Wednesday, May 31, 2006

Concert : KRS ONE, Substage, Karlsruhe, 30.05.06

posté par Wimpheling Consulting @ 3:46 PM 2 comments

« Substage », trois mètres sous la surface de Karlsruhe, entouré de b-boys teutons à peine pubères. A peine le temps de me sentir perplexe face aux groupes locaux et à leur incompréhensible langue, que, le visage caché par la capuche, Il fait une première apparition. Son T-Shirt arbore : « I am hiphop ». Ca ne veut pas dire qu’Il est hiphop ; ça veut dire JE SUIS LE HIPHOP !


KRS-ONE, son gros nez, ses gros yeux et sa grosse voix débarquent tous sur scène, en compagnie de Busy Bee et d’un obscur MC « S-5 ». Ils nous balancent un gimmick éternel parmi d’autres : « The real hip-hop is over here » Je commence à jubiler : KRS a l’air aussi vitupérant que sur skeud, il tire des têtes de cartoon, et déborde d’énergie comme une Vodka Redbull. C’est l’heure, les classiques vont pleuvoir et ça démarre bien avec Rappaz R in Danja et Move Ahead.

Sauf qu’on se rend vite compte que ses tubes sont expédiés en un couplet/un refrain : vite fait. Un best of, ce n’est pas du tout l’objet de ce concert. Ce n’est pas pour rien que KRS se fait surnommer le « Teacher » : il est bel et bien venu délivrer à la ville de Karlsruhe un cours magistral de hip-hop, de philo freestylée, une leçon de vie.


Cela m’apparaît d’abord quand le « Chief Rocka » Busy Bee se lance : ce vétéran dont les battles dans le film culte Wild Style (1982) ont fait rêver 90% des fans des hip-hop semble a première vue en pleine décrépitude. Dreads sales, peau usée, regard éteint, tout cela disparaît quand il entonne ses fameux couplets tirés du film. Franchement, c’est un truc à voir une fois dans sa vie : quand il s’y remet, il rajeunit, son sourire se lève jusqu’à percer le plafond et inviter les rayons du soleil dans la salle. Il a de nouveau 18 ans et c’est tout l’enthousiasme juvénile de ces ados new-yorkais qui ont révolutionné la musique pop qui se saisit de l’auditeur, en tout cas de moi.

Et pendant une heure et demi, KRS et ses acolytes vont nous démontrer que le hiphop c’est surtout ce putain de feeling qui à partir de trois fois rien crée de la magie rythmique et positive. KRS passera bien vingt-cinq minutes à hurler à son DJ de ralentir et d’assombrir le beat : il veut nous dit-il nous mettre dans un état de t r a n s e. Et sur ces beats toujours plus lents et hypnotiques, il freestyle sans technique, sans vocabulaire, sans autre chose que ses tripes, le fond de sa pensée. Il n’est pas là avec des bijoux sur le cou, il n’est pas sur MTV, il est là pour nous dire du fond de son cœur que chacun doit s’exprimer. Ce n’est pas la police ni l’Etat qui doit nous dire ce qu’on a à faire, c’est ce qu’il y a en nous, notre art, notre vie : le hiphop quoi.

On comprend là que le hiphop ce n’est pas être auditeur : c’est participer, vivre. Des breakers du coin montent sur scène, ils dansent mal et les 3 MCs s’en foutent, ils nous disent juste de balancer les mains en l’air. Puis ils appellent les MCs présents dans l’assistance à partager le micro avec eux. La moitié rappent n’importe comment, je crie, je saute, ça marche, le hiphop existe et je l’ai rencontré. Un gars en fauteuil roulant se fait hisser sur scène, il prend le mic, toaste un peu. Il lâche « It’s a once in a lifetime shit » et commence à beatboxer. C’est bancal, maladroit, c’est beau, KRS rappe comme un ouf par-dessus et il jubile autant que nous. Sautant dans le public, il rappe de la fosse. A notre hauteur. Autour de lui le cypher se forme et l’entoure dans ses pérégrinations qui l’amènent tout au bout de la salle. Prophétique, il se hisse sur le stand de merchandising du Temple Of Hiphop et rappe de plus belle, nous enjoignant à le suivre.

J’en peux plus, ça fait des années que j’écoute du rap, que je m’investis à ma mesure dans cette culture et jamais je ne me suis autant senti le vivre, en faire partie. Un marqueur à la main, le Teacher dédicace tout ce qui bouge, CDs, t-shirts, Nike Air. Je suis juste devant, je me dis il me faut aussi une trace mais quoi, je n’ai rien sur moi ? En quelques secondes l’idée vient et c’est la bonne, ma main se lève, il signe : ma carte d'identité.

Je suis désormais un citoyen du hiphop, l'autorité qui signe mes papiers n'est plus une préfecture policière (That’s the sound of the police, mini-émeute dans la salle !) mais KRS, le hiphop en chair et en os, sans chaines et sans or. A la base je suis un gros cynique, mais là, l’espace d’un instant : j’y crois.


willkommen zum fussball

posté par badpetersal @ 12:16 PM 0 comments


les fous furieux sont parmi nous

posté par badpetersal @ 11:20 AM 0 comments









Vendredi soir dernier, plusieurs individus ont été agressés lors de la cérémonie inaugurale grandiose de la lehrter bahnohf, la plus grande gare ferroviaire d’Europe(lien vers des photographies progressives de l'impressionnante construction).

Ivre et sans motivations particulières, un adolescent de 16 ans originaire de neukolln, opérait à l’aveugle : au hasard, il agissait dans la masse à coups de couteaux ; créant un mouvement de panique parmi les 5000 personnes présentes.
Un porte parole de la police a dit : « c’est l’enfer ici ». Une des victimes affirmait être porteuse du virus du sida et les autorités redoutaient que d'autres personnes agressées puissent avoir été contaminées par du sang resté sur le couteau de l'agresseur.

On compte plus de vingt-cinq victimes, dont quelques-unes blessées grièvement. Personne n’est mort, même si un premier bilan faisait état d’une personne ayant succombé à ses blessures.

La chancelière Angela Merkel a qualifié les agressions d’« évènement horrible ». la coupe du monde de football est imminente et le ministère de l'Intérieur dit « prendre toutes les mesures imaginables pour assurer la sécurité, comme cela n'a encore jamais été le cas en Allemagne". La sécurité est la priorité numéro un.
Trois millions et demi de personnes sont attendues lors des événements, dont un million d'étrangers. On fait état d’une recrudescence de crimes racistes en Allemagne, particulièrement en ex RDA, surtout dans la région de Berlin. C’est ici que le parti néonazi NPD est le plus fortement implanté. La chancelière allemande a lancé une mise en garde: "Celui qui dans notre pays veut menacer, agresser ou qui plus est tuer quelqu'un parce qu'il a une autre couleur de peau ou qu'il vient d'un autre pays doit s'attendre à être sanctionné avec toute la sévérité prévue par notre Etat".



Touch It Remix

posté par Wimpheling Consulting @ 8:33 AM 0 comments

Après quelques secondes d'hommages larmoyant à un quelconque mort, (zappez la première minute), ce clip est une vraie galerie de curiosités à la Raymond Roussel, entre des choeurs d'enfants qui reprennent Busta Rhymes qui reprend du Daft Punk, Papoose avec le nom de chaque borough tatoué sur chaque doigt, et Mary J. Blige qui rappe !

Busta Rhymes - Touch It Remix



Tuesday, May 30, 2006

adding ads (ça casse le truc)

posté par badpetersal @ 1:38 PM 1 comments


lu sur le blog blogspot le plus con - cette meuf en tient une sacrée couche -

à corriger absolument:

"Fourth Time - La fausse Pouffiasse qui lisait Deleuze.

Je prolonge, avec colère, mon petit leitmotiv d'hier! Gros gros coup de gueule.Vous pensez vraiment que être à la mode = être une pouffiasse = être une conne ? C'est pas si simple mes cocos. Est-ce que s'habiller chez Diesel revient à se faire faire une trépanation? Je ne pense pas. En tous les cas pas pour moi. Je sais comment les gens me jugent. C'est vrai, j'aime bien les logos, mais après tout c'ets mon droit, et puis payer 150 euros pour un t-shirt blanc sans aucune distinction, très peu pour moi. C'est vrai, j'aime bien Vuitton, mais c'est de la super qualité, fait en France, pas comme ces marques genre Nike qui exploitent les enfants du tiers monde!

Vous pensez que parce que je porte des escarpins Gucci je suis bonne pour l'euthanasie? Vous pensez que parce que je claque tout mon fric dans les fringues je suis écervelée et matérialiste? Vous pensez que parce que j'achète Vogue je suis promise à un bel avenir de poupée gonflable pour Sugar Daddies? Je pense mes chéris. Je lis. Des philosophes. Entre autres. Moi aussi je me sens mal dans ma peau dès fois. Quand je rentre de boîte à l'aube, et que trois mecs speedés me sont passés dessus, j'ai qu'une envie, me tirer une balle. Ca vous en bouche un coin hein? Vous pensez que la jeunesse dorée est heureuse? Vous vous trompez. Lisez "Hell" de Lolita Pille, ou allez voir le saint film de Chiche, et vous comprendrez, c'est qu'est la souffrance, l'ennui. Le monde est trop petit hein? A huit ans on en avait déjà fait trois fois le tour en business class.

