longues périodes ; du coup, le logiciel de « Voyager » privilégie les séquences d’accroissement rapide des données sonores, avec des changements soudains de tempo, de tonalité, d’orchestration – un cauchemar pour toute personne assujetie à l’esthétique européenne qui invite à « ne pas surcharger » les compositions musicales. tout comme on dit qu’un musicien a « son propre son » - ou en hip hop son flow – le logiciel a été constitué de manière à avoir son propre son, reflet d’une certaine culture.
le logiciel fait en fait plus que de reproduire au niveau informatique une esthétique « noire », il rejette la vision européenne de ce qu’est l’improvisation. le but de Lewis est de montrer le côté discutable de notre séparation entre la composition et l’improvisation, c’est à dire entre un travail conscient et attentif d’une part, et une spontanéité absolue d’autre part. le logiciel est une machine à improviser qui montre ce mode de création comme un travail de production à part entière : c’est une machine qui compose en incorporant une idée de dialogue, d’intervention extérieure, rejetant une certaine vision idéalisée du créateur comme sujet indépendant de tout. l’intervention de la machine - qui est conçu dans notre imaginaire comme l’antithèse de cette conception de l’homme comme sujet libre et souverain - donne à voir le rôle de l’accidentel dans toute création ; et plus généralement, la façon dont nous existons comme sujet à travers des interactions avec d’autres instances qui ne dépendent pas de nous. l’ordinateur est relié à une vision polémique et philosophique du monde qui conteste le rationnalisme occidental au profit d’une pensée « noire » : sur ce point, Lewis rejoint l’afro-futurisme d’un Sun Ra, dont il est un peu le pendant universitaire et bien habillé.
so so deaf

Swisha House - Beethoven freestyle
Saturday, May 13, 2006
homeless scarecrow
après un post sur le rap régional et un autre sur une série tout aussi "en direct de vos régions" la thématique du jour semble être bien lancée, alors il peut être marrant d'aller visiter le site Folk archivequi réunit pas mal de photos de l'artiste contemporain Jeremy Deller. pour mieux se moquer de la notion de "folk art", Deller est allé sillonner les routes d'Angleterre avec son acolyte Alan Kane pour y traquer les manifestations de cet "art populaire"qui fait fantasmer les universitaires et dans lequel les époques passées subsisteraient indépendamment du passage du temps. résultat, des photos souvent déconcertantes de geste créatifs totalement déconnectés des standards esthétiques légitimes, dictés par on ne sait quelle inspiration du moment complètement inaccessible à l'observateur.
la présidentielle est dans la place

Blanche justement, alias Ségolène-dans-la-fiction : elle incarne les mêmes valeurs que la future candidate P.S. : on la voit depuis toujours comme une mère de famille devant gérer les crises successives (entre autres : son fils a été brièvement mais intensément en fauteuil roulant, sa fille essaye régulièrement de tuer tout le monde, son mari l'a trompée avec une psychopathe), tentant de concilier la tolérance et les valeurs morales. quand sa fille a été enceinte, elle l’a poussée à contre-coeur à avorter, tandis que Mirta, la réac de la série qui sort avec Picmal, tentait de l’en dissuader en brandissant son gros crucifix. Blanche a choisi de se présenter car elle est une femme, et que cela « va renouveler un peu la politique ». Blanche est séduisante mais bourrée de valeurs traditionnelles, elle est la garante de l’équilibre dans le "Mistral", où elle est aimée de tous. lors d’un débat avec Picmal dans le bar névralgique de la place, elle a réussi à faire entendre raison aux gens qui étaient sur le point de céder aux sirènes du tout-sécuritaire incarné par Picmal : "nous ne devons pas avoir peur les uns des autres ! parlons-nous ! nous sommes un petit quartier à dimension familiale !" Dans la microsociété du "Mistral", Blanche incarne le lien social, une sorte de sentiment de reconnaissance mutuelle et de tolérance de tout le monde par tout le monde. elle n’est pas une professionnelle de la politique – on pense à cette supposée « fraîcheur » de Royal dans le camp des « éléphants » - et le répète souvent : elle se bat par convictions, par sincérité, alors que Picmal est un opportuniste populiste qui exploite les peurs des gens quitte à les créer lui-même.