Nous ne sommes pas assez pauvres pour lutter.

J'en ai marre des clichés. Oui, je porte des sacs Longchamp. mais OUI, j'arrive à écrire en français correct, sans langage Texto. Je suis fatiguée par vos clichés à la con. En plus, vous, pseudos "ouverts d'esprit", punks, goths, etc, vous êtes les premies à nous juger comme superficielles, stupides, etc. Faut vous le dire en croate qu'une ceinture Gucci ne vous prive pas automatiquement de vos facultés mentales hein? Nous au moins, quand on se sent mal, on a pas besoin de s'habiller en noir pour vomir notre malheur à la tête de la terre entière. Quand on est défoncé, on a pas besoin de s'habiller avec des serpillières aux couleurs de la Jamaïque pour revendiquer notre état second. Quand on a la haine de ce qui nous entoure, on a pas besoin de se mettre en jogging Lacoste, avec des blings blings, et de marcher en canard pour faire comprendre aux autres qu'on les fucke. Les superficiels, c'est vous. Pas nous.

Alors si vous vous voulez intelligents est ouverts, excusez-moi mais vous n'en faites pas preuve en nous critiquant. Vous êtes jaloux, c'est tout, à notre place, vous iriez vous défoncer en rallye, vous flamberiez un RMI par soir en Cristal Roederer comme tout le monde.

Vous me faites pitié. Et puis vous êtes stupides. "Fashion-Victim": victime de la mode. Victime? Mais bordel victime de quoi? Personne ne me force, comme ces espèces de clubbers qui économisent six mois pour s'acheter un pauvre t-shirt Energie rose (sinon les pauvres chou ne retrent pas dans leur boite pourrie. Tous aux Planches moi je dis spécial dédicasse à l'équipe de Deauville), à acheter, je le fais parce que je suis née dans l'Avenue Montaigne, c'est ma vie. Mais vous ne pourrez jamais me comprendre: je suis trop superficielle, haha!

Allez, bon vent, bande d'intolérants dévorés par l'Envie. Rappelez-vous, "escarpins" = "goût", et non pas "aliénation"

Constance. "



ANT TRAP

posté par badpetersal @ 6:09 AM 0 comments


"ant rap", adam and the ants (prince charming_1981)




Monday, May 29, 2006

"Peut-on encore apprendre quelque chose sur Internet ?"

posté par Wimpheling Consulting @ 4:04 PM 1 comments

De plus en plus souvent l'honnête nerd se voit chargé de la tâche ingrate de recopier d'absurdes chaînes de caractères d'une image, plus ou moins codée, vers une zone d'input. Dans le but, nous dit-on, d'éviter les inscriptions automatisées.On appelle ça un Test de Turing à l'envers : un Captcha.

Dans le test de Turing normal, un ordinateur simule une conversation : si son interlocuteur humain se laisse piéger et ne peut pas le différencier d'un véritable homme, le Test est réussi. C'est un test où l'ordinateur essaie de prouver qu'il est un humain.

55 ans plus tard, le Captcha nous montre bien que ce genres de questions sont dépassées : L'HOMME QUI DOIT RECOPIER UN CAPTCHA DOIT AU CONTRAIRE PROUVER QU'IL N'EST PAS UN ROBOT. C'est pour réserver l'accès à certaines ressources d'information aux seuls humains, et les interdire aux logiciels, que l'on nous impose cette tâche. La prochaine fois que vous remplissez un Captcha, n'oubliez pas de penser à Blade Runner.
Mais le devoir est, à ce que disent certains, le prix à payer pour la liberté. Et cette liberté, l'homme l'affirme par son pouvoir de déchiffrer, derrière le déluge de créativité artistique que suscitent les Captchas, le message codé. Trouver du sens dans l'art est donc le seul attribut qui permet encore à l'homme de se distinguer de la machine. Revanche de l'homme sur la machine ou premier acte de la guerre d'infiltration qui nous opposera à nos créatures ?

En attendant, Weak Tactics vous propose l'oubli durable de tout cela dans l'emoi esthétique que suscitera, nous en sommes certains, ce petit florilège de Captcha, étranges, insolites, beaux.









encore mieux que Christophe de la nouvelle star

posté par Carlton @ 1:35 PM 0 comments

puisqu'internet est le lieu de la solitude, une chanson qui te fait dresser les poils à la Marianne James, comme si quelqu'un était vraiment en train de te dire à l'oreille toutes ces gentilles choses que sussure kim à dieu sait qui, et le pavillon baltard de se lever comme un seul homme.

si internet avait existé à l'époque de motown, je leur aurais bien proposé un slogan :
"la soul music, des sensations offline"


Kim Weston - Just loving you

renaissance vs.superheros

posté par badpetersal @ 3:41 AM 0 comments




LINK
concours mash-up

Sunday, May 28, 2006

une femme une pipe un pull

posté par badpetersal @ 4:33 PM 2 comments


rent a nerd

posté par badpetersal @ 1:52 PM 0 comments








Papier trouvé quai de Saixe

posté par Wimpheling Consulting @ 6:28 AM 0 comments





Saturday, May 27, 2006

bullshit

posté par Carlton @ 7:51 AM 2 comments


- Dis papa, pourquoi New York Pizza il ne poste plus en ce moment sur semigangstaz with weak tactics? A l'école, mes copains ils ont dit que c'est parce qu'il existe pas...
- N'écoute pas les sceptiques, mon coeur, New York Pizza existe et il existera toujours. C'est juste qu'en ce moment, New York Pizza a une mission.

New York Pizza s'est attelé à l'exécution d'une tâche surhumaine qui occupe tout son temps, et toute son énergie. A tel point qu'il a besoin, pour relâcher la pression, de jaillir sur le blog les yeux injectés de sang et l'écume aux lèvres, en hurlant jusqu'à s'en faire péter les cordes vocales, avec Band-Aide et Scoot Dogg : BULLSHIIIIIIIIIIIIIIT!!!!!!!

Crois moi, petit, ça fait du bien.


Tha Hoodstarz - Bull shit ( feat. turf talk et E40)

Allez, j'y retourne.

over trippant

posté par badpetersal @ 7:30 AM 0 comments



rotating illusions (link)

Every little thing she does is magic

posté par Wimpheling Consulting @ 5:13 AM 0 comments


Turquoise est une couleur magique
splendide
qui suggère de vastes étendues d'eaux stagnantes, des lagons irisés
des après-midi languissantes sous un soleil de plomb
des mouvements en slow motion
l'air trop épais la chaleur palpable

...

Echo & The Bunnymen - Turquoise Days
1981
+ version live chez John Peel

saturday break

posté par badpetersal @ 5:02 AM 0 comments




Assassiner Blair serait "moralement justifié", dit le député Galloway

posté par Wimpheling Consulting @ 3:23 AM 0 comments

LONDRES (AP) -- L'assassinat de Tony Blair en représailles à l'invasion de l'Irak serait "moralement justifié", estime le député George Galloway, qui ajoute néanmoins, dans un entretien publié vendredi par le mensuel "GQ", qu'il préférerait voir le Premier ministre britannique jugé pour crimes de guerre.
Le porte-parole de M. Blair a déclaré qu'il aimait mieux ne pas répondre. "Nous ne disons rien mais nous n'en pensons pas moins", a-t-il lancé depuis Washington, où M. Blair rencontrait le président américain George Bush.
Ancien député travailliste exclu du parti au pouvoir en 2003 pour son opposition à la guerre en Irak, George Galloway a obtenu un nouveau siège en 2004 avec son parti Respect dans une circonscription de Londres comptant de nombreux musulmans, et a été réélu l'an dernier en faisant campagne contre la guerre en Irak, déclenchée en mars 2003 par la coalition dirigée par les Etats-Unis avec la participation de troupes britanniques.
Au journaliste de "GQ" qui lui demande si l'assassinat de Tony Blair par un kamikaze serait justifié si le chef du gouvernement en était la seule victime, M. Galloway répond que "Oui, ce serait moralement justifié". "Si cela vise des cibles militaires dans une guerre juste, alors c'est moralement justifiable."
"Je n'appelle pas à cela mais si cela se produisait, je pense que ce serait d'un point de vue moral totalement différent des événements du 7 juillet" 2005, ajoute-t-il, faisant référence aux attentats-suicide qui ont fait 56 morts, dont les auteurs, à Londres.

Un tel attentat "serait entièrement logique et explicable. Et moralement équivalent au fait d'ordonner la mort de milliers de gens innocents en Irak, comme l'a fait Blair", insiste le député. "Les gens qui ont déclenché une guerre illégale et meurtrière en Irak pourraient difficilement se plaindre si quelqu'un voulait se venger (...) Mon problème est que des civils innocents mourraient très probablement". Du coup, s'il était averti d'un projet de ce type, il en informerait les autorités, assure-t-il.
En outre, un attentat "serait contre-productif. Cela n'aboutirait qu'à une nouvelle vague de sentiment anti-Arabe gonflée par la presse, (...) (et) à de nouvelles lois anti-terrorisme draconiennes". Pour sa part, précise-t-il, il préférerait "de loin voir ceux qui ont déclenché la guerre être jugés à La Haye pour crimes de guerre". George Galloway se déclare lui-même prêt à se battre avec MM. Blair et Bush, "les deux
en même temps".
Il ne craint pas le ridicule puisqu'il s'est affiché dans l'émission de téléréalité "Celebrity Big Brother" en lapant à quatre pattes un lait imaginaire et en ronronnant comme un chat. AP



Friday, May 26, 2006

"robert malaval, kamikaze"

posté par badpetersal @ 11:58 AM 3 comments


Attention, quand Nicolas Bourriaud et Jérôme Sans, les deux programmateurs du Palais de Tokyo, décident de déterrer un artiste tel Robert Malaval : il faut se tenir prêt, assimiler directement, approuver automatiquement – et sans réflexion trop poussée - la légitimation de la programmation par rapport à une mouvance artistique actuelle. C’est bien connu : Bourriaud et Sans sont à la pointe de la mode ; d’autant plus que le succès grandissant de leur palais est incontestable.

Les deux organisateurs s’autocongratulent, et inversement ; leur démarche d’exposer Malaval relève du suicidaire soudain, c’est « glamour » ; « chic » : l’expression étincelante récure ; avec des clichés tels « héros-underground », « dandy-pop-français», à propos de l’artiste exposé. Le couturier Jean-Charles de Castelbajac, l’ami-de-Robert-Malaval, est employé pour la promotion médiatique de l’exposition ; faisant preuve de considérations impertinentes, à visée publicitaire ; de réflexions larguées et démagogiques, comme « Robert Malaval est le Kurt Cobain de la peinture. ». On comprend vite l’amalgame bien réduit : comme Robert Malaval, le chanteur de Seattle s’est suicidé.


Ce qui s’impose et s’expose là manque d’audace ; et profite d’un retour permanent d’une mouvance punk-rock . Sauf qu’en ce moment : c’est hype ; les adolescents – surtout à Paris- se sont emparés du phénomène provocateur et nihiliste, à l’esthétique anarchisée mais très codée. (Aussi Sans s’empare du retour, plus intimement : il vient de délivrer à son public un ennuyeux pot-pourri musical trip-hop-electro-clash, avec sa compagne sous le nom de liquid architecture).
On notera la propension du duo à abuser de la rétrospection, du pick-up dans l’histoire de l’art passée ; déjà observable dans la re-mise en avant d’artistes conceptuels des années soixante à la dernière biennale de Lyon ; où Robert Malaval avait d’ailleurs été exposé en avant-goût, sûrement à des fins promotionnelles.

Serait ce à cause d’un manque de contenu, d’idées d’exposition ? Ou bien parce que le réseau artistique habituel des deux programmateurs s’avère inextensible, peut-être limité ?

L’exposition en question est intitulée Robert Malaval, Kamikaze. L’appellation renvoie à la fascination de l’artiste français pour les bombes humaines.
L’actualité brûlante est sous-jacente : la vieille expression intemporelle, infiniment valable et hyper galvaudée « fin du monde », se trouve récurrente dans les textes explicatifs, dans le catalogue d’exposition, et le site internet de l’exposition. C’est à dire : Bourriaud est Sans voient au-delà de leur demeure.
Evidemment, l’expression « kamikaze » est renvoyée au caractère explosif, fulgurant et jusqu’au boutiste de l’artiste ; on retiendra plutôt cette interprétation.

L’exposition se scinde en deux parties : la première est consacrée aux poussières d’étoiles, peintures pailletées réalisées entre 1975 et 1977, disposées pour la plupart sur la grande cimaise incurvée de gauche ; au fond, l’autre partie présente des sculptures et des schémas au lavis, faisant partie de la série les aliments blancs, créée entre 1961 et 1965.
« L’aliment blanc » est une substance monstrueuse et poétique imaginée par l’artiste. Elle convient aux sédentaires, elle parasite les meubles et les immeubles ; s’attaque au temps pour le perturber, pour le rendre déliquescent. « L’aliment blanc » se présente comme une matière expansée et rebondie, plus ou moins immaculée, quelquefois très opaque, ensuite plus transparente. La texture révèle des couches filandreuses, sortes des stratifications entortillées. Malaval considère son « aliment blanc » comme une matière sacrée ; et en même temps, comme une mauvaise nourriture.
Quant aux paillettes, Robert Malaval les aurait découvertes dans un bocal sur le rayonnage d’un magasin de confection. Il les a ensuite intégrées comme matériau pictural dans ses peintures : « j’en avais assez de peindre comme un guitariste qui joue de la guitare sèche ; à un moment, on en a assez du son qui est toujours le même, on a envie de faire mousser un petit peu tout ça et c’est ce qui s’est produit un peu avec la paillette. Tout à coup, c’est comme la photo qui se révèle ; c’est un acte d’agression et de violence totale, comme un coup de poing ». La mise en exposition des « poussières d’étoiles » est déplorable ; particulièrement littérale sur cette série d’oeuvres: l’espace principal est organisé comme une voie lactée; les peintures disposées ça et là, basses ou hautes, sont désordonnées. L’œil tournoie, il vacille et finit par comater. Des chaises longues de plage instrumentent la contemplation des peintures brillantes ; elle servent plutôt a récupérer l’œil extenué. De ce point de vue, on constate que les compositions, pour la plupart en all-over, s’intègrent mal à une disposition générale disséminée et éclatée.
Les masses de la série des « aliments blancs » ne parviennent pas acquérir leur épatement grandiloquent original : elles se serrent et se rétractent au fond de la salle, les unes à côté des autres ; une dizaine de sculptures se côtoient, indiscernables, collées les unes aux autres, au milieu des dessins au graphisme riche, profus et pullulant. Les sculptures auraient mérité davantage d’espace ; elles se seraient ainsi imposées et amplifiées à leur juste valeur. Les meubles engrossés sont dispatchées dans un espace exigu : une version boulimique, outrageusement tape-à-l’oeil du happy end of Franz Kafka’s america de Martin Kippenberger.
Malgré son immensité spatiale, la direction du Palais de Tokyo est le plus souvent à l’origine de mises en espace bâclées, incommodantes voire oppressantes ; en témoigne la dernière exposition nommée notre histoire : digne d’une foire à neuneus insupportable et écœurante.
Question animation : le spectateur de l’exposition Robert Malaval, kamikaze est contraint d’encaisser une bande son, digne d’une playlist amateur de soirée branchée, préparée par l’artiste Vincent Epplay. On entre de plain-pied dans l’illustration , le fortuit ; Jérôme Sans se justifie sans effort, il déclare que le son « s’est naturellement imposé parce que l’artiste travaillait en musique » ; à son tour, le jeune habilleur sonore explique qu’il a imaginé ce que Malaval aurait pu écouter aujourd’hui.

Le tout exposé est peu harmonieux, discordant ; rien ne coïncide, tout se jouxte aléatoirement : ça en jette, ça brille ; ça se repose, c’est sourd ; et le grésillement par-dessus.


Il aurait été préférable de ne pas abuser de la facilité sentencieuse suivante : Robert Malaval-doit-se-retourner-dans-sa-tombe.
Mais en ce cas, l’expression usée s’accommode bien à l’exposition médiocre. Dans ce cadre: l’artiste ne semble pas respecté.
L’exposition s’accapare Robert Malaval comme on s’emparerait d’un accessoire. Elle fige temporellement l’artiste, comme elle fixe et rétrécit ses « fameux aliments blancs »
Nicolas Bourriaud et Jérôme Sans, les deux re-faiseurs de l’histoire de l’art, pensent prétentieusement «
réécrire périodiquement le récit de ses origines en fonction de l’évolution de l’actualité », ce qui leur semble « sain et fécond » ; « l’œuvre aujourd’hui négligée de Robert Malaval constitue un véritable chaînon manquant de l’histoire de l’art hexagonal »
A les entendre, les deux organisateurs ont la puissance d’une session « update » de système de protection contre virus internaute : ils virent, reconfigurent et remettent à jour. Malgré les ambitions emphatiques et conquérantes, leur système s’avère finalement outrecuidant, peu performant et mal renseigné : Robert Malaval n’a rien d’un microbe marginalisé en voie de réintégration. Depuis quinze ans, ses œuvres avaient parcouru le pays lors d’expositions itinérantes ; l’artiste avait aussi bénéficié d’une rétrospective au musée d’art moderne et contemporain de Nice en 1995.
L’exposition Robert Malaval, kamikaze réintègre l’artiste comme un accessoire branché, voué à un usage limité. C’est un comble pour l’artiste éphémère qui se méfiait des voies toutes tracées, du figé et de l’attendu.