from the block
Son "SOS" qui sample Soft Cell est pour la deuxième semaine de suite en haut du Billboard Hot 100 US et des charts pop, et des charts de download.
Félicitations Rihanna !
Un excellent post de bobastartfromtheblockEt le mp3 du jour ce n'est pas du tout Rihanna mais T.I. sur la dernière southern smoke.
Southern Smoke, ce sont les légendaires mixtapes de DJ Smallz, qui a réussi à s'imposer comme une référence malgré son jeune âge et son incapacité à enchaîner deux disques correctement. Ce qu'il a ? Les connections avec tous les rappeurs du Sud qui viennent poser sur ses disques, et un bon goût certain. Tout bon morceau du Sud se retrouve sur une Southern Smoke.Ce volume 25 est en l'honneur de Pimp C, qui vient tout juste de sortir de prison où il croupissait depuis quelques années (je ne me rappelle plus combien et si vous voulez le savoir googlez vous-même) pendant que son acolyte Bun B faisait de "Free Pimp C" le slogan incontournable du Dirty South. La tape est sortie à peine quelques jours après sa libération et le met aux côtés de tous les noms du moment : Paul Wall, Lil'Flip, T.I. ou ce MC au nom si suave qu'est Lil'Keke.
Oui, j'adore le nom de Lil'Keke. Quand on le voit la première fois, on pense "Lil Kéké", petit kéké. Je suis sur qu'il y a plein de régions reculées en France où les vieux les plus ploucs et dégénérés traitent leurs petits-enfants consanguins et débiles de "Petits kékés", un terme affectueux dans leur patois pour désigner ces gamins qui crachent sur la maîtresse, violent leurs soeurs et font caca dans la rue.Et en anglais, Lil'Keke se prononce [LilKiki], j'essaie de m'imaginer que si les coins les plus nazes de notre pays produisaient des rappeurs au lieu de chanteurs de ferias, il y en aurait sans doute un pour s'appeler "Petit Kiki". Il ferait des duos avec Patrick Sébastien, des morceaux sur le beaujolais nouveau en sautillant sur scène et en affichant les dents écartées un sourire obscène.
Lil Keke (et une bonne partie du rap du Sud), remplacez le folklore français par l'américain et c'est exactement ça quand on y pense. Quintessentiellement son nom exprime la bêtise crasse, l'ignorance profonde de sa musique, et finalement regarder son nom pourrait suffire. S'il ne lui arrivait pas de lâcher des bombes comme ce Chuck Up The Deuce (sur la fameuse Southern Smoke 25).
Je me demande parfois où j'ai la tête. J'allais oublier de vous parler de cette mixtape, la Southern Smoke 25. Eh bien c'est une très bonne mixtape, les rythmes sont lancinants comme la vie d'un mac d'Atlanta bercé par les oscillations des suspensions de sa cadillac, les refrains entêtants et les beats étrangement inquiétants comme une crise de parano. Les morceaux sont bien choisis, c'est tout un univers chantant bariolé funky syncopé et abrasif. C'est du rap du Sud, c'est finalement plus enrichissant d'en écouter que de disserter dessus.
c'est perso
Friday, May 12, 2006
l'été 2006 sera grillz et caniches
skyblog poetry
Youtubology 101 : Home made music videos
Je voulais trouver un digne successeur à mon post sur cet incroyable clip de Becky Liu reprenant Janet Jackson. Mais des heures sur YouTube ne m'ont pas apporté un seul concurrent sérieux à son entreprise de refaire soi-même, à la caméra, les clips de ses stars préférés.
On peut dégager trois approches suivies par ces refilmeurs (?) sauvages :
1) Le lip-syncing
Lip-syncing, c'est le terme anglais pour ce qu'en français on nomme le playback. Se filmer dans sa chambre en train de suivre les paroles d'une chanson. C'est le lip-syncing qui a sans doute initié l'idée du remix video sur youtube. C'est en tout cas le type de document que les recherches apportent en plus grand nombre, parfois même en nombre supérieur aux occurences du clip officiel de la chanson.Et je ne vais pas trop m'attarder dessus car Sam Anderson de Slate a fait un excellent article sur le sujet.
2) La "fan video"
C'est dans un volonté d'exhaustivité que je mentionne ce type de document, que mon objectivité ne m'empêchera pas de qualifier de navrant, humainement comme esthétiquement. Il s'agit de substituer aux images du clip original des photos, ou extraits vidéo de l'artiste en question (de préférence mort), afin de lui rendre hommage. Ce n'est donc qu'une mise à jour des albums Panini ou de OK Podium, à la notable exception que le fan devenu réalisateur doit au moins apprendre des rudiments de Premiere. Mais ce n'est pas pour autant que cela a un interêt : certes le réalisateur doit réarranger selon sa configuration personnelle le champ symbolique de l'artiste dont il est fan. On pourrait même dire que c'est une manière de se donner le contrôle sur la figure presque dictatoriale que peut être une idole d'ado.[Et à ce sujet je me permets d'ouvrir une parenthèse pour signaler qu'Amel Bent a avec Ne retiens pas tes larmes a sans doute signé le manifeste d'une future starocratie totalitaire. Cela vaudrait sans doute le coup, même si c'est bien apparent, de voir les méthodes de contrôle psychologique de son client qu'elle applique dans la chanson. De les lier à la psychologie sociale. Aux méthodes inventées dans les écoles secrètes de la CIA pour contrôler un esprit. A Jose Delgado qui a écrit "Physical Control Of The Mind". Peut-être que je le ferais un de ces jours]
Donc, on pourrait dire toutes sortes de choses sur ces clips-là, mais ce serait pure perte de temps tant ils sont pauvres.
3) La parodie (cf. Louis Garcia, edfez...).
A l'honneur des parodistes, il faut leur laisser qu'ils sont les seuls à produire, mettre en scène et monter leurs images. Mais à la différence de Becky Liu, les parodistes ne s'inspirent souvent que peu des traditions du video-clip (montage synchronisé avec la musique, mouvements de caméras rythmés, ambiance sexy). La plus grande partie d'entre eux reproduisent une esthétique frat-boy blague potache (caméra fixe, dortoir... cf. rydewnd2) : des images qui rappellent furieusement la fois où j'avais 15 ans et mon pote m'avait prété un camescope, et qu'on était allé se filmer dans le parc. Autrement dit, ce sont les gens chez qui le passage à la numérisation et à la distribution digitale n'a pas affecté la production artistique.
Certains ont toutefois commencé à mettre en application les idées du Web 2.0 dont YouTube est un des principaux précurseurs (avec Myspace). Contrairement à rydewnd2, da216pimptress par exemple ne procèdent pas tant à une exhibition démonstrative des attributs de la puberté (même si ils n'en sont pas exempts) qu'à une critique des représentations portées par les clips de Nelly et Paul Wall. Ils caricaturent les signifiants du gangsta rap (grillz, voitures, putes...), ce qui signifie en somme : adolescents, nous sommes des consommateurs d'images et nous pouvons aussi les produire hors du contexte institutionnel. L'idéal du Web 2.0 c'est bien cela : des individus qui produisent le contenu médiatique sans nécessiter des superstructures (chaîne de télé, station de radio), et l'espoir que l'exigence d'être créateur qui s'en dégagera puisse être une résistance de l'internet à sa centralisation par les sites les plus puissants. Plutôt que d'aller regarder le clip sur MTV, faisons-le à notre sauce sur youtube.
La réalité du Web 2.0 risque donc bien d'être une prolifération plus grande encore de contenu adolescent du type skyblog. Comme l'illustre le clip d'edfez : il commence par une parodie de clip de "Cry Me A River" de Justin Timberlake qui ridiculise les protagonistes. Mais, oubliant le mouvement critique qui portait sa réalisation, edfez est très vite (au bout d'environ 30 secondes) lassé par cette démarche pour se laisser fasciner par l'érotomanie sous-jacente à youtube et à l'autodiffusion globale : les acteurs ne suivent plus les paroles, le montage ne suit plus le rythme et ce qui commençait come un travail de media critic amateur finit par n'être que médiatisation du corps des réalisateurs.
Donc, personne n'arrive à la cheville de Becky Liu encore et toujours : elle et ChaseWorks ont récupéré l'esthétique du clip, avec leurs moyens et leur technique certe limités. Ce qu'ils ont fait n'est pas une parodie, il ne s'agit pas de s'approprier la parole pour se cantonner à une négativité critique. Plutôt de substituer, à la production lénifiante par les organes de pouvoirs d'images niaises et doucereuses... la production lénifiante, par les individus, d'images niaises et doucereuses. Vive le Web 2.0 et la révolution médiatique !Thursday, May 11, 2006
La Chine lance sa propre "encyclopédie libre"