A coté : les peintures de Pierre Bonnard représentant Marthe dans sa baignoire étaient nettement plus lumineuses, mouvementées et suicidaires.

complémentson:

steely dan,reelin' in the years (can't buy a thrill_1972)


Je fais de la musique pour les paumés les épaves

posté par Wimpheling Consulting @ 10:37 AM 2 comments


La sensation pop electro punk fashion de l'été

Le single d'un groupe de Londres

à ramener de ses vacances à Berlin

586 - We Got Bored

Namedropping :
entreletigreliquidliquidfranzferdiblackflagETl7



floating face down in the mainstream

posté par badpetersal @ 8:42 AM 0 comments





















le freestyle commence bien
parce que ouais ouais est déjà un bon titre, flippant, imposant et accablant ;
le flow fort désarticulé, le style parigot glutural de boobs est appréciable + crachats

après le freestyle est ennuyeux;
boobs quoi

écoute quand même:

booba, freestyle promo ouest side, planète rap 2005

Geek models

posté par Wimpheling Consulting @ 5:03 AM 0 comments

Quiconque a déjà mis les pieds dans une fac scientifique sait que ce qui manque dans ce domaine c'est les filles. Heureusement une nouvelle génération de mannequins geek est en train de conquérir le monde.

Josie Nutter : "Je suis une fille complètement geeky qui fait très, très lentement son chemin à la fac tout en bossant à plein temps dans l'industrie du jeu vidéo. J'ai grandi dans le Wisconsin, passé la plus grande partie de ma vie d'adulte à Washington, j'ai travaillé un moment dans la Bay Area de San Francisco et je suis maintenant de retour à Seattle. Je fais du design de niveaux, du scripting et un peu de programmation pour Snowblind Studios. Dans mon temps libre, je suis des cours, passe du temps avec mon boyfriend qui est un développeur de jeux vidéos complètement sidérant, et à l'occasion je suis mannequin pour des photographes de talent ou des couturiers (défilés). Pour plus d'infos, visitez mon site personnel."










Anina est mannequin. Son agence a voulu la virer parce qu'avoir un blog n'était pas compatible avec son métier - sans doute parce qu'un blog est gratuit et qu'un mannequin doit vendre son image.
Heureusement elle n'est pas impressionnable : elle a même organisé la conférence intitulée Fashion and blogging à Paris l'an dernier...

Un bon article sur elle (en français).



Ceci dit, il n'y a pas que les mannequins qui ont ce genre de problèmes avec leur employeur : une dénommée Jessa Jeffries s'est récemment fait virer de son musée paléontologique pour avoir bloggé.

video-game paintings

posté par badpetersal @ 3:34 AM 0 comments



+ link blogspot

c'est-un-scandale

posté par badpetersal @ 1:42 AM 0 comments


Dans mon fort le plus intérieur, je me dis que pour qu’un blog ait la prétention d’un blog: il faut poster culinaire.
En attendant la recette des œufs à la bénédictine by marseille-sympa , je vais m’exprimer à propos de natoora.fr : le maxi-mo bobo des produits frais, le sujet préféré de Maitena Biraben dans son émission destinée aux ménagères.

Je peux témoigner : on m’a expédié des colis natoora à la ferme où je squattais la semaine passée.
Un matin, j’ouvre la porte d’entrée : je distingue deux colis dispersés à vingt mètres, comme s’ils avaient atterri en astéroïdes . Aussi, j’ai reçu la facture de mes victuailles trois jours après. Alors que c’était un cadeau pré-payé.

Le fait que personne ne se présente à moi ne m’a pas chagriné : les relations enchanteresses avec les clients, du style picard store, me congèlent. Par contre, j’ai fortement déprécié la réception de la note. C’est un mauvais point pour Natoora qui ne se rend pas compte des situations dramatiquement décevantes qu’il peut engendrer.

je dois aussi dire que le frigo dont je disposais dans la maison a tout gâché: il a congelé mes aliments, pour la plupart des fruits et légumes ; et les chats charclos ont bouffé mon special-fromage-de-chèvre.

Les produits natoora proviennent de petits producteurs ; c’est évident : les côtes de porc sont plus goûtues et épaisses que celles achetées à franprix, les packagings des produits sont rétros, bucoliques, anti-flashy ; leurs receptacles : en matériaux nobles et rough, tels terre cuite peinte ou carton gris recyclé.

Les yogourts sont super creamy, teintés d'agents sombres délicieusement sirupeux, sans aucune teneur synthétique ou presque. Les fruits et légumes sont over colorés, les patates recouvertes de terre de la Terre.

Ce qui m’a le plus interpellé, c’est la matière posée à l’intérieur des cartons réceptionnés, censée perdurer la fraîcheur des produits durant leur transport : une bâche plastifiée, immaculée, aux protubérances gonflées à l'air sain. Elle est constituée de boudins horizontaux, les uns aux dessus des autres, sorte de store volumique cossu et redondant.

J’ai gardé l’objet ; il sacre dans mon living room :
J’en recommanderai.


Thursday, May 25, 2006

electroma

posté par badpetersal @ 10:35 AM 0 comments



" Daft Punk’s Electroma est une odyssée visuelle et musicale qui suit l’histoire de deux robots dans leur quête pour devenir humains. "

Interface cerveau/machine

posté par Wimpheling Consulting @ 8:02 AM 0 comments

Honda développe une nouvelle interface cerveau/machine. Un article intitulé Decoding the perceptual and subjective contents of the human brain nous montre qu'il est possible, à partir de scans IRM, de décoder l'activité cérébrale qui correspond aux impulsions motrices.

Les expériences réalisées font jouer au cobaye une partie de papier-cailloux-ciseaux. Résultat : il est possible de faire suivre à une main robotique les mouvements qui sont ordonnés dans le cerveau du cobaye, avec une précision de 85% et un délai de 7 secondes.

Certes, Kevin Warwick arrive à faire ça depuis des années, de bouger une main robotique par la pensée. Mais lui passe par des implants qui interceptent le signal dans les nerfs externes (par exemple le nerf qui va jusqu'à la main : il met sa puce dans le poignet), pas dans le cerveau. La méthode du Dr. Yukiyasu Kamitani, elle, n'est pas invasive : pas besoin de chirurgie, ON PEUT DECODER LA VOLONTE DE L'HOMME PAR DES ELECTRODES SUR SON CRANE. Autre avantage, contrairement aux technologies que les paralytiques peuvent aujourd'hui utiliser, elle ne nécessite pas d'apprentissage puisqu'elle ne fait que réinterpréter l'information de l'activite motrice "normale".

Lien via We make money not art

+ toujours sur WMMNA, un lien vers une histoire de serpents implantés RFID et un lien sur le Verichip en europe.

aujourd'hui c'est presque dimanche on écoute et on se tait

posté par Wimpheling Consulting @ 5:09 AM 0 comments

a ceux qui croient que mon argent endort ma tete
je dis qu'il ne suffit pas d'etre pauvre pour etre honnete
ils croient peut etre que la liberté s'achète


En 1993 Lords Of The Underground signent
la meilleure chanson de hip-hop de l'histoire de la musique
et JE PESE MES MOTS





le poids des mots, le choc des photos

posté par Carlton @ 12:36 AM 0 comments

Une bonne expression d'argot se reconnaît avant tout à sa force d'évocation, de celles qui vous font vous écrier en les lisant, "ah ouais nan mais c'est troooop ça" - et c'est ce qui permet de faire le tri entre les vraies trouvailles et la masse informe de n'importe quoi verbal qu'on trouve sur urban dictionary, la référence intersidérale de l'émulation communautaire argotico virtuelle.



A "BON JOVI"


Being interupted during sex - as in, 'half way there...'.

"I was about to drop my load in Becky when my roommate bardged in the room. Becky ran to the bathroom, then wouldn't let me finish...leaving me with a Bon Jovi."


Wednesday, May 24, 2006

Le meilleur ami de l'homme

posté par Wimpheling Consulting @ 12:43 PM 0 comments

Vous connaissez Tom ?

Tom Anderson est le fondateur de Myspace.com, le site qui a remplacé les disquaires, les salles de concerts, les bars, les boites e-mails et plus globalement la vie par des pages personnelles qui sont au web ce qu'andré rieu est à la musique.

Myspace a remplacé le dialogue par des commentaires sur des profils, le concept d'oeuvre par celui de 4 morceaux en streaming, et plus globalement la vie par le friend space. Il ne reste dans les décombres d'une socialisation networkée et décentrée plus qu'une règle : le premier ami qu'on a en s'inscrivant sur Myspace est Tom.

Tom, souriant, athlétique, blanc, américain, t-shirt blanc.

Pas étonnant qu'il soit devenu le meilleur ami du monde (pas moins de 80268419 amis à l'heure où j'écris). Tom, c'est le personnage blanc, vide, la surface plane idéale sur laquelle projeter le fantasme d'un rapport humain réussi. Exemple parmi d'autres d'une expérience sociale virtuelle sans heurts et sans reproches, de l'amitié contemplative avec des icônes massivement répliquées et pourtant si proches. Présence en trompe-l'oeil diffuse dans la société, Tom est, comme on a jadis parlé d'ennemi intérieur, une sorte d'ami intérieur du village global.

Mais la révolte gronde.

Pour un Tom climatisé, asceptisé, universel, combien de vrais Toms de chair et de sang vivent particulièrement leur vie comme une singularité ? Combien veulent encore une amitié réelle, une amitié de chair, une amitié de sang, une amitié de la Terre ?