Contrairement à Wikipedia, qui donne la possibilité à chacun de créer et de modifier des articles, Baidupedia est censurée par l'entreprise afin d'éviter d'offenser le gouvernement chinois. Les articles de l'encyclopédie doivent d'abord passer un système filtrant avant d'être ajoutés au site.
Baidupedia empêche les utilisateurs d'y exprimer "un point de vue malveillant sur le système national actuel", ainsi que toute "attaque des institutions gouvernementales", et interdit la "promotion d'une vision du monde désabusée ou négative".
"Les premières réactions ont été très positives, nous sommes donc très confiants sur le fait que nous allons très vite devenir le numéro un dans ce secteur," a déclaré le président directeur général de Baidu, Robin Li, au "Financial Times". "J'espère vraiment que notre encyclopédie sera celle qui fera le plus autorité pour tous les utilisateurs chinois."
Li a reconnu que Baidupedia avait été créée sur le modèle de Wikipedia, mais il a affirmé ne pas savoir que Pékin avait banni le site américain. Le site Wikipedia en langue chinoise connaissait une popularité grandissante avant que le gouvernement n'en bloque l'accès vers la fin de l'année 2005.
Les autorités chinoises bannissent fréquemment des sites américains présentant un contenu "nuisible", comme de la pornographie ou de la violence. Mais il restreint également l'accès à des sites qui comportent des idées politiquement sensibles et du contenu religieux, notamment des informations sur le mouvement Falungong.
Baidu.com détient la première place du marché chinois de la recherche sur internet, à hauteur de 37.4%. Son introduction en bourse en août 2005 au Nasdaq était l'une des meilleures offres publiques initiales de l'année, avec des actions gagnant 354% en un seul jour.
Désireuses de s'arroger une partie de l'immense marché chinois d'environ 111 millions d'internautes, des entreprises occidentales comme Yahoo, Microsoft et Google ont toutes accepté de censurer leur contenu.
Google a créé la polémique en janvier 2006, quand il a lancé son nouveau service pour la Chine, www.google.cn, qui censure les sites et les contenus bannis par le gouvernement chinois.
Yahoo s'est aussi fait remarquer en 2005 pour avoir fourni des informations au gouvernement chinois, qui ont conduit à l'arrestationde Shi Tao, un journaliste chinois, qui fut à la suite de cela emprisonné pour dix ans pour avoir outrepassé une censure gouvernementale par l'intermédiaire de son compte e-mail Yahoo.
Pour contrôler l'accès à internet, les autorités chinoises ont recours à des technologies de filtrage de plus en plus sophistiquées. Ils obligent également les cyber cafés à enregistrer leurs utilisateurs et les fournisseurs d'accès à révéler des informations personnelles sur leurs clients.
Source : New Scientist.
Et en bonus un article de Joseph Reagle sur le fonctionnement de Wikipedia.
Paranoïa
NSA.
National Security Agency.
Chez les conspirateurs, on dit souvent que la CIA et le FBI ne sont que la partie émergée d'un iceberg dont la masse est constituée de la NSA. C'est le plus grand employeur de mathématiciens des Etats-Unis.
AT&T, Verizon et Bell South.
Trois des quatre plus grands opérateurs téléphoniques américains (le quatrième est Sprint).

Depuis le 11 septembre 2001, les seconds fournissent à la première les enregistrements des conversation de plusieurs dizaines de millions d'abonnés. D'après USA Today, il s'agit de la plus grande base de données jamais créée.
Pour 26$, l'appareil dont vous voyez présentement la photo enregistre toutes les conversations qui passent par la prise sur laquelle on le branche.
Berlin gets luxury public toilets

La capitale allemande vient de doter de toilettes publiques ultra-luxueuses la Breitscheidplatz, en plein coeur de Berlin-Ouest. Pour 750.000 euros elle s'est équipée d'un décor d'acier trempé digne, selon Reuters, des équipements d'un hôtel ou d'un nightclub.
Breitscheidplatz by nightLes esprits chagrins diront que c'est du gâchis vu la situation financière de la ville. A moins que cette mesure ne soit la pour rassurer les investisseurs quant à l'état de délabrement et d'hygiène qui y règne ?
Listen to american pop music
"vive le cannibalisme" (dancing box)
<====larbre est un symbole phallique
j'insisterai sur le plaisir naïf qu'il y a à consommer des formes de récits aussi variées que le skyblog pupute, le chat de gros lourdaux compulsifs du smiley, le profil myspace sous forme de liste du mec qui veut paraître à la pointe de la hype, ou la conversation quelconque avec un pote qui a été sauvée par google talk et sur laquelle on retombe quelques jours plus tard. Toutes obéissent à des codes hyper précis qu'on ne perçoit pas sur le moment mais qui deviennent assez amusants quand on prend du recul et qu'on n'est plus pris dans le feu de l'action.

Mercredi 10 mai 2006 11h35, chat room *La France
UNE BIEN BELLE SURPRISE…
[narko69] c koi ste voisine
[narko69] t1 mai a 16 ans ca commence a etre salope
[JOTHAKILLA] GRAVE JE VEU LA MM
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] je raconte le truk
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] je c pa si elle a 16an ou plus ms bon
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] en fet
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] je reraconte
[narko69] tvas y
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] a 20h jarriv chez moi
[JOTHAKILLA] vas y
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] et je v a la fenetre pr voir ma voiture
[JOTHAKILLA] kelle ville??
[narko69] attten j'enleve mon calecon
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] colombess
[narko69] jvai me branler
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] mdr narko
[narko69] vas y continue
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] apres
[JOTHAKILLA] apres??
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] je voi la voisine ki abite a coté de la barak
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] merde
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] ki abite la barak je ve dire
[Jeru_the_damaja] c sur ta voisine va pa habité a lotre bou dla ville
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] et je voi kel enleve son top
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] hihihi
[narko69] putain g plus la barre continue la
[JOTHAKILLA] la barak da cote
[narko69] bien foutu la meuf o moins
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] et c vu une gross ( bon moyenne en fet) paire de lolos
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] et la meuf ma vu derriere le rido
[narko69] paire de lolo <<<<<<< hahahahahahahahahahahaahah
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] apres
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] elle pass a cotéje la voi lu
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] plu
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] ( surtou a coz de leur arbre ki pouss ds leur cour )
[Rino_] la meuf c alizée
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] et elle revien en me matan en scred
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] et
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] je c pa si c son short ou les poil de sa teuch ms g vu un truk sombre en ba
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] ma meuf été presk en trin de finir la bouff
[Rino_] leur arbre ki pouss ds leur cour<====larbre est un
symbole phallique
[narko69] ma voisine ki se trouvé en face de chez moi repassé ses habits en string
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] gt choké la meuf a vu ke je lé vu
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] et elle se déssape
[narko69] je devai avoir 14 pige gt comm un dingue
[FatLadyInHarness] FRANCAIS EST STUPIDE!
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] bon matnan fo voir si elle a 16an ou 20an
[FatLadyInHarness] FRANCAIS TU EST STUPIDE!
[narko69] si l a 20 ans tu la nik
[FatLadyInHarness] LES ATAIS UNIS THE BEST!
[FatLadyInHarness] AMERI CA RULES!
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] yavé la meuf du 3eme ( moi 5eme )
[narko69] c d petit plaisir ki te sauve ta journée
[bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!] ms ss ke je sache ke je la voyé
[TomaTurj] conards
schnapsy