Il y a le Puerto Rican Tom

Cet homme est tout simplement "Not Tom"


Mais mon préféré est Black T0m. Parce que contrairement aux autres, Black Tom n'est pas que Black T0m, ce n'est pas un faux Tom. "Original Black T0m" comme il le dit : make sure your friends are getting the right Black T0m on their page. There are a few other guys who stole my picture but don't have as many friends as I do. Est-ce que l'autre Tom, le Tom par défaut se soucie de son authenticité avec ses 80268419, non, désormais 80277338 friends ? Le Tom par défaut n'est pas un homme, c'est un meme, si on le diffuse et le copie il s'épanouit. Black Tom est avant tout un homme. Se faire passer pour lui c'est l'usurper, il a une identité qui n'est qu'à lui. La première chose qu'on voit sur sa page, c'est ses rencontres avec ses fans :
Ces photos de rencontres, on les voit au premier coup d'oeil parce que Black T0m (avec un zéro, pas un "o") a compris. Que les rapports virtuels ce n'est rien s'ils ne sont pas incarnés. Que les noirs - et noir ici signifie toute minorité, toute spécificité - ont aussi droit à leur Tom, et que la socialité du Tom local, particulier, sera vivante et accessible.

Les Danleers, dans les années 50, nous l'avaient déjà bien dit de toute façon : nous avons tous notre Tom, nous avons tous quand nous nous sentons seuls une image qui nous tient chaud et dont les yeux de papier s'adressent à notre coeur par la même magie que ceux de nos rencontres de chair.

Danleers - Picture Of You

Je tiens dans ma main une image de toi
Mais je ne peux pas comprendre pourquoi tu m'as rejeté
Mais alors que je contemple ton visage
Mon coeur bat tendrement.



le temps est une pute

posté par Carlton @ 3:39 AM 1 comments

Freda Payne dans les années 1970

les soul ladies sont les incarnations mythiques d'une jeunesse et d'une beauté absolues, comme les grecs avaient leurs déesses pour incarner ces valeurs. le problème, c'est que nos déesses à nous flétrissent grave avec le temps, même si les caméras se sont tournées ailleurs pour essayer de se persuader du contraire. si les grecs avaient vu Aphrodite la face ridée-liftée poser pathétiquement sur des photos avec des has been comme une groupie de base, la face du monde hellénique n'en aurait-elle pas été changé?

Freda Payne aujourd'hui posant avec Oprah Winfrey et Lionel Richie


Freda Payne aujourd'hui posant avec Ice-T

*

je viens d'avoir une vision d'horreur : beyonce en 2040, face de momie multiliftée, oubliée de tous, réécoutant crazy in love dans son jacuzzi en écrasant une petite larme... non, c'est impossible, ça ne peut pas se produire, les soul ladies sont éternelles - la preuve : fermez les yeux, écoutez ça - est-ce qu'une seule partie de vous arrive à croire, ne serait-ce qu'une seconde, que cette voix est celle de la même personne que sur les dernières photos?

Freda Payne - Band of gold (1970)

DO JAMS RUN FREE ? (double vie, gottfried benn_1950) + BIEN DIT

posté par badpetersal @ 1:52 AM 0 comments


son:

sonic-youth, "jams run free" (rather ripped_2006)





"Je suis le bord de ton chemin
Qui te frôle
S'effondre.

( Else Laske- Schüler, dernier chant à Giselheer)

gottfried lui répond:

"Personne ne sera le bord de mon chemin
Laisse donc tes fleurs se faner
Mon chemin coule et va tout seul."

( ici bas , pas de consolation )

Tuesday, May 23, 2006

apprenez à parler aux filles avec nos amis les rappeurs

posté par Carlton @ 12:10 PM 0 comments

leçon n°1 :
faire sentir à madame l'agrément distingué qu'éveille en vous sa présence


A EVITER
« You can give me some head, but keep the breakfast in bed
I'd rather spend my mornin diggin through some records instead
But, tonight, I guess it'd be aight if we can touch bases
Hookup somewhere and exchange some "Fuck Faces" »
Devin the Dude, Fuck you (Dr Dre)





PREFEREZ
« But today, I got my thoroughest girl wit me
I'm mashin the gas, she's grabbin the wheel, it's true to the heart
She rides with me - the new Bobby and Whitney
Only time we don't speak is during "Sex and the City" »
Jay Z, Me and my girfriend








leçon n°2 :

apprenez à partagez avec elle les fruits de la volupté


A EVITER
« Ma, you ain't gonna talk me to death
cause you got free nights and weekends
Ghetto Fab's all over the place
Oops there goes my kids all over you face »
Fabolous, Oops (Oh my) (Tweet)






PREFEREZ
« Do you really know what it feels like
to have no control over the G spot?
It's like a brand new pair of Reeboks or a junkie freshly detoxed
You feel the tingling all over like convulsions or the rooster pox
I used to not give a damn
But now I make it a point just to please you »
Big boi, I’ll call before I come (Outkast)





leçon n°3 :
tendresse et romantisme sont les anges gardiens d'une idylle authentique


A EVITER
« I'd rather fuck with you,
cause I like the way you scream my name
I know you like this dick,
cause you enjoy the pleasure and pain »
Eazy E, I’d rather fuck you.








PREFEREZ
« Picture me naked and glistening beneath the moonlight mist
Take a shot of that alazhay come give me a kiss
And maybe we can be better friends perhaps we'll be closer
I'll be the thug in your life baby and you'll be my soulja »
2Pac, Heaven ain’t hard to find

Enregistré par Steve Albinos

posté par Wimpheling Consulting @ 11:31 AM 0 comments

Ils vous font peur ?
Ils sont différents, ils sont blancs, trop blancs. Troublants.

Michael McGowan qui dirige l'association américaine des albinos s'insurge :
le scandale que fait - comme à son habitude - l'église catholique autour du Code De Vinci n'est rien. Déjà bafoués dans Matrix
LES ALBINOS SONT A NOUVEAU LES MECHANTS DANS DA VINCI CODE

SOUS LES TRAITS DE L'ASSASSIN SILAS

styles ( last saturday nite)

posté par badpetersal @ 10:31 AM 0 comments










son: show biz kids, steely dan (countdown to ecstasy_1973)




MOI mein artistik blog

posté par badpetersal @ 7:39 AM 0 comments


TOI (lien)

ghosty vengeances

posté par badpetersal @ 2:27 AM 0 comments

Monday, May 22, 2006

running through that hill (g mail du matin + NAME-DROPPINGS)

posté par badpetersal @ 11:45 PM 0 comments





(même casquette)


objet du g-mail: " il parait que...

marseille sympa
( 1:18 am):
...que tu n'as pas le droit de t'approcher de coline par injonction légale

me ( 8: 29 am):
classe , c'est un truc administré ?

me ( 8: 30 am):
du coup, j'ai super envie de la croiser

me ( 9: 43 am)
je viens de l'appeler pour la remercier; je l'ai réveillée.
j'ai dit "allo super flic, merci pour ton injection légale".

elle a fait "hum";
tu sais bien: avec son air hum-sexy-sex ."
+ LINK PUTE

petite annonce

posté par Carlton @ 8:18 AM 8 comments

Je m'engage à verser la somme de 1000 euros ainsi qu'un t-shirt exclusif semigangsatz with weak tactics à tout brave artisan qui serait capable de me confectionner une tapisserie à partir de ce motif pour en revêtir les murs des toilettes dans ma maison de campagne de Larians et Munans, en Haute-Saône :


"Assis en état d'hypnose sur la cuvette, absorbé par le motif qu'il couve obstinément d'un regard télékinésique, avec la certitude de pouvoir, d'une manière ou d'une autre, mentalement cliquer sur l'oiseau pour y puiser quelque chose, il concentre tout son être dans cet effort farouche - mais ce qui sortira du laborieux processus ressemblera à tout sauf à un mp3."

lundi matin = re-prise en main

posté par badpetersal @ 12:26 AM 0 comments


(photo trouvée à Berlin sur la dunckerstrasse en août 2004)

Sunday, May 21, 2006

maître crapello présente : les mots du web

posté par Carlton @ 11:32 PM 0 comments



AUJOURD'HUI, NOUS ALLONS PARLER DE L'EXPRESSION "OFFLINE FRIEND"


définition : ami réel, en chair et en os, que l'on rencontre très régulièrement dans sa vie de tous les jours - par opposition à "online friend", ami virtuel avec lequel on entretient des relations par messagerie électronique.