le 9 mai dernier, l'allemand Armin Meiwes plus communément surnommé " le cannibale de rotenbourg ", a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.
c'est son second jugement : il avait d'abord été condamné à huit ans et demi de prison il y a deux ans; ce verdict avait été considéré trop clément.
l' affaire d'Armin Meiwes est spéciale, fascinante :
elle est marginale, ultra violente, finement préparée et orchestrée par deux individus consentants.
en conséquence : l'affaire révèlerait aussi l'existence de réseaux cannibales organisés en allemagne, selon les aveux de Meiwes.
(on se dit alors secrètement : vivement la version d'hondellate qui devrait faire exploser des parts ; en attendant les adaptations cinématographiques + les mémoires du cannibale en question)
en 2001, l'informaticien de quarante ans passe 80 annonces sur des sites de rencontres homosexuelles. son message est clair : "recherche un homme prêt à se faire manger, signé franky".
Bernd Juergen Brandes, un ingénieur d'une quarantaine d'années, répond à l'annonce parmi d'autres correspondants. le rendez vous est fixé au domicile du cannibale en vitesse.
Meiwes à filmé la performance durant neuf heures ; tout a été soigneusement visionné et analysé par les enquêteurs qui ont fait part d'un incroyable spectacle :
après avoir baisé , les deux hommes se saoûlent au schnaps en guise d'appetizer. Armin émascule Bernd qui est OK, vivant bien que défoncé aux somnifères. tous les deux : ils flambent la bite désarçonnée, l'organe orphelin, l'objet absolument branlant au schnaps. c'est leur repas. plus tard, Bernd perd connaissance. ; Armin l'achève de plusieurs coups de couteaux.
ce qui se passe ensuite est exprimé différemment, selon des mythes plus ou moins arrangés et hystérisés : armin aurait pendu le corps à un crochet de boucher dans un sous-sol ; Il aurait dépecé l'ingénieur à partir du gros orteil du pied droit.
Il aurait immédiatement mangé vingt kilogrammes de chair, en aurait congelé trente sur plusieurs mois pour la manger progressivement.
depuis , Armin Meiwes avait continué de rechercher des victimes sur le web ; mais un étudiant autrichien le balancera.
l'affaire est spéciale: il y a rejugement par rapport à la consternation causée en allemagne ; aussi la procédure de rappel aurait pu tendre à réversibliser le statut de bourreau de Meiwes en position de victime presque égale au massacré.
le plaidoyer d"homicide sur demande" plus que vivement engagé au cours du dernier procès n'a pas aidé . Maintenant, le cannibale de Rotenbourg est enfermé à vie.
Alors qu'il était question d'un accord commun et clair entre Armin et Bernd lors des actes
en plus, Armin semble avoir complètement coopéré avec les enquêteurs. Il a toujours avoué les faits sans rétractions , il les a soigneusement décrits et dit les avoir regrettés. il a aussi avoué vouloir réitérer son acte ensuite, par manque de sensations , de viande humaine; et surtout parce qu'il avait un excellent et merveilleux souvenir de son action ultérieure.
Armin Maiwes semble en faire trop également, il se contredit parfois ; oscillant entre le rôle du repenti qui agace et celui du stupide psychopate mégalomane qui se donne en spectacle; et file la frousse à la population.
il se complait dans le récit d'une enfance difficile; il explique qu'il se sentait abandonné par sa mère , et par dépit : il fantasmait sur l'idée de dévorer ses camarades d'école. Armin avait entretenu ce fantasme de bouffe - c'est là que ça devient compliqué - : pour se rapprocher de son "frère imaginaire" qui le stimulait sexuellement.
depuis 2002, le cannibale profite de tous les médias allemands. Il confie aux intervieweurs qu'il a pour objectif d' "empêcher des personnes qui ont le même besoin de passer à l'acte" ; il dit : "ils doivent se faire soigner pour qu'il n'y ait pas une escalade comme dans mon cas".
Armin déclare avoir gardé un bon souvenir de Bernd, "intense et positif" selon lui. "Il a eu une belle mort, comme il le voulait"
+ "Le tuer, c’était une manière de l’aider à mourir, de l’aider à se suicider".
Armin Meiwes pense avoir brisé un tabou.
Il se sent messager de Dieu au peuple.
"je ne suis pas le seul à avoir ce penchant. en allemagne, il y a 800 cannibales".
Wednesday, May 10, 2006
Chris Oakley The Catalogue

Le vidéaste Chris Oakley nous propose une vision subjective de la Weltanschauung d'une caméra de surveillance. Des vignettes d'information signalées par des bips informatiques s'affichent sur les passants du centre commercial filmé, pour nous rappeler que nous évoluons dans des environnements surveillés. Qu'avec les puces RFID nous serons en effet identifiables sur les films de surveillance.
Et l'intérêt de ce film ? Je me demande bien, sans doute nous rappeler que nous sommes filmés et fichés ? Sans grande originalité, ni grand talent graphique.
Bref : http://www.chrisoakley.com/the_catalogue.html
via Smartmobs
KATE MOSS EST UNE CHATTE
Mieux que technologic
G is (also) for Greenaway
Tout ça pour vous dire qu'une certaine "télépathine" a eu l'excellente idée d'y uploader "H is for house", un court métrage de Peter Greenaway daté de 1973, et que l'on peut retrouver sur le double dvd "The early films", aka l'une des meilleures manières de dépenser 25 euros. Les travaux vidéo à base de collages sonores et visuels sont nombreux, mais peu ont cette capacité à vous installer un peu malgré vous dans de petits récits douillets, qui feraient presque oublier le caractère expérimental de la chose. La démarche, assez élémentaire voire enfantine, est un peu décrite ici par l'intéressé.
Audiovisuel