*

occurrences :

- « I don’t have that many offline friends »

- « Talking about your offline friends? Personal problems that are usually kept private in the offline world? Are any of these things ‘okay’ to put online, for anyone to see? »

- « I don’t have any offline friends who enjoy computer-related things such as myself. its a shame, and i wish i had some.. without the net i’d properly gone terribly lonely »

- « I don’t have any offline friends who like webdesign or computer things. And yeah, I would also be terribly lonely without the internet. »

- « So yes, I do have offline friends. I am very happy to have them, and I think that they are very happy to have me. See? It is the assurance of having someone online and offline who will be there for you and you for them. »

- « One of my good offline friends is pretty creative and complex. Be sure to let your online friends and offline friends know much you care and respect. »

- « I think my balance of online versus offline friends has changed dramatically over the past several years. When I was in college, I was very involved in the local music and art scene. I was also a radio deejay so I knew a whole lot of people. I wouldn't call all of them friends, of course, but many of them were. Since I left college, I see those friends less and less and almost none of them read my website, but I know so many more people through the internet. It's not uncommon for me to talk several times a week with someone who I've never met in person. »

- « My online friends tend to be more real than my offline friends, because I usually communicate with them at least once every few days. My online friends are a very special group, mostly women, who are very supportive and nonjudgmental. They tend to offer a wider range of perspective than my offline friends. »

- « The victims tend to be loners without many offline friends. They are looking for love. »


*

remarques: cette expression montre comment internet transforme la vision du monde de ceux qui l'utilisent tout le temps. elle fait partie d'un "argot" propre au web, le webslang, et n'est utilisée que par ceux qui le fréquentent beaucoup, en substitut à ce que la majorité des gens appellent tout simplement "friends", des "amis". dire "offline friends", c'est désigner la même chose que ce que tout le monde entend par "friends" - des gens qu'on aime bien, avec qui on sort, à qui on dit des trucs comme "j'en aurai jamais fini avec mon putain d'oedipe" ou "franchement j'ai un cul énorme là non?" - mais en détruisant la hiérarchie habituelle : les "amis" au sens courant ne sont plus la définition même de l'ami, mais un type d'amis précisé dans une typologie "online friends" / "offline friends". utiliser ce mot, c'est une façon de présupposer que les relations amicales ont été transformées par le web, et en même temps de se reconnaître dans la communauté de ses utilisateurs . mais le plus drôle, c'est que cette expression quand on la sort de son contexte semble porter en elle une sorte de mini roman de science fiction - puisqu'elle anticipe par la perspective spéciale qu'elle adopte un état du monde où les relations directes entre les gens seraient devenues minoritaires, voire rarissimes.

reste à savoir si un "online friend" peut devenir un "offline friend", et inversement. mais c'est une autre question, sur laquelle je vous laisse méditer pour la semaine prochaine.



MERCI MAÎTRE CRAPELLO!!!!!!!!!!!!!!!



et jay z ?

posté par badpetersal @ 3:21 PM 0 comments


beyonce knowles est vaguement passée à cannes pour la promotion du film "dream girls".
c' est lancé ; tout est prêt, mais pas vraiment :
la sortie française est prévue d'ici un an.
il parait que beyonce fait preuve d'un grand talent d'actrice (en témoigne le rutilant, bronzé et bijouté bernard montiel sur télévision monte-carlo).

d'après ce que j'ai vu, c'est très clipeux : chants, danses sexy et tutti quanti.


lien davantage informatif.



m pokora: JE FAIS DE LA

posté par badpetersal @ 11:43 AM 0 comments



source: VOICI magazine "special hommes", en cover: "j'attends un enfant de depardieu" ( du 15 au 21/05/06)

who says a rap band can't play wedding music ?

posté par Carlton @ 11:43 AM 1 comments

Si vous aviez besoin d'une preuve de plus que les Américains sont à la pointe de l'industrie de l'animation festive, la société Gigmasters vous propose de louer des rappeurs pour épater vos convives lors de vos communions et autres apéritifs dinatoires

C'est eux qui le disent : "Gigmasters helps you hire quality rap performers in the New York City area. Whether it's a wedding, corporate event, or private party, you'll easily find a qualified entertainer in New York City and throughout New York." Faites votre choix, il y en a pour tous les goûts :

KAREEM THE GIFTED
Fragile et touchant, gangster et poète, amoureux des femmes autant que du bon son, Kareem est avant tout torse-nu. Sa virilité toute en retenue et son timbre moëlleux témoignent de sa passion pour Usher et Chris Brown tout en portant les stigmates d'une enfance à la dure dans les rues de Brooklyn, que cet écorché vif a su transcrire avec une vérité vibrante dans des morceaux comme "HOW CAN U" ou encore "SENORITA".

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KIAHYO, alias "The sweetheart of hip hop"

Cette adorable pitchounette couleur ébène révélée par un télécrochet enchantera vos oreilles et vos yeux en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "queue de cheval". Remettant au goût du jour la performance vocale et le streetwear le plus tendance, cette bombe r n' b a su rester simple dans un monde de requins où beaucoup à sa place auraient déjà perdu le sens des vraies valeurs. A l'heure actuelle, elle projetterait de se faire poser un piercing au nombril.


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THIN C

Ne vous fiez pas à sa gueule d'ange ni à son look de Monsieur tout-le-monde, Thin C est une vraie pute. Membre de la célèbre Mo-thugs family, "C" a faim de reconnaissance, et il serait prêt pour cela à tuer des alligators d'âge adulte à mains nues. Ses performances scéniques impeccables lui ont valu un respect unanime de la profession, mais gare à vous : si vous ne lui versez pas son cachet en temps et en heure, vous risquez fort de voir votre nom rabaissé plus bas que terre dans l'un de ses légendaire disses, qu'il grave sur des cd et distribue dans toutes les soirées de l'Ohio.


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IMPACT

Justin aka Jakfrost et Trey aka Young Rev, les deux frangins du rap chrétien, ne font pas dans le bling bling et le fessier charnu : "Leurs mission, c'est de conquérir des âmes pour le Christ dans le monde entier", prévient leur site officiel. Pas de doute qu'ils y parviennent, armés de leurs flows aiguisés et piquants comme des dagues. Et dire que certains pensent que le rap ne peut pas être spirituel !

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it's not about reality it's all about a salary

More Songs About Buildings and Food ( TALKING HEADS _1978)

posté par badpetersal @ 4:27 AM 0 comments


PENSE au PAPAPINGOUIN , à ILONA synthétisée, plus généralement à la nouvelle formule -encore-plus-délire- du top50mcm ;

et ECOUTE ça:

2 singles
de l'album des Talking Heads:


+ "the good thing" + "warning sign"






des chiffres

posté par badpetersal @ 2:18 AM 0 comments


J’aurais pu poster à propos de l’eurovision, le sujet assurément le plus convoité du week-end .
Bien que le niveau soit « spécialement bon cette année"( moi je pense que c’est blindé de mytho-shakiras):
L’eurovision ça pue , pas besoin de disserter là-dessus.

Pendant ma retraite campagnarde, j’ai aussi lu les serial killers sont parmi nous ( 2003) de stephane bourgoin .
Le titre est accrocheur , un peu tape à l’œil : à la fnac ça en jète;

il est inspiré de la déclaration de Ted Bundy: « Nous autres serial killers, nous sommes vos enfants, vos maris, nous sommes partout. Et beaucoup d’autres parmi vos enfants seront morts demain ».


Stephane Bourgoin est libraire au troisième œil ; c’est un spécialiste des polars ; il est aussi considéré comme LE spécialiste français des serial-killers ; on dit de lui qu’il est leur unique confesseur.
Il y a vingt ans en californie, Stephane Bourgoin retrouve sa compagne violée, démembrée en rentrant chez lui. C’est ce qui déclenche son interêt, son attrait pour les serial-killers. A son actif : une centaine d’heures d’entretiens avec les plus grands criminels récidivistes, plusieurs ouvrages, des dizaines de documentaires.
J’avais assisté à une conférence de Bourgoin il a quelque mois ; il n’était pas du tout communiquant avec son audience : son débit de parole était ennuyeux: monocorde et litanique. Par contre, la diffusion d'extraits d’entretiens audiovisuels, notamment avec Gerald John Schaefer –le-sherif-fou-, était impressionnante : des réelles performances de cinglés, en face de soi .Bourgoin parvient à extorquer des propos intimes et dingues ; ses interlocuteurs tueurs sont en totale confiance. Leurs transmissions sont directement effrayantes , finement dirigées.

Les études menées pour les serial killers sont parmi nous sont toutes aussi captivantes et méticuleuses ; un peu trop poussées des fois.
L’ouvrage se base sur des pourcentages effectués par Bourgoin ; ils constituent l’essentiel du bouquin. Parfois, c’est ennuyeux, limite intolérable : trop de sous-sondages, d'inventaires à tiroirs qui tendent à l’abstraction maniaque. En même temps, c’est ponctué de bons commentaires, de parties d’entretiens avec killers et autres spécialistes internationaux pertinents, d’exemples narratifs clairs et bien décrits sur plusieurs niveaux ( l’histoire du parisien Mamadou Traoré est un bon exemple)

Dans ce livre, Bourgoin s’escrime à réfuter l’idée hexagonale communément admise qu’un serial-killer français : ça n’existe pas. Il en dénombre quarante six au total, incriminés depuis 1999. Tout au long du bouquin, Bourgoin prouve l’inefficacité, le système anachronique de la France par rapport au danger grandissant : les données informatiques (VICAP , VICLAS , SALVAC etc.. ) créées pour les investigations s'avèrent peu corollaires en leurs bases, les enquêteurs ont la flemme des remplir les paperasses, il est pratiquement impossible de gérer un serial killer après sa sortie de prison ; malgré les récents pointages mis en place dans le cadre des dernières lois de sécurité intérieure ("n'oubliez-pas-de-venir-nous-dire- quand-vous-partez-en-vacances").