Le site de l'INA qu'on attendait tous a enfin ouvert !
Enfin, les fameuses archives audiovisuelles sont en libre accès, chacun peut faire à loisir son Arrêt sur Images, son Enfants de la Télé, son sociologue à domicile sur des années de culture officielle française. Décortiquer les journaux d'il y a 20 ans, regarder les documentaires des années 60 sur la construction des cités, comme dans le clip de NTM, les apparitions rares des groupes favoris... Le rêve.
Après les 10 jours réglementaires pour que l'engouement retombe un peu et que le site ne sature pas je suis allé y faire un tour. (au fait, voilà le LIEN vers ce fameux site)Il n'y a rien du tout sur ce site.
2 interviews de Pasolini, une de Truffaut. Deux ou trois émissions littéraires, un florilège des meilleures punchlines de Pierre Tchernia... Ce qui frappe surtout c'est qu'ils ont organisés leurs videos en des catégories, sous catégories elles-mêmes divisées en sous-catégories, le tout taxinomisé de façon très précise. Et que dans chacune de ces catégories, il n'y a en général qu'une vidéo : le choix est ridiculement pauvre. Quelques dossiers thématiques sont un peu plus fournis : histoire de "Libération" et du "Monde" en extraits de JT, "best of de Le Pen" (sic !), mais il doit y en avoir dix à tout casser de tels dossiers.
Et le maigre éventail d'extraits que le site propose tourne autour de la culture télé française. La vraie tradition télé française, celle qui fout un peu la gerbe, la télé de Michel Fugain, Line Renaud, Eric Tabarly... Même si on leur a rajouté un vernis culturel avec quelques interviews de peintres, écrivains etc...
Mais ce qui pourrait être intéressant dans un site pareil, ce ne serait pas l'accès aux discours des stars, que ce soient des écrivains ou des animateurs de variété. Ce qui m'intéresserait, ce serait l'accès à l'IMAGE, aux milliers de petits reportages anodins des journaux de 13h, aux séries produites en masse (et pas à un seul épisode de ces séries), aux clips sponsorisés par les entreprises entre le JT et le film du soir (genre Intérieurs avec Leroy Merlin, Portraits de Vie avec la MAAF, Bon Plan Investissement avec Cetelem...). En attendant ça, on se retrouve avec une sorte de compil de la télé, des moments qu'on a déjà pu voir et revoir, des interviews de gens reconnus.

Scapegoat party
Tuesday, May 09, 2006
domestic video (technologic, daft punk)
workers / owls

voilà un article de libération assez intéressant sur les salariés (plutôt bourgeois bobobobo) qui cosomment des drogues (plutôt dures); situation qui concerne 1 à 5 % de la population générale.
l'article relève cinq témoignages issus du livre de la sociologue Astrid Fontaine "double vie, les drogues et le travail".
lien vers l'article de libération
+ son:
hannasupermusic, west end owls

Un espoir, un slogan
Sunday, May 07, 2006
vokuhila comes back in nyc
it's time for change ; u can do it u can do it u can do it
paul claudel canon scan
art press 88 (décembre 84)
propaganda pick up
mama used to say
Rugueux et cru

Je ne sais plus vraiment où j'ai chargé ça. C'est latino mais pas crunk, c'est dancefloor mais aussi rugueux et cru. C'est entraînant mais c'est froid et sec comme... un frigo ? Treve de métaphores douteuses :
Fantab - Kickback
et le myspace du groupe.
lettre avortée (paysage indonésien)

lil' shar,
je profite d'une gueule de bois de fou de folie de feu pour m'exprimer.
je puise dans la jet-set attitude de mon barbecue-garage-camps-de-concentration d'hier soir ; c'était kinky tel ton existence / version anorexique ; dirty comme tes expériences , avec taboulé-foodé en + .
si aujourd'hui, mon t.o.c.-hung-over depuis que je suis levé, c'est de me brosser les dents toutes les 10 minutes à l'elgydium; c'est carrémént pour toi que je le fais : je veux être fresh .
si je bois de l'eau gazeuse: c'est parce que c'est super pétillant. comme toi.
je me suis spontanément lancé dans une lettre à toi -sharime- ; c'est une méthodologie de post qui ne me convient pas du tout mais maintenant j'assume. même si ça m'ennuie.
ton skyblog s'est arrêté à pâques; tes derniers posts sont des photos de toi t'adonnant à la procession suivante: tu souffles le blanc et le jaune d'un oeuf par un mini trou inférieur que tu as percé. tu évides pour teindre ensuite la petite préciosité organique en vert pâle ou en rose-bonbon.
tu aimes ça, tu t'amuses ; et ça ne m'étonne pas une fraction de seconde
vider des oeufs t'a touché; a tel point que tu as changé de style vestimentaire, tout de suite après l'activité: tu t'es simplement vêtue d'un top blanc, afin de prendre des photos canailles avec ta copine.
ça m'a rappellé un épisode de l'émission d'arte basée linguistique, sur les différences culturelles franco-allemandes. je ne me souviens plus du nom du programme (; c'est un bon rendez vous télévisuel du dimanche soir, avant les meurtres de la deuxième partie soirée).
j'ai vu la partie d'émission consacrée à l'évidage d'oeuf. évidage évidage_ est ce un nouveau néologisme personnalisé ?
j'ai regardé le processus expliqué avec mon cousin, entre des zapping flash sur plein d'autres chaines. Il y avait un gros plan frontal sur l'oeuf, des bouts de doigts le supportaient. une bout de bouche soufflait dans l'oeuf: par le petit trou en bas , le blanc très fluide sortait d'abord ; ensuite plus péniblement, le jaune d'oeuf dense, irrégulier, et saturé.
avec mon cousin, on s'est regardés bizzares. on était écoeurés.
j'arrête là ta lettre, désolé lil'.
cette énonciation m'incomforte;
je préfère faire un article art-pressé te consacrant dans mon prochain post.

link pâques action ( lil' shar skyblog)
Propaganda
Saturday, May 06, 2006
Faites entrer l'accusé
Louis Aimée Augustin Le Prince.
Fils d'un ami proche de Daguerre, l'invent
eur de la photographie, le messin Louis Le Prince, titulaire de diplômes de physique et de chimie à Leipzig, émigra en Amérique en 1881. A New York, se tenant au courant des derniers procédés photographiques, il met au point en 1886 la première caméra cinématographique, qu'il fait immédiatement breveter. Il retourne dès 1887 en Europe pour perfectionner son système. En 1890, il est prêt : il écrit à sa femme qu'il peut retourner à New York pour montrer au monde son invention. Des images animées, vivantes, une révolution technique et artistique.Avant de partir, il doit régler une question d'héritage avec son frère à Dijon. Le 16 Septembre 1890, son frère l'accompagne à la gare où Louis monte dans le train qui le ramène à Leeds. C'est la dernière fois que quiconque verra Louis Le Prince. Complot ? Crime passionnel ? Conservatisme esthétique ?
Suite à sa disparition, et la loi américaine stipulant qu'après la mort du dépositaire un brevet est inutilisable pendant sept ans, le projet de Louis sera enterré. Sept ans plus tard, les frères Lumière auraont déjà fait connaître leur train en gare de la ciotat et inscrit leur nom dans l'Histoire comme les inventeurs du cinéma.
Il en va souvent ainsi des grandes idées de l'humanité : un beau jour, elles semblent être dans l'air du temps et des individus apparemment isolés se mettent, de part en part du globe, à tenter de les réaliser, rentrant dans une féroce compétition contre des adversaires qu'ils ignorent. Et c'est seulement l'un d'entre eux, parfois le plus brillant, parfois le plus chanceux ou le mieux situé, qui restera pour la postérité comme l'initiateur d'un mouvement qu'il ne faisait que suivre...L'idée qui nous intéresse aujourd'hui ? Quelques nerds rock indés y avaient déjà pensé, ce qui ne leur a pas pour autant donné de talent musical. Des plaisantins un peu bourrés avaient apporté leur contribution qui avait au moins le mérite de m'avoir fait bien rire. Mais je n'étais pas encore convaincu... Personne n'avait rendu digne d'être écoutée par tous la chanson que tout le monde attendait secrètement. Je veux bien sûr parler de la CHANSON SUR MYSPACE. Maintenant que le monde de la musique pop s'est bien installé en orbite autour de myspace.com, il paraît normal que les chanteurs en parlent comme ils ont pu parler de leur instrument ou de leur label.
Ce sont les C-Side d'Atlanta qui signent ce qui restera dans les annales du hip-hop, de l'internet et dans nos coeurs à tous comme le premier tube 100% myspace.
Friday, May 05, 2006
Brand New
La qualité est pourrie... Radio rip... mais...
C'EST LE NOUVEAU OUTKAST
(enfin, leur nouveau morceau)
Premier extrait de leur nouvel album. Vous savez, la BO de leur comédie musicale. Qui se passe dans les années 30. Avec eux, et Patti LaBelle.
Gif World
Mind over matter; cause the mind is what matters
Le seul grand texte religieux d'inspiration dada, surréaliste, black power. La spiritualité semble s'être manifestée à certains rastafari de la même manière qu'elle a après la première guerre mondiale inspiré nos artistes décadents : démolition de la syntaxe, logorrhée administrative sur-signifiée jusqu'à l'absurde,
The Adamic Tree of Knowledge and Eve the Mother of Evil. Genesis 2nd Chapter. The Adamic Apple Tree. My dear Lepor, your name is Adam-Abraham-Anglo-Saxon, Apple Tree.
That looks pretty and respectable to your eyes. Don't it?
Why: Yes indeed--GROSS Beauty is The QUEEN IN HELL; and the Royal Lepor.
Adam and Eve, and Abraham, Anglo-Saxon peoples-are all white.
s.s.s.s. I am his and her Arch sovereign of Most Holy Time, His and Her Perfect Virginity, King Alpha and Queen Omega, His and Her Dynasty Queen Lula May Fitz Balintine Pettersburgh, Owner of Creation.
We are Black Supreme Crown Head of Most Holy Time, The Pay Master and Keeper of The Perfect Tree of Life.
We are Creators of Creation. Dynasties and Kingdoms, Holy Genealogy and Holy Theocracy, and Celestial and Terrestrial Mediator if you wish to know Our Professions.
King Alpha and Queen Omega's Eternal Come Back.
His Majesty and His Wife, Queen "Bulah" May Fitz Balintine Pettersburgh. King of Kings. "Egyptian Chestnut" Winner. My Dear Creation, I am His Monarch Sovereign, Pay Master and Owner of this World.
Just make one Eternal come Back at my Pay Office.
Mrs. Lula May Fitz Balintine (Bulah Pettersburgh, K.A.Q.O.)
Please "Madam", your Vehement Venerable Pay Mrs., "My friend Omega," of Old Alpha the Lion of Creation.
Please hand me, the "Pay Roll" and The Militant Balance Sheet.
And your "Majesty" will mount my Exceeding Great Circle Throne, and throw Old Theocracy above the wheel of Holy Time, right into Holy Eternity, to the Lion of Alpha and Omega. King Affidavit "O.F." "O.F." of Forevermore."
The Militant Pay Cheque is, King Alpha and His Wife's Eternal come Back.
The Militant Abraham is guilty of Eternal-Leze-majesty, S.S.S.S., A.D. 1925.
No Night In Zion
Mais je m'égare. Car tout ça c'est pour rappeler le pouvoir de l'esprit sur la matière, de la pensée sur le corps.
1) Matthieu Briand expose SYS*05.ReE*03/SE*1\ MoE*2-4 (Audio-Visual exchange helmets). Il met en place une expérience pratique de télépathie. Les participants ont des casques de réalité virtuelle équipés de caméras et autres senseurs. Ils peuvent ainsi se brancher sur les casques les uns des autres et échanger leurs perspectives dans la vie. Voir à travers les yeux des autres.

2) L'esprit encore et toujours.
Et si vous n'avez pas fait gaffe, pas compris... oui, ces typent jouent à Pong par la pensée. Ca vient de là
Thursday, May 04, 2006
beausoleil aujourd'hui
Wednesday, May 03, 2006
no need to converse : ONE PART AMONG 500 COMMANDS