Un chapitre est consacré aux femmes killeuses ; on y apprend qu’elles sont presque toutes motivées par leurs cycles de menstruations, qu’elles sont à l’origine d’assassinats -essentiellement des affaires de moeurs -doux et diffus, jamais surviolents, sans tentatives de cannibalisme, de nécrophilie et autres tortures ; dans ces cas là: pour la plupart motivées par un mâle dominant et démoniaque.
L'histoire de christine Falling la-baby-sitter est particulièrement saisissante; c'est La pauvre fille , la plus top listée de tout le chapitre.

Le chapitre qui concerne la mystifiée profession de » profiler » est fort intéressant.
Il n’y en a pas en france : que des charlatans. C’est une formation exclusivement nord-américaine, inhérente au phénomène unique outre-atlantique. Bourgoin explique qu’il reçoit des courriers d’intéressés à propos de conseils de formation – que des jeunes filles - attirées par l’aspect potentiellement romantique des recherches, pour la plupart naïvement marquées par le rôle de Sigourney Weaver dans l’irréaliste copycat .
Plusieurs pages décrivent le pêtage de plomb d’un profileuse sud américaine; elle déclare :
« je vivais en permanence à l’intérieur de la tête des serial-killers. Et comme je baignais dans la même ambiance qu’eux, il est compréhensible qu’ils aient été ainsi en moi, parce que j’étais ouverte à cela. Je ne les cherchais pas vraiment, mais j’étais tellement immergée dans un monde obscur que je pouvais les débusquer ».

Aussi la description des théories et technologies actuelles d’investigation est attractive :
laser argon-ion, Crimescope, poudres fluorescentes, spectrophotometrie, balises satellites, millions de fichiers informatisés , morphing, cartes mentales, critères sociodémographiques, application du "geographic profiling", du"criminal geographic targeting", probabilités tridimensionnelles (dont le « jeopardy surface »), algorithmes, mesures quantitatives, etc…

installation: Virginie Barre


les serial-killers sont parmi nous est recommandable ; finalement, c’est peu sensationnaliste et voyeur-dégueulasse ; mais surement trop sondé et formulé.
Zappez le préambule mal écrit de la mère d’une des victimes de Guy Georges ; ne vous attardez pas sur les propos quelquefois compréhensibilisés de l’auteur envers les serial killers, souvent légitimés par une classification exemplifiée de traumatismes enfantins.
Dans un processus d'écriture tranché, éclaté, épars et peu harmonisé, il semble que Stéphane Bourgoin n’est pas doué pour faire transiter ses chapitres : on a systématiquement droit à des phrases laconiques irréversibles , complaisantes et démagogiques , lancées en faveur des victimes et de leurs proches.


complément son:

"Landru"
ne t'a pas cru, no unauthorized (invasion[141a]_1987)


Saturday, May 20, 2006

bad petersal justification brand new pseudo à partir de bobastartfromtheblock

posté par badpetersal @ 2:03 PM 0 comments

pour berlin

ticket de la fin de semaine joyeuse

perdus
matin tôt
averses

pâté de soja en conserve
forêt noire
chaussettes en cuir repetto
on parle de venise


personne
aout dernier."prends le dernier train"

son: "misery train", suicide (american supreme_2002)

kiiiiiiiiiiiiiiiiim ma tite

posté par badpetersal @ 1:36 PM 1 comments





( le clip de I love you golden blue est un peu pourri: nostalgy films super8 bébés jfk et tout; il y a pas les deux minutes d'intro du morceau + kim gordon est creusée mais sa voix est super classe; et les lyrics sont sympatoches)

I LOVE U GOLDEN BLUE, sonic-youth ( sonic nurse_ 2004) video quicktime

vs.

FREEZER BURN /I WANNA BE YOUR DOG,
sonic-youth (confusion is sex_1983)






ouawou

posté par badpetersal @ 7:23 AM 0 comments


un bon scam est un scam raté

posté par Carlton @ 12:56 AM 1 comments


le scam, c’est un peu la logique de la séduction poussée à l’extrême, un message où le style doit vous persuader par des effets de surface, donner l’impression d’une voix singulière qui s’adresse à vous, et seulement à vous. un scam n’a qu’une seule raison d’être, c’est de pousser son destinataire à se comporter d’une certaine manière en lui faisant croire à une fiction par le seul talent d’écriture de son auteur. le monde virtuel a produit sa propre race de bonimenteurs, moins flamboyants que les tchatcheurs gesticuleurs qui cherchent à vous arnaquer en jouant du regard en coin, des gestes et du t’as-vu-? : leurs cousins virtuels sont des bonimenteurs anonymes et sans corps, impossibles à deviner derrière la débauche d’effets de manche de leurs syntaxe. le scammeur est complètement absent de son texte, où il essaye d’inventer une sorte de personnage qui va sonner vrai de façon immédiate, susciter de la sympathie chez le scammé. c’est pour ça que les scams sont écrits dans un style si dense, tellement surchargé qu’on s’étoufferait à essayer de les prononcer à haute voix : chaque mot porte une charge symbolique presque exagérée, aucun ne semble choisi au hasard. le scammeur se base sur l’idée qu’il se fait de la culture et des opinions de sa cible, un peu comme un publicitaire : par exemple, dans le contexte mondial actuel, beaucoup ont eu l’idée de se présenter comme un riche africain qui aurait besoin de faire sortir des fonds de son pays pour des raisons politiques. tout est calculé au millimètre dans cette stratégie : l’Afrique inspire la compassion et la curiosité, mais la richesse du personnage rassure – il se place un peu au juste milieu dans les sentiments de l’européen à l’égard de l’africain. c’est un continent dont les régimes politiques sont mal connus mais associés dans l’inconscient collectif à un échiquier chaotique de dictatures ultramilitarisées ; et c’est un continent où il y a dans l’esprit de tous « de l’argent à se faire ». en ce qui concerne le style hyper-pesant des scams, il est fait d’une accumulation indigeste de formules de politesses qui servent à établir/asseoir la communication, et de pseudo-détails destinés à « sonner vrai » - noms de personnes, de pays, de villes, d’entreprises, litanies de titres rassurants… du coup le texte semble tellement ancré dans les détails qu’il fonctionne en raccourci, en ellipse, comme si une situation vous était exposée et acquérait une sorte d’évidence en quelques lignes, pour mieux vous pousser à agir en conséquence le plus vite possible. la meilleure stratégie est alors de donner au scammé l’impression qu’on est en train de lui faire un énorme faveur et qu’il faut qu’il agisse au plus vite sous peine de voir cette aubaine lui filer entre les doigts. d’où une écriture très directive, avec des instructions précises et ramassées, écrites à l’impératif, pour faire sentir une sorte d’urgence et donc endormir l’esprit critique du destinataire. la mission est accomplie quand ce feu d’artifice verbal criard a accouché paradoxalement d’un sentiment de sécurité chez le lecteur, qui va alors faire sauter les barrières mentales qui le retenaient de mettre en jeu son argent. la confiance, associée en général à quelque chose de direct et sincère qui s’établit entre deux personnes, sans artifices, n’existe dans le scam qu’au prix d’un charabia ultraconcentré de stimuli linguistiques, d’un bombardement de mots et de formules savamment choisis pour atteindre leur cible.

ces messages ont pour seule raison d’être l’efficacité, et ils ne sont donc pas censés survivre à cet usage unique. mais certains, en particulier les plus ratés, reçoivent une sorte de réhabilitation post-mortem : faute d’une maîtrise nécessaire de la langue par leur auteur, ils deviennent des objets curieux intéressants à lire pour eux-mêmes. quand les savoirs pratiques du scammeur ont complètement dysfonctionné, que la mécanique d’écriture s’est déréglée, le scam franchit la ligne où il se trouvait en équilibre précaire, entre le génie machiavélique et le ridicule absolu. le texte ne montre plus qu’une seule chose, son échec à mettre en œuvre une stratégie pourtant bien élaborée, et il ne reste plus qu’un tas de formules vides et de tactiques avortées qui flottent à la surface comme des poissons morts. un scam vraiment raté devient un texte burlesque, au sens fort du terme : une sorte de buster keaton verbal où les mots trop maladroits s’acharnent à tenter d’exécuter des mouvements pour mieux se casser la gueule à chaque pas, se relever dans une posture raide et bancale, essayer encore, et se casser la gueule à nouveau.

gloire à toi, qui que tu sois, Eng.Funso Kupolokun !