la seconde partie du mercredi soir se confond nébuleusement avec ça se discute.
france 2 fête sa 500eme programmation ce soir.
c'est une fête pour moi ; et comme une échéance de fête de nouvel an , je me fixe une horaire butoire, un seuil de tolérance : je décide de regarder "ça se discute, la cinq-centième" jusqu'à minuit pétante. après, je vaquerai à d'autres occupations.
en éspérant fort que la fille qui se bouffe les cheveux, the best of the best de l'émission depuis toujours, passera avant minuit.
en starter de l'émission-événement : le teaser complètement dingue , limite wagnerien. l'ambiance est übermusicale , tonitruante de mélomanies. des écrans noirs défilent, les inscriptions 500 émissions, 7500 témoins, 2500 reportages claquent en badaboum, elles font surgir des faisceaux lumineux rouge-sombres et orange-feu :
ça ressemble violemment à un mix présentatif et sonore de" fear factor" et de "l'ile de la tentation".
la trame du teaser est conventionnellement excitante, elle s'apparente aux publicités télé pour banques ou assurances ; représentant la (ou TA) life.
retour sur le plateau en simultané - ouawou , il est inscrit en direct la 500è dans le coin supérieur gauche de la télé _ un incident télévisuel possible? - ;
delarue déclarera à propos du teaser criard et surexcité: "c'était hollywoodien, on s'est faits plaisir".
la trame de ce teaser est identifiable à la problématique progressive de l'émission-anniversaire : gentillet au départ, sombre ensuite, pour finir marginal ; le tout sur une ligne de vie télévisualisée.
en premier lieu, un zapping d'archives présente des nouveaux nés , des chérubins aux déclarations caustiques et incroyables de maturité, des vieux font des one-man-shows , des religieux prônent des discours largués et naifs ; on voit surtout des jeunes handicapés revendiquant leur ferveur pour la vie, en particulier leur "bogossité".
+ TOMBER EN EMOTION + S' ATTENDRIR + RIRE , DELIRER
ensuite, on dérive sérieusement vers le pathétique, le téléthonesque, la pathologique grave, le psychiatrique. par petites touches : d'autres heureux évènements sont censés arriver .
voici les témoins, en bref et dispatchés: une esclave sucidaire, une vieille atteinte d'un halzeimer, un enfant cancéreux et une amoureuse éperdue d'un prisonnier.
_à l'esclave noire qui fait part de ses délires paranoiaques , jean luc Delarue dit persuasivement et posément : "non, vos maitres ne viendront plus vous tuer" .
_ à la vieille atteinte d'halzeimer, le présentateur demande si elle se rappelle du tournage du reportage. la femme répond négativement,; elle récite immédiatement une définition super-précise de sa pathologie, issue directement d'un dictionnnaire médical. les gradins applaudissent le singe savant.
_ à l'enfant atteint d'un cancer étrange, jean luc delarue demande : "ça va bien ton hébus ?".
_l'amoureuse du prisonnier revient en direct dans le gradin du studio . jean luc Delarue est sur le terrain, il l'interroge . elle remercie le médiateur jean luc : l'émission a permis d'écourter la peine de son mari assis à côté d'elle. " jean-luc-vous-avez-changé-ma-vie" finit-elle par dire. gêné et flatté, delarue réplique quelque chose de fin, de porteur ; tendant à la question de l'auto responsabilité, de l'estime de soi :" est ce que vous pensez que moi seul ait pu changer votre vie ?". le femme se transforme alors en penseuse.
+ DISCUTER, DIALOGUER + REPLIQUER FACE A L' ADVERSITE + DECELER PERTINEMMENT, POSEMENT, EN DOUCEUR
à 23h30 c'est l'ennui grave. mais ce qui va suivre relève carrément des reportages de "confessions intimes" et acquiert de ce fait, un bon potentiel ; à la différence que les témoins ne sont pas du tout lâchés dans la nature comme dans l'émission de tf1.
d'abord un reportage met en scène un couple désireux d'avoir des enfants ,mais incapable de baiser à cause d'une maladie gynécologique douloureuse . ça chiale sec ; en contrepartie, l'intervieweuse pose des évidences, censée mener à la réfléxion calme et raisonnable.
après ça, on passe à un cas particulier: une jeune adolescente qui ne peut pas sortir de la maison familiale parce qu'elle a peur de vomir. elle n'est évidemment pas en mesure de se rendre au studio télé ; alors Delarue fait preuve de courage , il se lance dans l'investigation: il prend le tgv pour rendre visite à la jeune fille névrosée. Il s'apparente tout d'un coup à la psychiatre de "confessions intimes", celle surgissant à domicile en fuseau brillant et longues bottes vernies .
autant dire que pour le présentateur, dans le cadre de son émission, l'exercice est inédit, donc périlleux. la visite à domicile semble relever d'une mise en danger, d'un effort de la part du présentateur .
c'était couru d'avance : la fillette confesse un sévice sexuel enduré à l'enfance, le présentateur installe un dialogue, il obtient des réactions positives ; il s'improvise même en bon précépteur :il demande fermement à l'écolière-agoraphobe si elle a bien fait ses devoirs.
sur le plateau en direct, la mère explique que jean luc avait amorcé ce jour là la première étape du processus de guérison de sa fille.
+ TRANSFORMER + FAIRE CONFESSER + ETABLIR UNE RELATION DE PROXIMITE + ETALER SA CHARITE + REUSSIR

à 23H 50, au milieu de l'émission, le second teaser n'est pas teasy du tout : animaux despotes , enfants marrants ou bien malades . encore.
ce sont les dernières images montées que je perçois. j'éteins une dizaine de minutes avant minuit, ma limite festive imposée.
j'imagine que la seconde partie d'émission débordait de témoins aux psychoses perverses, aux habitudes sexuelles déviantes ; je pense à des saloperies tout-en-pudeur-mais-pas-trop- quand-même. j'imagine aussi le mot d'ordre du looking de la partie d'émission manquée : be anonymous , fait pêter la perruque de tasspé, les lunettes pacotillées.
j'ai manqué les remerciements convenants de Jean luc Delarue à son équipe. mais je peux imaginer.
j'ai loupé les remerciements forcément émus du présentateur à ses spectateurs.
en bon dialogue réciproque:
merci à toi jean luc. tes 500 émissions étaient géniales.
hier soir, on a pu constater l'évolution de ta tête : mèche coquillage d'abord, brosse ensuite, cheveux courts de personne âgée pour finir. on a également pu contempler tes déformations physiques: bonhomme au commencement, tiré et tendu aujourd'hui.
tu nous a fait rêver hier soir ; la rediffusion des séquences avec philippe candeloro, la baronne brandstetter de "la ferme-célébrités" , cathy guetta qui te balance de la mousse à dancefloor : c'était une idée géniale.
ton équipe a du talent ; cela dit, elle est également bien aisée de travailler en ta compagnie.
grâce à ta polyvalence pratique, ton indépendance ; tu n'hésites pas à te déplacer : à monter et descendre les gradins pour discuter avec les témoins.
tu es génial ; au fil de pléthore d'émissions : on t'a connu à la fois bon copain, plaisantin, comique ; mais aussi : à l'écoute de l'autre, psychologue compatissant. grave.
ça se discute pas.
+ FUCK OFF.
bad bad-art
Tuesday, May 02, 2006
usa : a day without immigrants
skrik vs. tulla : peines, coup de pute ( mises en abîmes), retrouvailles romantiques , grosse thune + ART