De: KKFUNSO
Date: Sat, 19 Mar 2005
Sujet: privée
A: undisclosed-recipients: ;

SECRET SUPÉRIEUR du BUREAU
TEL/FAX:234-8055359541
EMAIL:ff_funso@yahoo.ca
de LAGOS LAISON DU BUREAU DE
JOINT-VENTURE EN PARTICIPATION DE NNPC/SHELL

Att :

J'écris par ceci pour vous informer de mon proposition d'affaires à vous et à moi comprenez que ce courrier viendra à vous comme surprise.However, je veulent que vous ayez dans votre esprit que mes mots dans ce courrier à vous est mon obligation et j'espère vous passez par qu'elle carefully.I commencera par se présenter à vous. Je suis Eng.Funso Kupolokun, je dirige les offres embarque responsable d'Oil/Gas approbations liftting de paiements avec le gaz liquéfié nigérien (recherche de NLG).my d'une personne honorable à moi poignée une transaction très confidentielle qui implique le transfert d'une somme fixe d'argent à un compte étranger. Il y avait des séries de dans maison unaccounted le pétrole brut fourni par Guaius Obaseki l'ancien JOINT-VENTURE EN PARTICIPATION nommé du directeur de gestion de groupe de NNPC NNPC/SHELL. L'approvisionnement original a été signifié pour M. d'acheteur Jim Pallock(president) de Hong K ong mais c'a été diverted(Bunkery) par l'aide de dans des fonctionnaires de la maison NNPC dirigés par Guaius Obaseki et le paiement a été effectué dedans intégral sans n'importe quelle connaissance du courant Directeur de gestion de groupe. Nous sollicitons maintenant pour l'aide pour recevoir cet argent pendant que nous avons besoin d'un associé de foriegn pour affronter pour nous. Notez que le paiement avait été transformé en un compte de mise en main tierce secret avec la SCURIT DE SERVICE COMPANY.in Londres I de CONFIANCE et mes collègues sont disposés à transférer le montant total d'USS45.5M à votre garde pour le déboursement suivant, puisque nous pendant que des fonctionnaires sont interdits par le code du bureau de conduite (lois de fonction publique du Nigéria) d'actionner des comptes étrangers dans nos noms. Inutile de dire, le repos de confiance sur vous dans les circonstances actuelles est énorme en suspens quand nous vous rencontrons. Dans le retour, nous avons acceptons de vous offrir 20% de la somme transférée, (interne et externe) entre les parties dans le cours du transaction.You sera exigé pour remettre l'équilibre à nos comptes locaux secrets qui vous seraient donnés. Cela en tant qu'associé étranger, vous suivrez nos instructions. En outre, des modalités ont été établies dans les niveaux les plus élevés du ministère des finances et de la banque centrale des fonctionnaires du Nigéria pour le transfert immédiat des fonds dans 7 jours fonctionnants. Notre assurance est que votre rôle est risque librement, car votre branche l'activité n'importe pas dans ce regard.Forward toute la correspondance à ma boîte aux lettres privée :
ff_funso@yahoo.ca

Merci. Nous vous prions
de croire à l'assurance de notre
considération distinguée,
Eng.Funso Kupolokun.

Friday, May 19, 2006

meetic anthem

posté par Carlton @ 1:56 PM 0 comments

enfin un post pour les filles




Wanted,
young man single and free





Experience in love preferred,
But will accept a young trainee





Oh I'm gonna put it in the want ads,
I need a love that's true
Gonna put it in the want ads,
my man and I are through




At home I find myself, lost and all alone
My man is playing the field, the thrill is gone
He stays out all night, says he's with the boys
But lipstick on his collar, perfume on it too
Tells me he's been lying, tell ya what I'm gonna do
I'm gonna put it in the want ads, this girl's in misery
Gonna put it in the want ads, somebody rescue me





I spend my nights alone, cryin' bitter tears
Although I cry aloud, nobody really hears
And when I need him most, he's never by my side
He's either playing cards, or drinking at the bar





He thinks that I'm a fool, I'm going to the evening news
Gonna put it in the want ads, I need somebody new
Gonna put it in the want ads, my man and I are through






The Honey Cone - Want ads (1971)


I, bobo

posté par Wimpheling Consulting @ 3:17 AM 1 comments

et nicolas s. dans tout ca j'ai envie de te dire
me: ah nicolas s.
il a quitté sa compagnie de théatre
car son ex, la rousse dont j'ai oublié le nom
12:05 PM y était aussi
vincent: il est devenu troubadour
le roe il aimait le goupil tu te rappelle de ce truc
j'ai ete a oxford au fait
c'etait un peu chiant j'ai trouve
me: j'ai appris ces informations lors d'une soirée à la grotte - le nouveau lieu du tout-strasbourg cultureux - ou je me suis bourré la gueule avec un type que je connais un peu
vincent: et y avait pas de disquaire
et le mec de le sport est sur le blg de david f
me: qui est le metteur en scène de la troupe en question
vincent: ah
12:06 PM me: on était completement ivre en train d'exploser de rire à l'évocation des malheurs de nicolas s., en y repensant c'était un peu cruel
vincent: mais je t'avoue je me rasppelais meme pas qu'il etait dan sune troupe de theatre le nicolas s.
me: ca date d'apres ton départ je crois
il y avait un disquaire pas mal a oxford, qui était en train de liquider son stock pour fermeture quand j'y étais
12:07 PM qu'es tu allé faire a OXFORD ?
vincent: ouah
enfin de toutes facons j'ai deja trop de cds a ramener
ben rien visiter une journee avec B.
me: ils avaient surtout des vinyls
bah c'est mignon
vincent: ah ouais je l'ai vu celui la
a cote du goose
le pub
me: ah ouais
je pensais qu'il fermait car tt était en solde
je suis allé boire des pintes en lisant du proust au goose pendant les matchs de foot
12:08 PM vincent: moi j'ai trouve ca tape al'oeil et un peu ville de sales copnnards d'etudiants pete de tune
me: carrément
vincent: et je me suis duit que je preferai encopre les favela de birmingham
me: ils ont tous des sacs vuitton
vincent: shantytown
me: mais le goose c'est plus populaire
vincent: on a mange la d'ailleurs et c'etait degueulasse
me: quand j'y étais je regardais deux filles
il y en avait une
vincent: toutes les niveaux de la culture sont foutus degueux pourris de merde c'est la fin
me: qui était assez mignonne, genre de 18 ans
vincent: ouais
me: et je la voyais partir avec des espèces de vieux ouvriers crados dans leur caisse et revenir 1/2 heure plus tard
12:09 PM l'autre, sa copine, avait
le plus gros ventre que j'ai jamais vu sur une fille
mis a part des femmes enceintes
vincent: elle etait enceinte
me: et un top super court bien entendu
vincent: ah
me: c'était obscène
le tout
mais assez classe
vincent: ah genre les meufs anglaise habille skimpy et on voit tout leur bourrelet
me: voila
je connaissais pas skimpy
12:10 PM vincent: je l'ai appris en cours d'anglais du vendredi matin ou j evais pu
ca veut dire tout court quoi serre
bon il faut que je fasse des trucs a la con vu que la fin de l'annnee approche
me: et moi dnc
vincent: et j'ai un buffet a l'ecole des filles dan sune heure
12:11 PM
elle m'ont offert un slip je t'ai dit
me: oui
j'ai bien aimé l'histoire
vincent: quelle histoire?
me: l'histoire
du slup
slip
12:12 PM vincent: ouais moi aussi
les profs disaient
que j'aurai du etre outre
parce que la situation inverse serait imaginable
une ecole de garcon ou ils achetent un soutif et ils le dedicacent pour l'assistante bonnasse
12:13 PM elles etaiemnt juste jalouse je pense

Turquoise boy

Thursday, May 18, 2006

longue vie à la nouvelle chair

Wednesday, May 17, 2006

still-life (partie de campagne)

Tuesday, May 16, 2006

Ice-T va produire un album de rap pour David Hasselhoff

follow the mao meth

Sunday, May 14, 2006

un logiciel peut-il être noir ?

so so deaf

Saturday, May 13, 2006

homeless scarecrow

la présidentielle est dans la place

from the block

c'est perso

Friday, May 12, 2006

l'été 2006 sera grillz et caniches

skyblog poetry

Youtubology 101 : Home made music videos

Thursday, May 11, 2006

La Chine lance sa propre "encyclopédie libre"

Paranoïa

Berlin gets luxury public toilets

Listen to american pop music

"vive le cannibalisme" (dancing box)

<====larbre est un symbole phallique

schnapsy

Wednesday, May 10, 2006

Chris Oakley The Catalogue

KATE MOSS EST UNE CHATTE

Mieux que technologic

G is (also) for Greenaway

Audiovisuel

Scapegoat party

Tuesday, May 09, 2006

domestic video (technologic, daft punk)

workers / owls

Un espoir, un slogan

Sunday, May 07, 2006

vokuhila comes back in nyc

it's time for change ; u can do it u can do it u can do it

paul claudel canon scan

art press 88 (décembre 84)

propaganda pick up

mama used to say

Rugueux et cru

lettre avortée (paysage indonésien)

Propaganda

Saturday, May 06, 2006

Faites entrer l'accusé

Friday, May 05, 2006

Brand New

Gif World

Mind over matter; cause the mind is what matters

Thursday, May 04, 2006

beausoleil aujourd'hui

Wednesday, May 03, 2006

no need to converse : ONE PART AMONG 500 COMMANDS

bad bad-art

Tuesday, May 02, 2006

usa : a day without immigrants

skrik vs. tulla : peines, coup de pute ( mises en abîmes), retrouvailles romantiques , grosse thune + ART

dopplereffekt mit I heart fernsehen turm

Monday, May 01, 2006

nazi -nuage ( je pense à ce que je fais quand je m'enfuis)

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