ces deux pièces faisaient partie d'une série exposée pour la première fois à berlin sous le titre étude pour une série: L'Amour. cette série se complète par d'autres toiles et deviendra par la suite la frise de la Vie.
les deux engins ont été volés en plein jour par deux individus encagoulés, sous les regards médusés des visiteurs . les voleurs se sont ensuite enfuis avec une camionette complice.
( le cri avait déjà été volé en 1994; on avait d'abord soupçonné des groupes anti-avortement actifs en norvège. le tableau a été retrouvé trois mois plus tard).
aujourd'hui , trois hommes ont été condamnés à des peines allant de quatre à huit années de prison pour leur implication dans l'affaire de 2004. tous avaient plaidé non coupable. deux des trois accusés doivent payer 97 millions d'euros au titre de dédommagement pour compenser la perte subie par la municipalité d'oslo, propriétaire de la collection Munch.
les deux tableaux n'ont toujours pas été retrouvés à ce jour. selon un journal suédois : ils ont été brûlés.la municipalité d'oslo offre une récompense de 250 000 euros à celui qui trouvera la planque.
NO,
je ne vais pas m'exprimer ici à propos d'éventuelles recherches du trésor pour finir millionnaire, partages pris en considération. non.
je vais plutôt faire part de réflexions poético-évasives , de considérations imaginées selon mon goût et mon humeur de la journée.
pour moi, la situation est cocasse (fun) ; surtout arrangeante d'un point de vue romantique :
deux tableaux , deux représentations se volatilisent : un homme + une femme. ; une certaine compatibilité hétérosexuelle se balade , se meut dans un espace pratiquement inconnu et disparait. c'est une bien belle théorie, à considérer : si l'homme angoissé et la femme-aura sont toujours ensemble.
évidemment, n'ommettons pas le caractère angoissé , acharné, presque damné de l'affaire ( so fun alors).
on sait que Munch n'était pas d'un flegme guilleret, surtout en ce qui concernait sa vision de la femme, duelle selon lui : attirante et appeurante, érotique et morbide, etc... -la-liste-est-potentiellement-longue.
la première compagne de munch fut l'amour de sa vie; elle décéda tragiquement . plus tard, l'artiste s'enticha d'une autre femme - tulla - alimentant merveilleusement bien ses crises paranoiaques. tulla voulait absolument épouser edvard qui s'opposait obstinément : l'alliance à une riche épouse angoissait edvard ( no xanax au dix-neuvième) ; lui était plus ou moins pauvre, selon ses ventes.
un jour, des amis du peintre vinrent annoncer la mort de tulla. ils conduisirent edvard dans une maison où la femme était allongée sur son lit de mort. edvard la contempla longuement, effondré, avec la sensation psychosée d'une malédiction torpique le foudroyant .
après une nuit de veille passée dans la chambre: tulla se dressa soudainement. elle n'était pas morte en fait.
what a motherfucky - fucking coup de pute. putain. ya moyen tsé.
quel rapport avec les toiles me direz vous _ lecteurs ( qui n'existez pas )?
l'anecdote , je dirais plutôt l'épisode horrible, taré et traumatisant est crusty à fond. Il méritait le plus amplement d'être posté là.
et si je dois répondre à la question, j'écrirais :
tirez vos cheveux, soyez munchesques : et vous vous rendrez compte que la disparition du cri et de la madone est un coup fourré dans un coup fourré dans un coup fourré dans un coup fourré dans un coup fourré dans un coup fourré dans un coup fourré dans un coup fourré dans un coup fourré dans un coup fourré dans un coup fourré
(si l'homme représenté dans le cri se bouche les oreilles: c'est pour ne plus s'entendre).
il y a aussi une autre théorie plus plausible, donc forcémént artistique, en aval des gangs anti-avortement :
le simple retrait de la représentation artistique la plus communément admise de l'Angoisse, avec sa compagne.
cette action envisageable serait similaire à " l'affaire Pinoncelli ", bien que moins violente et iconoclaste d'un point de vue spectaculaire. En janvier dernier au centre Pompidou , l'artiste italien avait endommagé l'urinoir de Marcel Duchamp à l'aide d'un marteau . Pinoncelli a payé cher son acte considéré comme "vandale".
dans le milieu de l'art: plusieurs théoriciens émettaient des similarités concernant le geste arbitraire , la désignation ou décision duchampienne , inhérente à l'objet exposable ; mais aussi à sa destruction par Pinoncelli.
la disparition est un geste déci-dément artistique . deux exemples connus parmi d'autres: robert Rauschenberg avait effacé un dessin de Willem De Kooning et Bazile avait ouvert la boite à merde de Piero Manzoni.
finalement, on se moque bien de la disparition des deux tableaux d'Edvard Munch.
on retrouve les deux représentations partout à l'entour , surtout :
à l'office de ton pote dépressif + au dessus du bed de ta copine manipulatrice _ remarques.
dopplereffekt mit I heart fernsehen turm



"scientist ", le morceau du groupe de détroit n'a pas grand intérêt musical ; il faudrait multiplier du kraftwerk dans sa tête, encore et encore, pour que ce soit potable.
le clip est plus intéressant: on se croirait à l'I.G.B.M.C., le plan grésillant sur l'armoire-vitrine esseulée est plutôt classe ; les recherches scientifiques apparemment menées sont incompréhensibles.
l'ambiance est clinique, post-pop futuriste , déconcertante : ça rappelle l'esthétique d'alphaville de jlg.
j'ajouterai qu'un des seuls intérêts du clip:
c'est la diffusion d'images de la fernsehen turm : j 'en suis fan-fan-fan : c'est mon monument préféré.
(on notera l'utilisation récurrente de l' édifice berlinois dans les vidéos lorsqu'il s'agit de poser une ambiance rétro - futuriste. c'est semble-t'il valable pour le clip noir et blanc du tube éléctro-rock de kelly osbourne, diffusé l'été dernier sur mtv).
la video:
dopplereffekt, scientist, 1999 (flash)
Monday, May 01, 2006
nazi -nuage ( je pense à ce que je fais quand je m'enfuis)

je vais être reulou, réintérant, redondant : je le sens comme ça)
dans la nuit d'hier, en même temps qu'une nausée causée par un scotchage intensif à mon écran de pc : je me suis couché éreinté , usé, déflêchi. mais j'ai pas trouvé le sommeil , j'ai re-réfléchis à mon post du 30/04/06 intitulé "faits l'un pour l'autre: links + voitures". je suis revenu dessus, j'ai encore ressassé , repassé les deux échantillons.

je me permets de faire part ici du reulou de ma teuté dans la nite :
j'ai oublié une notion parrallèle essentielle aux deux morceaux postés ( chomage, voiture nuit blanche et so rich, so pretty) :
l'illusion, le songe, le rêve, les nuages -tout-ça-quoi.
l'illusion de nos dreams :
fait pêter la redondance , la tautologie, même.
voilà, fallait que ça sorte ; je passe pas mon temps à réfléchir pour rien.
et un blogspot est fait pour ça : faire part de théories un peu nazes, raconter sa vie et encore plein d'autres conneries ; après les convenances habituelles, les activités fatiguantes de la journée -la -fume-quoi.
pouvoir lire ses conneries publiées est un moment génial, surtout quant tu postes uniquement pour toi même . ce qui est le cas en ce moment.
je me suis lancé, alors il va peut être falloir que je développe la question de l'illusion dans les deux morceaux postés ; même si ça me fait grave-ièch (j'ai l'impression d'être en examen) :
disons que l'idée est pertinente parce que hi-tekk pose la question "mais est ce un rêve ?" avant les premiers refrains .
dans sa chanson :mickey avalon rêve à un certain type de meuf, il se tape la meuf dont il rêve, et elle finit par lui dire qu'elle s'est foutue de lui.
ça me fait aussi penser à ça:
antimuse , la caution (arc en ciel pour daltoniens _ 2005)
ouais. ouais.
sinon les deux photos au dessus sont cools.












































































































